Pour un vrai débat sur l’attente dans les urgences

Le débat a débuté de travers: les données sur l’attente à l’urgence sont-elles valides ou pas? Le ministre Réjean Hébert cherche-t-il à nous endormir avec la moyenne? Que représente exactement ce 2h02?

Je suis d’accord, une moyenne, c’est limité. Et on me le faisait remarquer sur Twitter, la température moyenne à Montréal (7°C) ne dit pas comment s’habiller en février, bien qu’on puisse déduire que la facture de chauffage est plus élevée qu’à Mexico, avec son 15°C.

Au fait, plusieurs parmi vous me rappellent qu’on parle depuis toujours de 16 ou 17 heures « d’attente » à l’urgence, notamment dans le célèbre Palmarès des urgences de La Presse. Alors, ce 2h02? Il ne s’agit pas de la même chose: le premier qualifiait la durée de séjour des patients sur civière, alors que cette nouvelle moyenne s’applique à l’attente avant de voir le médecin.

Et 2h02, c’est… une moyenne de moyennes de moyennes de moyennes, pouvant masquer beaucoup plus qu’elle ne dévoile. C’est en effet la moyenne:

  • de toutes les urgences (où l’attente varie de 15 minutes à 4h52 pour tous les patients);
  • de toutes les visites de patients: les très malades (à partir de 0 minute pour les P1 de plusieurs hôpitaux) et les autres (jusqu’à 7h32 de moyenne pour les P4 d’un hôpital);
  • de toutes les journées de juin 2013, bonnes et moins bonnes (je n’ai pas de chiffre.

Pour les patients moins malades (et c’est la majorité), 12 heures, 16 heures ou même 24 heures d’attente n’est dont pas surprenant s’il s’agit d’une mauvaise journée dans une urgence où on attend beaucoup.

Et n’oublions pas, comme je l’ai déjà mentionné, qu’il manque beaucoup de patients: ceux quittant sans être évalués par le médecin, exclus de ces statistiques. Or, ces patients moins malades, souvent classés P4 ou P5, ont peut-être déjà attendu longtemps, cette attente n’étant pas comptabilisée.

Par ailleurs, le délai mesuré n’inclut pas l’attente jusqu’à la fin du triage et le tout se passe en juin 2013, mois généralement moins occupé que janvier ou février.

Ce sont donc des données imparfaites et incomplètes, mais au moins, il faut reconnaître que ces données n’ont jamais été divulguées.

Et nous savons maintenant que le ministre Réjean Hébert pourrait clarifier les zones d’ombre, ce qu’il devrait faire avant que le débat ne s’enlise, en nous donnait la variation autour de la moyenne, le nombre et la durée de séjour des patients quittant sans être vus, la proportion de ceux qui ont attendu plus de 8, 12 ou 24 heures, etc.

Parce qu’à force de s’obstiner sur la moyenne, on risque de passer à côté des vrais enjeux: l’attente pour voir un médecin à l’urgence est un problème réel dont il faut s’occuper.

Heureusement, la semaine dernière, un article de Amélie Daoust-Boisvert et un éditorial de Josée Boileau du Devoir, transportait le débat du WEB vers les médias « traditionnels », journaux, télévision et radio. Ce qui est très bien: on a pu en parler, mieux expliquer, continuer à argumenter. Quelque chose se passe, qu’il ne faut surtout pas laisser tomber.

Il s’agit maintenant de mieux comprendre les causes de cette attente, puis de réfléchir ensemble aux solutions. Parce qu’attendre à l’urgence, c’est désagréable et parfois indécent, mais c’est aussi médicalement risqué.

Si le triage infirmier à l’urgence permet habituellement d’évaluer rapidement les patients et d’offrir la priorité aux plus malades, ça ne peut être parfait: des plus gravement malades glisseront toujours entre les mailles du filet.

Il est impossible de dépister toutes les conditions urgentes de tous les patients évalués au triage: pour 50 patients « non urgents » dans une salle d’attente, il y en aura peut-être un ou deux plus malades, pour qui une attente de 12 heures est alors hasardeuse, même si le personnel infirmier essaie de les réévaluer périodiquement.

