Plus de privé en santé… mais pas trop !

Les Québécois ont mal à leur système de santé. Mais ils ne sont pas prêts à ouvrir complètement la porte au privé, révèle une grande étude du Pôle santé de HEC.

Photo: iStock

« Faire plus de place au privé dans le système de santé ? O.K. d’abord, si c’est ce qu’il faut pour obtenir des services. » Ainsi pourrait-on résumer la position des Québécois sur le sujet, mise au jour par un récent sondage : une ouverture timide, nourrie par la résignation à l’égard des ratés du système actuel.

Le Pôle santé de HEC Montréal, un groupe de recherche spécialisé dans la gestion du réseau de la santé, a demandé à la maison CROP de sonder les Québécois sur leur satisfaction envers le système et sur leur ouverture à différentes solutions envisagées pour le redresser. L’équipe de HEC a aussi invité des représentants de divers groupes d’intérêt (professionnels, gestionnaires, assureurs, patients) et des experts universitaires à se prononcer. Les résultats de ces consultations ont été compilés dans un rapport, Des idées en santé pour le Québec, qui sera dévoilé le 19 mai à l’occasion d’un colloque réunissant des intervenants canadiens et étrangers.

Le sondage donne la mesure de la déception des Québécois à l’égard de leurs services de santé. Moins du quart des répondants estiment en avoir pour leur argent, s’ils considèrent ce qu’ils versent en impôts, en taxes et en frais. Les participants sont particulièrement mécontents des délais d’attente, de l’accès aux médecins de famille et du manque de transparence quant aux coûts ; en revanche, ils sont majoritairement satisfaits de la qualité des soins et de la compétence de ceux qui les prodiguent. Compte tenu de ces frustrations, il n’est pas étonnant de constater que 60 % des gens jugent nécessaire de repenser le système « de fond en comble » et de le « rebâtir complètement ».

Rebâtir, mais comment ? Avec ou sans une contribution accrue du secteur privé ? C’est là que ça se corse. Les réponses au sondage, truffées de paradoxes, témoignent de la profonde ambivalence des Québécois.

La question donne rarement lieu à des débats sereins, rappelle l’auteure du rapport, Marie-Hélène Jobin, professeure à HEC et directrice associée du Pôle santé. « [Certains] croient que l’ouverture [au privé] pourra améliorer la performance du système de santé en utilisant les leviers que sont la performance, la concurrence et le libre choix des acteurs, écrit-elle. [D’autres] allèguent que la santé n’est pas un produit comme les autres et qu’il conviendrait d’investir toute notre énergie et nos ressources dans l’amélioration du réseau public […]. Pour les tenants de cette position, […] la présence du privé constitue même une menace à la qualité des soins. »

À première vue, l’enquête semble donner des munitions aux partisans du privé. Le rapport confirme ce que d’autres experts ont constaté : les Québécois sont déjà des consommateurs habituels de ce type de services. Presque le quart des répondants ont fréquenté une clinique privée au moins une fois dans l’année précédente, et parmi ceux-ci, la majorité (70 %) l’ont fait pour obtenir des soins pourtant couverts par le régime public. De plus, les deux tiers des répondants sont d’accord pour dire qu’on devrait pouvoir choisir de payer pour se faire soigner dans le privé si on n’est pas satisfait de la qualité ou des délais dans le réseau public. La proportion grimpe à 75 % chez les 18-34 ans.

Or, cette disposition à se payer des services privés se double d’un attachement tenace à l’idéal d’un système universel, entièrement financé par l’État. Les Québécois sont même prêts à faire des sacrifices pour qu’aucun de leurs concitoyens ne soit laissé pour compte : plus de 60 % affirment être attachés au caractère universel des services de santé et acceptent, pour soutenir ce principe, de devoir attendre pour être soignés.

Certes, la plupart des répondants veulent bien que des organisations privées puissent fournir des services de santé. Mais grattez davantage et demandez-leur qui, à leur avis, devrait payer pour les soins obtenus dans le privé : seule une minorité d’entre eux (32 %) trouvent qu’on devrait être libre de les payer de sa poche, tandis que la moitié estiment que le seul mode de paiement devrait demeurer la carte-soleil.

