Pèlerinage en Chine

Ils sont des centaines — tétraplégiques, autistes, parkinsoniens — à se rendre dans des hôpitaux chinois en quête d’un miracle. Là-bas les attend un traitement aussi novateur que controversé : l’injection, dans la moelle épinière, de cellules souches extraites de cordons ombilicaux ou de fœtus. Pour beaucoup de chercheurs, ces cellules ouvrent la voie à la médecine de demain.

Ils sont des centaines — tétraplégiques, autistes, parkinsoniens — à se rendre dans des hôpitaux chinois en quête d’un miracle. Là-bas les attend un traitement aussi novateur que controversé : l’injection, dans la moelle épinière, de cellules souches extraites de cordons ombilicaux ou de fœtus. Pour beaucoup de chercheurs, ces cellules ouvrent la voie à la médecine de demain. Mais en ce qui concerne le traitement chinois, les experts occidentaux crient à l’hérésie, car la science en sait encore trop peu sur la façon d’utiliser les cellules souches.

Pourtant, Richard Duhaime y croit. Ce Jonquiérois condamné au fauteuil roulant souffre de l’ataxie de Portneuf, maladie neuromusculaire causée par une dégénérescence du cervelet. Il revient tout juste de Chine, où il a passé un mois. Avant de s’embarquer, il a fureté dans les blogues de nombreuses personnes qui avaient tenté le voyage avant lui : certaines ont vu leur état s’améliorer un peu, alors que d’autres se sont dites presque guéries. « Mes espoirs étaient énormes, confie-t-il. C’est sur mes deux jambes que j’espérais revenir. » Au lieu de ça, une semaine après son retour, il ne ressent qu’un sensible desserrement de la gorge. Pour 22 500 dollars, somme qui ne comprend ni le voyage ni l’hébergement, il a reçu cinq injections de cellules souches ainsi que divers traitements : acupuncture, stimulations électriques, massages, etc.

« Pourquoi cinq injections, ni plus ni moins ? Les spécialistes chinois ne le savent même pas », dit le Dr Jacques Galipeau, directeur du groupe de recherche sur les cellules souches de l’Université McGill. « Ils émettent l’hypothèse, plausible en soi, que ces injections entraînent une amélioration du système nerveux, mais leurs essais n’ont aucune valeur scientifique. »

Les médecins chinois restent convaincus de l’innocuité des traitements et rappellent que les patients n’ont pas le temps d’attendre les résultats des essais cliniques. Avec l’accord tacite de l’État, plus de 100 hôpitaux offrent ce traitement en Chine.

Cosméceutique

Quand la cosmétique flirte avec la pharmaceutique, on parle de cosméceutique, mot à la mode que de plus en plus d’entreprises emploient avec fierté. Selon elles, les produits cosméceutiques — anti-âge, coup d’éclat et autres — ont des « bénéfices thérapeutiques », et la complexité de leur composition est comparable à celle des médicaments. La Food and Drug Administration et le ministère de la Santé du Canada ne savent toutefois à quelles règles les assujettir : s’agit-il de médicaments ou de produits cosmétiques ? Pour le moment, cette industrie en pleine croissance n’est soumise à aucune législation particulière et il faut, le plus souvent, se fier à l’étiquette des fabricants ainsi qu’à son propre jugement.

Les sans-pilules

Les enfants composent le tiers de la population mondiale et sont les premiers affectés par les épidémies. Pourtant, les responsables de la santé publique sont enclins à les oublier. Selon l’Organisation mondiale de la santé, au moins 60 médicaments essentiels au traitement de maladies qui tuent de nombreux enfants, comme le sida, le paludisme et la tuberculose, n’existeraient que dans des versions pour adultes. En Europe, moins de la moitié des médicaments donnés aux enfants auraient été testés et autorisés. Cette situation force les travailleurs de la santé à administrer des fractions de doses, ce qui ne constitue pas une solution, puisque les enfants (en particulier les bébés) métabolisent les médicaments très différemment des adultes.

Cliniques « pignon sur route »

À côté des postes d’essence, dépanneurs et restoroutes, les camionneurs américains trouveront bientôt sur leur chemin des cliniques médicales ! L’entreprise Roadside Medical Clinics, de l’État de la Géorgie, a annoncé la création d’une chaîne de cliniques sans rendez-vous dont les succursales seront dispersées sur les grandes routes de tout le pays. Une cinquantaine d’entre elles verront le jour d’ici les deux prochaines années. Pour des tarifs mensuels variant de 15 à 30 dollars, les camionneurs bénéficieront de services médicaux de base pour soigner des maux tels que traumatismes légers, problèmes digestifs, troubles du sommeil ou respiratoires.

Bedon révélateur ?

Lorsque le ventre d’une femme enceinte est bas, c’est qu’elle attend un garçon ; sinon, c’est une fille. Ce refrain qu’on ressasse depuis des siècles a été mis à l’épreuve par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins, à Baltimore, qui ont examiné 104 femmes enceintes. Ils ont conclu que la forme du ventre de la mère n’était pas un bon indice du sexe du bébé. Et si ce mythe a traversé les âges, c’est que les pronostics ont une chance sur deux d’être justes !

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