D’autres conditions évoluent dans le temps: une méningite peut débuter par un peu de fièvre et un malaise grippal; une petite douleur au ventre peut se transformer une péritonite; une difficulté respiratoire bénigne peut se révéler être une grave embolie pulmonaire.

Des urgences mettant en danger la vie des patients.

Quant aux causes, elles sont assez claires: l’attente démesurée concerne surtout (mais pas exclusivement) les patients moins malades, pour qui on répond mal à des besoins pourtant réels.

D’une part la première ligne n’est pas là pour les recevoir.

D’autre part, nos hôpitaux n’en font que rarement une priorité.

Bien entendu, dans beaucoup de cas, ces patients pourraient être évalués en clinique… si un médecin (ou une infirmière praticienne) était accessible. Or, au Québec, on dirait qu’on rencontre son médecin pour des suivis, mais pas quand on est malade.

Ce n’est pas une boutade! Quand on a besoin de consulter rapidement, on se dirigera plus souvent… vers un autre médecin – ce qui est paradoxal, parce que le métier de base du médecin, c’est de soigner ses patients quand ils sont malades. L’urgence devient alors une solution, où ils seront évalués et soignés – parfois après une longue attente. Au moins, ils recevront des soins, généralement de bonne qualité.

C’est que le Québec est l’un des endroits où il est le plus difficile de voir son médecin quand le besoin s’en fait sentir de manière pressante. Or, nous comptons aussi parmi les plus grands utilisateurs des urgences de la planète. Ce n’est pas un hasard, les deux phénomènes sont liés.

Nos urgences jouent un rôle trop large, par défaut d’une première ligne suffisamment disponible et d’une meilleure continuité des soins.

Au fait, je comprends que les gens qui viennent à l’urgence, malgré l’attente, s’il n’y a pas d’alternative. Même quand leur condition est plutôt mineure. Je ne leur reproche d’ailleurs jamais ce choix.

Nous avons donc un gros travail à faire pour améliorer l’accessibilité de la première ligne.

Par ailleurs, et c’est presque aussi important, qu’arrive-t-il au patient, une fois rendu à l’urgence? Je ne parle pas de l’infarctus ou de l’arrêt cardiaque, mais de celui qui consulte pour un malaise, une douleur, de la fièvre, quelque chose de moins urgent?

Il s’en va habituellement dans la salle d’attente. Ou il attend. Le plus souvent, il finit par rencontrer un médecin, reçoit des soins, puis s’en retourne ou bien sera plus rarement hospitalisé. D’autres fois, il s’en va, après avoir beaucoup attendu.

Alors pourquoi ne pas tout simplement rediriger ces cas moins urgents vers leur médecin, leur clinique ou un CLSC?

Il faut savoir que l’hôpital a l’obligation légale d’offrir l’évaluation médicale, bien qu’une référence rapide et bien encadrée vers une autre ressource soit acceptable.

Le mot clef est: disponible. C’est que bien souvent, il n’y a ni médecin, ni clinique, ni CLSC pour prendre en charge dans un délai raisonnable. Alors, quoi faire? Accepter le tout avec fatalisme?

Il ne faut pas trop se surprendre: nous n’avons jamais vraiment travaillé à régler cette question au Québec. Il n’y avait même pas, jusqu’à la semaine dernière, de données permettant de mesurer l’ampleur du phénomène. Les patients de nos salles d’attente ne sont pas considérés comme une priorité.

D’abord parce que dans les hôpitaux nous nous sommes concentrés sur les durées de séjour des patients sur civière – un gros problème, il est vrai, mais de nature différente.

Pourtant, ailleurs au Canada ou dans le monde, des mesures ciblées ont permis de mieux contrôler l’attente (qui est toutefois aussi en croissance). Le problème est plus souvent reconnu, mesuré et suivi. Et on agit, souvent avec succès.