Difficile de s’y retrouver dans ces réponses contradictoires. Mais les Québécois ne sont pas tombés sur la tête, selon André-Pierre Contandriopoulos, professeur émérite au Département d’administration de la santé de l’Université de Montréal, qui a pris connaissance de ces résultats. Ils sont écartelés entre les lacunes du système, leur intérêt personnel et la solidarité, qui, dit-il, fait partie de leurs valeurs essentielles. « Fondamentalement, les Québécois pensent qu’on devrait pouvoir garantir à tous des soins de qualité rapidement, affirme-t-il en entrevue téléphonique. On peut avoir une conviction forte et un comportement individuel parfaitement rationnel, parce qu’on ne veut pas mettre nos proches à risque. On est dans une société qui est depuis longtemps attachée à l’idée des programmes universels. Mais ces programmes n’arrivent plus à combler les attentes normales des Québécois, en particulier ceux des classes moyennes. Et je pense qu’on a le devoir d’agir dans notre propre intérêt quand il s’agit de notre santé ou de celle de nos enfants. »

L’enjeu des assurances « duplicatives » illustre bien dans quelle position épineuse les Québécois se trouvent. Actuellement, il est interdit par la loi de se procurer une assurance privée pour avoir accès à des soins qui sont déjà couverts par le régime public, sauf dans des circonstances exceptionnelles. La majorité des répondants (59 %) appuient cette interdiction lorsqu’on la leur présente comme une loi équitable qui permet à tout le monde d’avoir droit aux mêmes services et d’éviter la croissance du secteur privé. Mais quand on leur demande si les gens devraient être autorisés à se munir d’une assurance pour réduire leur temps d’attente, cette fois, à l’inverse, plus de la moitié (53 %) disent oui aux assurances privées.

Ainsi, l’ouverture des Québécois au privé est le reflet non pas d’une adhésion à l’idéologie du libre marché et de la responsabilité individuelle, mais de leur pragmatisme. Si ça se trouve, ils sont favorables à une plus grande intervention de l’État, pas à son désengagement ! La vaste majorité souhaiteraient, par exemple, qu’un plus large éventail de services soient couverts par la Régie de l’assurance maladie, notamment les frais dentaires (93 % sont pour) et les services d’optométrie (91 %). Les répondants voudraient aussi voir l’État agir pour encourager l’adoption de saines habitudes de vie, en imposant une surtaxe à l’achat des boissons énergisantes (74 % sont en faveur), des boissons sucrées (65 %) et de la malbouffe (65 %), et en offrant des subventions ou des crédits d’impôt pour l’inscription à des activités sportives (84 %) ou l’achat d’équipement (77 %). 

On observe les mêmes tiraillements en éducation, fait remarquer André-Pierre Contandriopoulos. La population n’a pas abandonné son idéal d’un système public universel, de qualité égale pour tous, croit le professeur. « Tout en se disant que ce serait bien que l’école soit publique et universelle, il y a beaucoup de parents qui décident d’envoyer leurs enfants à l’école privée, parce qu’ils ne peuvent pas se résoudre à ne pas leur offrir ce qu’il y a de meilleur, dit-il. Est-ce que ça veut dire qu’on est pour le privé ? Pas forcément. C’est une réponse logique aux contraintes devant lesquelles on est placés. »

Dans la même catégorie
37 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Je pense que cet article et ce sondage démontrent qu’une large majorité des québécois sont pleinement et de plus en plus conscient que la santé se traite globalement. Qu’il est important à tous les jours de faire quelques choses pour son bienêtre, pour vivre en santé et pour le rester.

Tout cela est en soi très réjouissant et je pense que l’État devrait prendre en compte ces aspirations légitimes de bien vivre, si avantageusement exprimées par les gens.

Ce que j’ai pu remarquer ici, c’est que lorsque des personnes font face à de sérieux problèmes de santé, on s’occupe d’elles, elles sont prises en charge et sont encadrées par des professionnels dévoués et très compétents.

Nonobstant, cela prend-il qu’on soit très malade pour qu’on prenne soin de vous ?

Lorsqu’on écoute le ministre de la santé Gaétan Barrette, on comprend qu’il y a une volonté réelle de faire évoluer le système de santé. Être plus proactif, prévoir la demande, mieux encadrer les gens dans leur démarche de santé. Leur offrir les services dont ils ont besoin au moment où ils en ont besoin.

Si ce n’est que cette mutation selon moi va prendre du temps, il faudra continuer de gérer ce système plutôt insatisfaisant, ce qui risque de durer encore longtemps.

Je partage pleinement les arguments et la conclusion du professeur Contandriopoulos rapportés dans cet article par Noémi Mercier. Je pense qu’il va falloir au fil du temps apprendre à concilier l’universalité et la solidarité. Lorsqu’étonnement, la solution passe peut-être par plus de responsabilité individuelle et collective et plutôt moins d’État providence.

Pour paraphraser Kennedy (JFK) sur un tout autre sujet je dirai que : Ce que nous devrions regarder, ce n’est pas ce que peut faire pour nous le système de santé, mais ce que nous pouvons faire pour le système de santé pour le soulager et pour qu’il puisse marcher.

»Lorsqu’on écoute le ministre de la santé Gaétan Barrette, on comprend qu’il y a une volonté réelle de faire évoluer le système de santé. »
Vous auriez pu continuer votre phrase en mentionnant qu’il a une volonté réelle de faire évoluer le systeme de santé privée au détriment du système public. Notre systeme public de santé, c’est nous tous à même nos impots qui réussissons à nous le payer… Le système privé de santé ne fera pas en sorte que nous paierons moins d’impot et en plus nous aurons moins de service…

@ Linda D.

Ma phrase était pas mal terminée…. Merci tout de même de vouloir la compléter.

En fait, je n’ai pas de preuve que ce que vous écrivez soit vrai. Du privé dans le système de santé québécois, cela fait belle lurette que cela existe, ne serait-ce que les dentistes (très chers merci) ou les optométristes.

Quantité de services publiques sont ou peuvent être sous-traités par le privé. Il suffit de se rappeler des malades qu’on envoyait à grands frais soigner aux États-Unis.

En ce qui me concerne — peut-être avez-vous plus de chance que moi -, je n’ai pas de médecin de famille et cela fait des années que je m’en passe.

Pour finir, une petite question : À combien estimez-vous qu’il faudrait amener le montant de nos taxes et nos impôts pour offrir à toutes les québécoises et les québécois, un système de santé gratuit à 100% public pour tous les services ?

Si je ne m’abuse, le privé fait partie des solutions presque partout ailleurs dans le monde civilisé. À part nous, il n’y a qu’à Cuba, en Corée-du-Nord et autres endroits paradisiaques que le système public est le seul à donner des services en santé, ce qui fait qu’ici, on n’a droit officiellement qu’au système à une vitesse: la petite vitesse pour tout le monde.

Si le privé est capable de construire nos maisons, de nous fournir nos vêtements, nos ordinateurs, de nous restaurer, etc… et ce, à prix compétitif, il est parfaitement capable de nous soigner.

Plus de privé en santé = plus de choix!

Pas très logique ton argument,tu oublis le reste du Canada ou le système de santé fonctionne avec les même lois.
60 % des revenus de l’ état va pour la santé.
Si je suis ton raisonnement on n’ abolie la loi sur la santé et on coupent
les impôts,les taxes,les frais de 60 %.
Pourquoi en Ontario ou dans le reste du Canada, j’ ai accès a un médecin en 45 minutes et ici en 16 heures.
La réponse est : l’ incompétence des Québécois a se gérer tout parti
politique confondu.
J’ai toujours été souverainiste, mais si il y avait demain un référendum
je voterai non, car le Québec actuel n’ a pas les leaders et la compétence
pour gérer un État.
Le parti CORROMPU LIBERAL est encore au pouvoir a Ottawa, qui est ce qui la fait élire ? Encore nous les Québécois. !!!!! Patéthique

L’augmentation des coûts de la santé… elle est bien bonne celle-là… Ce sont les ministres et PM en place qui ont instauré le système à 2 vitesses, démanteler en 2 phases notre service public de santé… C’est certain que les soins de santé ont augmenté, désorganiser un système, cela coute cher pas seulement en argent, en temps, en personnel… et que dire des augmentations de salaire faramineuses des médecins spécialistes… alors que nous avons 2 médecins spécialistes au pouvoir… C’est pour le moins questionnable…

@ Francois 1. En europe, 9 des 17 pays de l’Eurozone (ou UEE) il est interdit d’avoir une pratique privé si ce n’est que pour des soins dits « cosmétiques ». Ce nombre augmente à 11 sur les 28 de l’Union Européenne, il s’agit surtout des pays de l’Europe de l’Est. Il n’y a aucun pays où la dentisterie, médecine de l’oculaire, chiropraticiens à l’exception de l’ophtalmatogie, est payé par l’état et permettent donc ces types de cabinets au privé. Plusieurs ont introduits depuis des années au secteur public l’accuponcture et la chiropratie mais en faible nombre. Seuls les soins dentaires de base sont couverts.

La réalité de l’Union Européenne sur le sujet ne fait que continuer les programmes dont les citoyens de ces pays pourvoyaient déjà sauf une infime nombre de pays, en fait seulement 2.