Il s’agit d’abord de vraiment prévenir le recours à l’urgence. Puis, de soigner et d’orienter rapidement les patients moins malades qu’y s’y rendent, afin que les médecins et infirmières se concentrent plutôt sur les patients graves, la vraie mission des urgences hospitalières.

Des possibilités d’agir, il n’en manque pas. Nul besoin de réinventer la roue pour commencer: il suffit de regarder ce qui se fait déjà tout près.

Comme je l’ai mentionné dans un précédent billet, beaucoup d’urgences québécoises, malgré un grand nombre de visites, vivent des temps d’attente beaucoup plus raisonnables. Allons-y voir. Il faudrait s’en inspirer.

Pour la première ligne, répliquons ces cliniques où la philosophie est justement de voir les patients rapidement, lorsqu’il y a un besoin. Elles sont encore trop rares. À quand leur expansion obligée?

Et ailleurs au Canada, depuis longtemps, des solutions ont été appliquées, dans un contexte par ailleurs souvent comparable au nôtre. Quelles pratiques rapporter chez nous?

Enfin, ailleurs dans le monde, il y a aussi des pratiques remarquables. Je pense notamment aux Pays-Bas, où on responsabilise et coordonne la première ligne beaucoup mieux. Il faut pouvoir importer les meilleures idées et tenter de les transposer.

Je me réjouis donc de voir enfin publiées ces données sur l’attente. Elles doivent être le début d’une vraie réflexion sur la question.

Mais pour l’instant, après une dizaine de quarts d’urgence en ligne, ce ne sont pas les patients, mais bien le camping, qui m’attend aujourd’hui.

Profitez-en pour réfléchir à tout ça: que pourriez-vous faire, vous-mêmes, pour améliorer les choses? Écrivez-moi vos idées!
Pour me suivre sur Twitter: @Vadeboncoeur_Al

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Le système d’urgence étatique québécois est une honte nationale. Tous peuvent en témoigner et sont d’accord là-dessus.

Pour le modifier et l’emmener à un niveau minimalement acceptable, il faut revoir nos façons de faire, s’inspirer de ce qui se fait ailleurs dans le monde civilisé et accepter l’introduction du privé en santé.

Les solutions existent, sont connues et tout ce qui manque est le courage de les mettre en pratique.

Lorsque l’on est dans un trou et que l’on veut en sortir, la première chose à faire est d’arrêter de creuser non?

Idem en santé. Ça fait des dizaines d’années que l’on vit en vase clos au Québec et que l’on « investit » des dizaines de milliards sans en voir aucun avantage. C’est notre principal poste de dépenses au Québec.

Avec la concurrence du privé en santé comme ça se fait ailleurs dans le monde, les Québécois profiteraient de multiples avantages dont le premier serait de désengorger nos urgences nationales.

Je suis en partie d’accord avec vous François. Il y a un problème avec les urgences, mais de là à dire que c’est une honte nationale, c’est un peu gros de votre part.

Mais les choses ne vont pas s’améliorer avec le vieillissement de la population ET la moins bonne condition physique en générale des gens. Au fait, j’ignore s’il y a des projections du Ministère à ce niveau, dans quel état sera le réseau dans 10 ou 20 ans, comment sera l’état de santé de la population? Où sont nos actuaires?

Je suis d’opinion que l’une des plus grandes faiblesses du réseau est le manque de médecins de famille et le peu d’organisation en dehors du réseau. Si par exemple j’ai un vilain rhume qui risque de déraper en pneumonie, je n’ai souvent d’autre choix que d’aller dans une urgence pour y passer une radio. Je pourrais toujours consulter au CLSC ou rencontrer mon médecin de famille (à condition qu’il veuille me recevoir) mais je devrai de toute manière me rendre à l’hôpital pour y passer cette radio. Il n’y a pas d’économie ici n’est-ce pas?

Donc les cliniques privées ici, seraient une avenue possible, à condition d’y retrouver du personnel qualifié. Mais c’est justement là ou le bas blesse avec le privé. J’ai de la difficulté à comprendre comment le privé pour recruter et retenir son personnel. Il devra offrir les mêmes conditions que le réseau publique.