Le comité qui s’est penché sur cette question durant plus de trois années ont indiqué dans le rapport d’exercice que le résultat à moyen et long terme de permettre un système privé consiste essentiellement à diminuer d’autant le nombre le médecins qui pratiquent dans le système public. Nous voyont d’ailleurs qu’au Québec que c’est exactement là où est le problème.

Le document de travail de l’UE met beaucoup d’emphase sur le côté mercantile que prendrait un système privé, lequel est contraire au fondement même de l’organisation des services des soins de tout État, quel qu’il soit. C’est aussi ce que nous voyons au Québec, où par exemple, la fameuse clinique de l’oeil qui vint remplacer le département de l’hôpital de St-Jérôme a acheté un terrain pouvant acceuillir plus de 400 maisons unifamiliales, incluant les infrastructures telles que les rues et trottoirs.

Il n’y a aucun pays à l’exception des États-Unis où les médecins recoivent en salaire (au public) entre 300,000$ et 700,000$. Pour prendre un exemple d’un système qui pourvoie les services à une population de 64, millions, la Grande Bretagne, où un médecin ayant de famille reçoit 68,000 livres sterling (120,000$ canadiens) après 10 ans. Il n’y a aucun médecin professionnel au delà de 210,000 livres S, soit 371,000$ canadiens, mais ce que lorsqu’il a atteint 15 ans de pratique.

Le Canada se dirige directement dans le même mur que les américains puisqu’il a adopté depuis près de 15 ans, des pratiques de rémunération qui sont de plus en plus semblable.

Ces sondages sont intéressants, mais ils éludent un phénomène majeur extrêmement coûteux qu’on ne tient surtout pas à dévoiler : La corruption.
Il y a davantage de corruption et de collusion dans le domaine de la santé que dans celui de la construction. Tout ce qui touche au « médical » coûte exagérément beaucoup trop cher, et on fait tout pour nous faire croire que c’est normal.
Les Pharmaceutiques – qui ont des chiffres d’affaires plus gros que le budget de nos états – font chanter nos gouvernements; et les fournisseurs d’appareils médicaux nous imposent de la même façon une surévaluation honteuse de leurs produits et qu’ils ne justifient jamais en toute transparence.
Voilà la cause principale des débordements de coûts. Les gouvernements sont complices de ces stratagèmes qui font converger des milliards vers les conglomérats au détriment des services à la population.
Aussi les médecins à qui notre société consacre des millions pour leur formation devraient être obligés de redonner du temps de travail à la population qui leur a payé en très grande partie leurs diplômes. L’argument qui veut qu’ils quitteront si on ne les dorlote pas suffisamment ne tient pas. Ces années-ci, on dirait que leur cupidité est insatiable.
Un sondage comme celui-ci ne sert à mes yeux qu’à fournir des arguments aux décideurs pour entretenir notre dépendance à leur hypocrisie.
Oui, mon indignation est profonde face à ces manigances et croyez-moi, je ne suis pas le seul.

Vous avez absolument raison pour ce qui est des paiements de leur formation et vous oubliez qu’en surplus, ce sont aussi les citoyens qui payent leurs salaires. Il y a aussi, le fait qu’ils ont obtenus un statut (particulier) qui leur donnait le droit de s’incorporer comme une entreprise, diminuant ainsi leurs impôts de près de 50%.

« Plus idiot que cela et tu meurs » sans aide médicale bien entendue.

En ce qui a trait aux équipements médicaux, il est beaucoup plus dispendieux de produire des instruments de travail qui serviront en milieu « asseptisé ». Les précautions sont hors de tout ce que l’on connaît en milieu manufacturier, et ceux-ci n’ont qu’un secteur bien précis, la médecine. Ceci n’empêche pas qu’ils pourraient diminuer substantiellement les prix de vente.

Pour les équipements plus laborieux tel qu’un appareil IRM, les six entreprises dont les produits sont homologués en Amérique du Nord et Europe qui en fabriquent ont beaucoup de difficulté à générer un profit puisque tout est engloutit dans la recherche et développement. Ces grandes multinationales telles que Toshiba, Siements, GE etc doivent souvent piger dans les profits d’autres départements de l’entreprise pour faire vivre la recherche et développement et production des appareils. De plus, ces multinationales procurent chacune, des centaines de millions par année aux universités pour les équiper afin qu’une partie de la recherche et développement mais aussi tous les étudiants (incluant hors médecine tels qu’ingénieurs) puissent travailler avec et sur des appareils.

Je ne comprends toujours pas pourquoi le Québec ne prends pas l’opportunité de fabriquer des médicaments qu’ils pourraient alimenter le système au Québec mais auprès d’autres provinces, voire même à l’international. C’est un manque de volonté, alimenté en dessous de la table par les lobbyistes des pharmaceutiques.

À ce sujet, je suis 200% contre le système de lobbyisme quel que soit le domaine, se ne sont que des vendeurs qui ne devraient pas pouvoir avoir un lien avec la classe politique, ni les hauts fonctionnaires. Des équipes chevronnées pour chaque domaine devraient guider les hauts fonctionnaires en leur donnant TOUS les éléments de leur recherche afin qu’ils ne soient eux-même acheté. Les pays Scandinaves, notamment, ont un système de recherche qui constituent trois équipes dont les personnes ne se connaissent pas pour déposer les résultats de leur recherche. Ils ont établit par cette pratique, un degré de transparence inconnu ailleurs. Nous en sommes encore très loin et croit plutôt que nous nous en éloignons.

Pour couvrir les frais de santé, il faudrait restreindre la rémunération des médecins et donner plus de pouvoir aux infirmières (bachelières) qui devraient pratiquer sans avoir de médecins au-dessus d’elles comme tous les autres professionnels. Ce qui est inacceptable, c’est le temps qu’il faut pour voir son médecin de famille (lorsque nous en avons un) quand on sait que la lutte contre le cancer ne peut se gagner que par la découverte de la tumeur au tout début!

Comme si le privé allait sauver notre système public… Je ne sais pas trop quelle lecture vous avez des gouvernements néolibéraux que nous avons en place depuis trop longtemps, mais sachez que lorsque je parle des services publics en santé, je parle de ceux qui étaient couverts par la RAMQ donc par nos impots à tous… Et nous avions d’excellents services, médecins mettant du cœur et prenant le temps que cela prend avec un humain et non pas une cliente, des médecins qui avaient plus d’âme, de vocation…À noter qu’il en reste, Dieu merci… Le Dr Couillard en 2008, avant de partir travailler pour un Fonds en santé privé Persistence Capital, a passé en juin 2008, 49 opérations au privé… (En juin, beaucoup de gens n’écoutent plus les nouvelles ou lisent moins les détails… Mais je suis de celle qui aime les détails et ce qu’on cherche à cacher)…Bref, un peu de lecture pour en savoir un petit peu plus: http://iris-recherche.s3.amazonaws.com/uploads/publication/file/Note_CLSC_WEB.pdf
Je préfère et de beaucoup, les analyses de IRIS vs celles de IEDM (think tank néolibéral)

@ Linda D.

Re-bonjour madame,

— Permettez-moi de vous citer : « je parle des services publics en santé, je parle de ceux qui étaient couverts par la RAMQ » ; voulez-vous dire que les services couverts par la RAMQ ne sont désormais plus couverts par la RAMQ ?

— Autre question : estimez-vous que tous les services couverts par la RAMQ sont amplement suffisants pour permettre d’obtenir une santé optimale pour 100% de la population ?

— Vous nous faites l’insigne honneur de nous proposer de télécharger une étude comparative de l’IRIS relative aux CLSC versus les GMF. Pour être parfaitement honnête avec vous, je n’ai pas lu ce rapport dans son intégralité, mais je subodore que vous le citez en preuve sans avoir lu non plus ce rapport en son entier.

Ce que je relève, c’est que l’IRIS analyse les raisons de l’échec du CLSC et cette solution alternative que pourrait être le GMF (en partie privé) dans le système de santé. À noter que le GMF, n’est pas à proprement parler une invention « néolibérale » initiée par le docteur Barrette.

Permettez-moi de citer ici l’étude de l’IRIS : « C’est dans le rapport de la Commission Clair en 2000 qu’on recommande pour la première fois au Québec l’organisation de la première ligne médicale autour de GMF. » Autant que je sache en 2000, le Premier ministre du Québec était Lucien Bouchard.

Si vous prenez le temps de bien lire les conclusions de l’IRIS, ils préconisent je cite : « de revenir à un réseau sociosanitaire public, décentralisé et tourné vers les besoins des personnes et des communautés », mais en aucun temps ils ne préconisent l’abandon des GMF. Au contraire le but est de valoriser respectivement les CLSC et les GMF. Ce qui prouve essentiellement qu’il y a complémentarité entre les services publics et les services privés.

— C’est très précisément ce qu’il fallait démontrer.