Les tenants du privé avancent souvent que les économies se feront grâce à une bureaucratie moindre. Je veux bien, mais la libre entreprise étant ce qu’elle est, les cliniques privées, pour attirer la clientèle, devront être compétitives et pour ce faire, devront réduire les frais corporatifs. Comment le privé pourra- t’il garantir la qualité des soins, l’uniformité entre les dossiers médicaux, la confidentialité?

Finalement, l’introduction d’un système privé parallèle aura comme impact de mieux servir les gens aisés. Les pauvres resteront au public. L’autre facette est est-ce que j’aurai la même qualité de soins que je sois à Montréal, Amos ou Sept-Iles? Ce n’est pas un débat sur les urgences que nous devrons avoir, c’est un débat sur le type de société que nous voulons.

Bref, je ne crois pas que le privé soit la solution miracle. Je veux voir les chiffres!

Il y aura plusieurs avantages à introduire le privé en santé (à part Cuba, la Corée du Nord et la Chine, nous sommes le seul endroit au monde où le privé est absent – auraient-ils tous tort?):

1- La concurrence fera en sorte que la clientèle du public ne sera plus l’otage de l’État et de ses fon-fons syndiqués jusqu’à l’os.
2- Les personnes qui choisiront librement de se faire soigner dans le privé contribueront à désengorger le système public.
3- En concurrençant avec le public, le privé les forcera à devenir plus efficaces et performants ce qui ne devrait pas être très difficile…
4- Les honteux temps d’attente actuels seront nettement améliorés.
5- Les coût diminueront et ce, en réaction directe avec les points précédents.
6- Le service aux patients qui auront alors le CHOIX sera automatiquement amélioré.

Bref, les avantages sont presqu’illimités sauf pour…les fon-fons syndiqués qui perdront ainsi une bonne partie de leur levier de négociation.

Merci de votre réponse François,

En contre-interrogatoire, puis-je vous questionner sur vos points?
1- Vous croyez que les employés professionnels des cliniques privées ne seront pas syndiqués? Ce sont souvent les syndicats privés qui sont les pires: Rambo est un exemple, les syndicaux de la Davie? De l’ex-lointaine Marine Industrie…
2- Juste une question comme ça: Les professionnels qui travailleront dans les cliniques privées, ils vont venir de où exactement? On les importe? Peut-être espérez-vous qu’en étant dans le privé il vont se donner plus à fond, prendre moins de congé de maternité/paternité? Moi je crois qu’au contraire, on les retrouvera plus souvent sur les terrain de golf et que leur départ du réseau public va au contraire empirer la situation
3- Au niveau de la concurrence… peut-être? Mais encore faudrait-il comparer les pommes avec les pommes. Si on ne demande aucun suivi et rapport administratifs aux cliniques privées alors qu’on enterre le réseau publique sous une tonne de bureaucratie… comment les comparer?
4- Non je ne crois pas, voir mon point #2. Au contraire, si le privé obtient tant de succès et attire les meilleurs, quelle qualité de soin restera t’il dans le réseau publique. Si le temps d’attente s’améliorera, cela au détriment de la qualité… Bon au moins on va diminuer l’impact du vieillissement d ela population
5- On a de la difficulté à construire des hôpitaux neufs, mais au moins on peut continuer avec les anciens. Imaginez les coûts de construction d’une multitude de cliniques privées… les coûts vont se retrouver dans les soins non? Le capitalisme étant ce qu’il est, quand une clinique privée fera faillite, est-ce que mon dossier médical sera à vendre sur EBay?
6- Les seuls patients-clients qui auront le choix seront les patients riches. Les autres deviendront des bénéficiaires d’un système diminué. C’est le retour à la médecine du 19ième siècle.

Croyez-moi bien, je ne suis pas contre le privé, je suis contre le capitalisme sauvage. Ce qui manque dans votre proposition, ce sont les chiffres. Quels sont les économies? Comment mesurer la qualité des soins?
On ne peut pas continuellement répondre « On Verra » ou « Ça sera surement moins pire qu’aujourd’hui »

Je vais tenter d’être bref:

1- Ils peuvent parfaitement être syndiqués (ce ne sera pas obligatoire comme dans le système public!) mais la population québécoise en entier ne sera plus l’otage exclusive de ces syndicats. Si une clinique se met en grève, les autres peuvent facilement prendre la relève contrairement au système actuel qui paralyse tout le Québec en cas de grève.