@Serge Drouginsky
1) Le néolibéralisme n’est pas né avec Barrette… Cela date des années au moins 1990 que ce fut vraiment la mondialisation qui fut installée au Québec.
2) Le CLSC était malheureusement un modèle trop social pour le Québec qui a peur de son ombre… et il paie pour sa peur… En fait, l’action de plusieurs gouvernements sont aussi non négligeables dans cet abandon d’une structure de santé qui se rapprochait du niveau local… Small is beautifull…
3) Les GMF ne sont pas privés… semi-privés… Les médecins sont payés à l’acte ce qui est plus lucratifs pour eux(voir texte de l’IRIS)… L’IRIS ne préconise pas, l’IRIS nous montre l’escalade des modifications pour arriver au privé… La désorganisation en 3 phases a aidé à bousiller le modèle CLSC qui était pour ma part gagnant…
4) Certains services étaient couverts par la RAMQ et ne sont plus couverts de cette manière. C’est pourquoi nous devons payer si nous allons au GMF pour certains services à la Carte…
5) Nous parlons de clientélisme maintenant alors qu’on parlait de maladies ou de patients auparavant…
===================
Je ne veux rien vous démontrer… je sais que vous ne verrez jamais la vie comme je la ressens… Sachez que j’ai du aller porter moi-même à l’hôpital, un test fait chez un médecin… Jamais cela se serait fait avant… Car il y avait un système qui était bien organisé et à force tout vouloir désorganiser dans le public pour bien démontrer que le privé, c’est plus simple et bien, ceux qui ont le pouvoir de le faire, le font, sans se soucier des patients, des malades… Et cela, ce n’est pas pour notre bien Monsieur.

@ L.Dauphi,

Merci pour votre témoignage que je trouve intéressant et pertinent. Je pense que vous résumez plutôt bien la « déconstruction » du système de santé depuis à tout le moins 20 ans (et peut-être plus), lequel en est allé de réformes en réformes qui n’ont pas nécessairement prouvées que toutes étaient pertinentes.

Rien n’indique de façon certaine que les réformes du docteur Barrette nous assurent d’un meilleur système à l’avenir. — Ne rien faire strictement aurait-il été mieux dans ce cas ?

J’avais bien compris que le système de rémunération des professionnels est différent suivant qu’on fasse affaire avec un CLSC ou un GMF. Tout comme vous, je pense que des services de première ligne de proximité, c’est une bonne chose s’ils sont efficaces.

J’essaye autant que faire se peut d’être responsable de ma propre santé et j’aimerais certainement comme vous aussi, bénéficier de bons soins rapidement pour les rares fois où j’en ai besoin.

Ce qui me dérange ce sont effectivement les références politiques au néo-libéralisme et à la mondialisation des marchés qu’on essaye de coller au système de santé du Québec, lorsque plus spécifiquement tout cela se rattacherait à la mainmise d’un seul et unique parti : en l’occurrence le PLQ.

Si notre système de santé était d’essence purement néo-libérale, la santé et les services sociaux n’accapareraient pas près de 60% du budget total de la Province. Ce seraient des entreprises privées et un certain nombre de multinationales qui tout bonnement édicteraient nos lois.

Ce que nous ressentons, n’est pas uniquement lié à ce que nous vivons dans le moment présent. C’est quelquefois en lien avec l’ensemble de nos expériences passées.

Et quand dans le texte »il y a beaucoup de parents qui décident d’envoyer leurs enfants à l’école privée, parce qu’ils ne peuvent pas se résoudre à ne pas leur offrir ce qu’il y a de meilleur, dit-il. » je suis désolée d’avoir à vous dire que notre système d’école soi-disant PRIVÉE est en réalité SEMI-PRIVÉE car elle est subventionnée (DONC À MEME NOS IMPOTS À TOUS) pour donner une meilleure école aux plus riches… C’est donc de l’éducation à 2 vitesses, de la santé à 2 vitesses tout en fouillant largement dans les impots de tous??? N’est-ce pas croche un petit peu???

Le système d’écoles dit privé est, en fait, un système où ce sont les parents qui le subventionnent et non le public.

Si ce système d’éducation supérieur privé n’existait pas, le système public devrait obligatoirement absorber tous ces élèves et par le fait même en payer 100% des coûts au lieu du 40% qu’il « subventionne » actuellement.

@François 1
Si vous achetiez une voiture Chevrolet, vous subventionneriez GM ! À vous lire les consommateurs seraient des distributeurs de subventions !

Quand on ne sait pas faire la différence entre une subvention et le paiement d’un achat, ce n’est pas surprenant de lire que le gouvernement subventionnerait à 40 % les écoles privées, alors que c’est en fait la part que les parents des élèves paient pour l’éducation de leurs enfants – bien que certaines études démontrent que ce seraient encore moins.

@ Mlle Linda. Vous êtes plus poli que je le suis hormis les fois où le chaudron déborde.

@M. Sauvageau. Presque la totalité des édifices occupé par les écoles privées est la propriété de l’État et s’est l’État qui est responsable des rénovations et de l’entretien ainsi que de l’électricité et des équipements (audio, installations sportives, bibliothèque etc) qu’elles soit de niveau primaires, secondaires et universitaires. En fait, c’est grâce à un partenariat 50/50 avec le gouvernement fédéral que le système scolaire du pays ont été acheté du clergé ou construit durant les années 70, 80 et 90. D’ailleurs le gouvernement du Québec.

Lorsque l’on parle de subventions au niveau scolaire, il s’agit seulement des enseignants. Tous les services spécialisés incluant le personnel clérical, administratif et direction scolaire sont entièrement subventionné.

Vous auriez intérêt à lire le document Le financement public de l’enseignement privé qu Québec disponible sur le site du ministère de l’éducation. Ce document de 136 pages dépeint avec exactitude le sujet non seulement sur les années antérieurs et ses impacts réels mais bien ce que nous devrions nous attendre lors d’une diminution de 100% ou de 50% des subventions versées.

Les québécois sont devenus trop dépendants du système « de mère poule » mur à mur au point où les gouvernements successifs les ont conduits vers un statut de mendiants et au point où le Québec ne sortira pas d’ici 50 ans, voire beaucoup plus de s’on endettement collectif, tant par le biais du gouvernement mais de leurs propres endettement personnel.

Nous avons atteint fin mars 2017, un ratio de dette de 168%. Ce degré est insoutenable et vivrons avec la décennie qui a débuté en 2015 dans une dégradation des services sans précédent. Je ne crois pas qu’il soit temps de laisser les multi-millionnaires de la médecine poursuivre leur course vers une lotterie des patients qu’ils ont constitués de toute pièce avec leur système privé.

@Wentworth Roger
Comme cela vous arrive souvent, vous écrivez n’importe quoi. J’habite à égale distance de deux collèges privés réputés de Montréal dont un que j’ai fréquenté. Croyez-moi, les édifices de ces collèges ne sont pas la propriété de l’État et il ne les entretient pas. Pas plus d’ailleurs que les deux universités où j’ai étudié.

Autre exemple que vous écrivez n’importe quoi, vous affirmez :
« Lorsque l’on parle de subventions au niveau scolaire, il s’agit seulement des enseignants. Tous les services spécialisés incluant le personnel clérical, administratif et direction scolaire sont entièrement subventionné. »

Si les subventions n’allaient qu’aux enseignants, on ne peut pas déclarer à la phrase suivante que « tous les services spécialisés … sont entièrement subventionné. (sic) »

Monsieur Sauvageau. Au lieu de vous en prendre à ma personne par des insultes vous auriez avantage de conserver un language d’échange.

Quoi qu’il en soit, veuillez m’indiquer les deux collèges qui ne sont pas des institutions publiques ainsi que les deux universités. Je vous donnerai les liens menant au rôle d’évaluation de chacun de ceux-ci, nous indiquant les propriétaires en question. Tel que je l’indique dans mon texte, certaines institutions étaient jusque durant les années 80 (fin des 80) entre les mains du clergé. Si vous avez étudié durant les années 60 et 70, comme je l’ai fait, ces collèges étaient encore entre les mains du clergé (par le biais des Jésuites, Eudistes, Clerc de St-Viateur et autres du temps).

En fait je n’ai jamais entendu parler en 67 ans, d’une université privée, même aux États-Unis mise à part des dites universités en lignes dont plsieurs ont fait faillites après avoir fraudé les étudiants et les deux plus importantes qui sont sous enquête depuis deux ans par l’État fédéral des États-Unis. Cependant, certaines universités aux USA sont la propriété d’un État mais reçoit plus de la moitié de son budget de l’État féréral.

En ce qui a trait aux services spécialisés, la grande majorité sont payés par le système de santé, tels que les psychologues. Une simple erreur de n’avoir pas expliqué plus en détails, le fond de la pratique.

Si j’écris à ce point que des idioties, pourquoi ne pas passer au-dessus de mes écrits, vous ne serez conséquemment pas exacerbé et ne perdrai pas de votre précieux temps. C’est ce que je fais avec peu de blogueurs depuis certes longtemps, n’ayant pas le temps de m’obstiner avec quelqu’un qui ne sait vraiment pas de ce dont il parle et s’enfarge dans les virgules.