2- Nos professionnels de la santé travaillent peu, soit par choix personnel et professionnel, soit à cause des restrictions budgétaires qui forcent la FERMETURE des salles d’opération, etc… Bref, le système public n’utilise qu’une partie de leurs talents, Ils sont tout à fait disponibles pour augmenter leur efficacité et ainsi pour nous donner encore plus de services que le public refuse de nous fournir. De plus, étant beaucoup plus efficace, le système privé pourra offrir des salaires plus compétitifs que le système public et ainsi attirer des talents de l’extérieur.

3- Difficile en effet de comparer un système efficace et performant comme le privé au pachyderme public. Bon point!

4- Ce sera alors au système public actuel encroûté et sclérosé de se moderniser et d’élever sa performance. Ce sera l’un des avantages de la compétition du privé. TOUS y gagneront.

5- Où croyez-vous que les coûts des hôpitaux publics se retrouvent? Dans les limbes? Le système public n’est pas gratuit. Il nous coûte annuellement des dizaines de Milliards de beaux $ et il GRIMPE de plus de 10% par année (voir la facture de taxes et d’impôts annuels faramineuse que le Québec fait subir à ses pauvres contribuables)!!! Pour ce qui est de la sécurité des dossiers, je crois que vous fabulez. D’ailleurs, si des informations confidentielles se retrouvent plus ou moins régulièrement dans le grand public, ce sont presque toujours des informations données au système public. Pas au privé.

6- Les seuls patients qui auront le choix seront les patients riches… Et? Je n’y vois aucun inconvénient. Si ce choix fait en sorte que le citoyen moyen peut avoir accès à des soins de meilleure qualité et plus rapidement? C’est win-win!

Les fabulations des rêveurs propagandistes libertariens et de la petite droite ne changeront rien. Il y a pas longtemps ces gens ventaient tout ce qui venait des États Unis y compris leur système de santé privé. Aujourd’hui devant la crise, y compris de leur système de santé privé qui subit un échec ils s’abstiennent d’en parler.

Ce n’est pas en insultant, comme des Elvis Gratons, les médecins, les infirmières, et les préposés aux malades et une partie de la population en les traitants de fon-fons que ça règlera quelque chose. D’ailleurs les chefs infirmières et infirmiers ne sont pas syndiqués ainsi que tout le personnel qui sont au dessus d’eux.

Le privé existe.
Les médecins du Québec sont libres de s’installer au privé et de recevoir les patients 24 sur 24 s’ils le veulent. Même qu’ils sont libres de se rendre chez le patient. Le privé existe aussi chez les infirmières qui travaillent en grand nombre comme travailleurs autonomes par le biais d’agences privées.
Si les infirmières et infirmiers sont si bien traités parce qu’elle sont syndiqués comme le dit la petite droite, gras dur comme le disent les libertariens, comment se fait-il qu’elles démissionnent en grand nombre pour travailler sans syndicats et sans protection aucune comme travailleuses autonomes?
C’est simple; la petite droite ne sait pas de quoi elle parle, ou elle ment.

Il y a des défauts dans touts systèmes. Mais le système de santé canadien particulièrement au Québec fonctionne bien mieux, est beaucoup mieux administré que les GM, Chrysler, les banques et Wall Street, le système de santé qui ont mis l’économie des USA presque en faillite et qui ne s’en relève pas.

J’ai été hospitalisé à plusieurs reprises ces dernières années et je suis évidemment allé à l’urgence et j’ai vu des gens attendre. Mais je dois dire que tout le personnel hospitalier malgré que ces gens travaillent avec acharnement, sont souvent débordés, restent polis, courtois, attentifs aux patients, bref, ils sont compétent même s’ils se font traiter de fon-fons à l’occasion par des patients qui ne savent pas vivre.
Plusieurs y verront un inconvénient, mais les infirmières et les médecins n’ont absolument pas le temps de placoter avec les patients qui s’ennuient à moins que le traitement l’impose.

Oui il y a des solutions comme les supers infirmières, mais ce n’est pas en payant 12% de profits en surplus dû à la privatisation que l’on réglera le problème. Les États-Unis qui n’ont plus les moyens de leur santé en sont un bon exemple.

J’étais résident en administration de la santé à Maisonneuve en 1970. Cela fait 43 ans que notre système de santé. piétine sur cette question. Rien n’est fondamentalement changé. Et, en 1970, ce n’était pas nouveau. ce problème date de plus de 50 ans!!!

Il va falloir, primo, reconnaître quelques réalités. Depuis 1970 on culpabilise le bénéficiaire en lui disant d,aller ailleurs. Vous n’avez pas affaire là lui dit on. Les ongles incarnés, c’est ailleurs!!! Or le fameux bénéficiaire, pour toutes sortes de raisons. ne VEUT ni ne PEUT aller ailleurs.

Il va bien falloir, un jour que les établissements et le Ministère en vienne à la conclusion qu’il FAUT s’organiser pour faire face à cette demande, faire face à la musique. Des « walk-in clincs », il n’y a pas que le privé pour pouvoir en organiser (en fait, ils n’en organisent pas ou pas assez là aussi pour toutes sortes de raisons et ça aussi c,est aussi une réalité).

Il est plus… qu’urgent qu’on ouvre une porte à côté de l’urgence pour les cas… pressants. Il faut y ouvrir une clinique qui n’est pas une urgence ouverte 18-24 heures par jour pour justement faire face à la musique. Pratiquement, j’ai vu la chose exister à l’Hôpital pour enfants, là où j’ai commencé ma carrière. Les cas non urgents se voyaient, par l’infirmière au triage, référer, au plus tard, pour le lendemain matin à une « walk-in clinic » qui de fait faisait partie des cliniques externes. Les cas non urgents avaient un suivi dans les 12-24 heures et même relativement immédiat si la clinique en question était ouverte.

Les bébés, au lien d’attendre 6 heures à l’urgence, attendaient, pour certains,… à la maison.

On peut imaginer autres choses, d’autres combinaisons mais il FAUT que la prise en charge effective et le suivi se fasse par l’établissement où le patient se présente. L’établissement DOIT assurer la disponibilité du service et prendre les moyens pour que cela se fasse. Par lui-même ou autrement mais il doit être redevable du résultat soit s,assurer que le service requis est rendu.

Il n’y a pas que cela comme problème aux urgences. Il y en a bien d’autres. Je ne les aborderai pas aujourd’hui mais plusieurs solutions existent aussi car bien des causes sont identifiables dont plusieurs sont liées au mode de rémunération des médecins, particulièrement des chirurgiens. Ces question sont de vrais tabous. On refuse d’y faire face. On le refuse à tous les niveaux. mais tant qu’on se refusera de faire face à la réalité, on continuera à ressasser les mêmes chose comme on le fait depuis plus de 50 ans…

« …car bien des causes sont identifiables dont plusieurs sont liées au mode de rémunération des médecins… »

C’est privé les médecins. Ils sont libres de travailler le temps qu’ils veulent où ils veulent. C’est privé comme un entrepreneur qui n’a que le gouvernement comme client pour le déneigement et les travaux routiers. Alors la privatisation est en partie faite.

Les entreprises privées répondent à la demande l’ensemble des médecins avec. Le problème est que les médecins ont répondu à la demande, mais tout à coup les gens de 50 ans décident de se faire suivre et cherchent un médecin de famille, sans compter la population vieillissante.

Évidemment on ne forme pas un médecin en en quelques semaines ou quelque mois, ça prend presque dix ans. Donc la population a une certaine responsabilité pour ne pas s’être trouvé un médecin de famille quand c’était le temps.
Donc il manque de médecins et c’est sans compter qu’il plus de femmes que d’hommes qui font leurs études en médecine et une fois formés elles font moins d’heures par semaine que les hommes.

Donc :

Former des infirmières praticienne spécialisée.

Former plus de médecins.

Informer la population des démarches à prendre pour leur santé.

Participation plus grande des CLSC.

Revoir les conditions de opérationnelles des médecins.

Former plus de médecins et plus d’infirmières…soit exactement le contraire de ce qu’a fait Madame Marois alors qu’elle était Ministre de NOTRE santé collective!!! Elle les a mis à la retraite…et il paraît qu’elle referait exactement la même chose:

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/216823/pauline-marois-mauvais-jugement

Un AUTRE manque de jugement de sa part!

D’accord toutefois avec votre proposition et tant qu’a y être, pourquoi diable avons-nous élu (minoritairement…) cette girouette en perpétuel mouvement comme « leader »?

Monsieur François 1

Les liberta-riens et les petits dretteux on toujours l’art de se contredire.

Nous citant une vieillerie de journal jauni de 2008 ne sachant pas quoi écrire les liberariens nous disent un autre manque de jugement de sa part par ce qu’il y a 16 ans la Pauline a allégé le gouvernement. Les dretteux devraient être content comme ils le disent que le les fon-fons soient mis à la porte et ainsi diminuent l’ampleur du gouvernement.

Mais ils pleurent encore leur départ.
++++

Parlant des infirmières, vous dites : « Elle les a mis à la retraite… »
C’est faux!

Les infirmières, les ronds de cuir ou les fon-fons comme vous les décrivez, ont décidé de prendre leur retraite de leur propre chef, comme des grandes personnes, et elles sont partis.

En contradiction avec vous-même, vous êtes d’avis pour former encore plus d’infirmières pour soulager les urgences et alourdir ainsi l’état.

Même performance pour nous tenter de nous expliquer maladroitement les coûts de santé qui approchent les 10 000$ par
individus aux Etats-Unis, an nous citant une référence cherry picking de IEDM vieille de 2005 qui dit 2 500$.

En fait vous ne voulez pas faire des suggestions pour que les urgences aillent mieux, vous voulez faire de la propagande Québec bashing.

bonjour ,j’ai un cancer –MYÉLOME MULTIPLE– depuis 2011….je suis abonnée au chum-notre dame. quand je suis obligée aller à l’urgence à cause d’infection ,tout de suite on me prend en charge ,il faut avoir un cancer pour avoir un service rapide ,selon moi il y a trop d’administration avant de voir le médecin et après tout va très bien. jeudi le 08-08 on m’avait posé un cathétere afin de faciliter mes traitements ,dans la soirée j’ai saignée et avec mon mari nous sommes allé à l’urgence notre dame,comme écrit plus haut,on m’a prise en charge tout de suite ,par après pour voir le médecin j’ai attendu 3h et pour le résultat afin que l’infirmière change le pansement encore 3h….la nuit semblait calme dans les salles et les couloirs , il y avait seulement un médecin…alors on attend…..Je peux dire que les soins sont de première classe ,mais il y a trop d’administration ce qui donne un mauvais resultat …le CLSC pendant le jour donne un super service même à la maison (prise de sang,traitement pour les os) mais après 18h tout est fermé,on dirait que la vie s’arrête….le 811,un bon service,mais quand vous dite -cancer— à l’urgence c’est urgent…. il y a trop d’administration …les services sont lents à cause de l’administration…..mais si j’ai besoins encore ..je retournerai ,ils n’ont déjà sauvé la vie…alors le ministre docteur il doit prendre les exemples de montréal et non de matane ou st-george etc etc….montréal c’est le québec….santé malgré tout…je suis d’origine italienne,mariée avec un canadien-français de canton de l’est..à montréal depuis 49ans ,je suis quebecoise ,je parle français,en peu anglais -italien et sicilien ma langue maternelle,je suis fière d’être ici avec toute ma famille,même mes grands- parents sont au cimitière – côte de neige. il faut agir vite,si non il va y avoir encore les éléctions et qui va encore gagner??? santé

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