@Wentworth Roger
Certes, dire de vous que vous écrivez n’importe quoi, n’est certainement pas un compliment, mais ce n’est pas une insulte non plus. Ce que vous écrivez ne rime pas avec la réalité.

Si vous voulez savoir la nature d’un établissement corporatif, vous regardez sa charte. Pour l’université de Sherbrooke, sa charte mentionne dans l’article 1 de son statut : « L’Université est une institution privée d’intérêt public ». Avec tous les pouvoirs que la loi accorde à une corporation (1). En ce qui concerne l’université de Montréal, sa charte déclare en outre que « L’université a tous les droits et pouvoirs ordinaires des corporations, y compris celui de posséder des immeubles, et elle peut faire tous actes compatibles avec son objet. »

S’agissant des collèges privés, le premier, le Mont-Saint-Louis est un collège qui fonctionne sous le mode coopératif et je possède encore mes deux parts d’action sociale. L’autre collège, c’est Regina Assumpta dont sa page web historique mentionne : « Fondé en 1955, le collège Regina Assumpta est un établissement d’enseignement secondaire privé pour filles et garçons et tient son entité propre de LETTRES PATENTES le constituant en corporation. Le terrain et la bâtisse sont la propriété des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. »

Je ne vous ai jamais traité d’idiot, mais si après avoir lu ce qui précède vous continuez à prétendre que les universités et les collèges privés sont la propriété de l’État, alors oui, vous écrivez des idioties.

(1) « 2b. L’Université a les pouvoirs, droits et privilèges des corporations ordinaires en outre de ceuxbconférés par la présente loi, et notamment :

e) acquérir, posséder, louer, détenir, administrer, aliéner et disposer des biens meubles etbimmeubles, par tous modes légaux et à tous titres quelconques, sans être assujettie à la Loibde la mainmorte (Statuts refondus, 1964, chapitre 276);

l) ériger, détenir, réparer, améliorer, aménager, transformer et utiliser toute construction, bâtiment et ouvrage, utiles à la poursuite de ses fins, faits sur ses immeubles ou sur ceux dont elle a la jouissance, et contribuer ou aider de toute manière à l’érection, à l’aménagement et à l’entretien de tels ouvrages bâtiments et constructions;

m) vendre, céder ou autrement aliéner la totalité ou une partie quelconque de ses biens, œuvres ou entreprises, meubles et immeubles, à titre gratuit ou à titre onéreux, pour toute considération jugée appropriée; »

@ L.Dauphi 19 mai 2017, 22 h 19 min:

FAUX!!!

Les parents qui envoient leurs enfants à l’école privée PAIENT déjà pour leurs taxes scolaires et EN PLUS, ils paient pour l’école privée où ils envoient leurs enfants. S’ils ne les envoyaient pas au prove, ces mêmes enfants iraient au public et le gouvernement serait forcé de payer 100% des coûts au lieu de seulement 60%.

Donc, au final, ce sont les parents qui subventionnent les écoles privées et non le gouvernement.

@ Marc Sauvageau 19 mai 2017, 11 h 52 min:

Si j’achète une Chevrolet, j’en n’en paie QU’UNE SEULE alors qu’avec le système actuel, les parents qui ont le flair d’envoyer leurs enfants au privé paient leurs taxes scolaires ET EN PLUS, les frais du privé. Ils se trouvent donc, par le fait même à subventionner le privé.

D’autres questions?

Le privé occupe une plus grande place, c’est certain. Au cours des derniers mois, j’ai pu constater comment plus rapide on peut se faire soigner. Un examen IRM au public, où l’attente peut aller jusqu’à six mois et plus, dans ma région, a pu être fait en quelques jours au privé (grâce aux assurances de ma conjointe!).
J’ai besoin d’une opération au genou et j’attends, j’attends, j’attends, sachant fort bien qu’il y a un réseau de cliniques privées à Montréal qui pourrait m’opérer la semaine prochaine, mais à fort coût. Le système à deux vitesses et bien en place et n’ira qu’en grandissant.

Augmenter le privé de plus en plus serait sans doute bénéfique car il s’ installerait une saine compétition qui obligerait le gouvernement à demander une prestation équivalente au public!! Le problème actuellement est le monopole des médecins et l’ incompétence des administrations médicales à donner le service ! Partout ou le système mixte a été mis en place le coût n’ a pas augmenter et les attentes ont diminuées!

Désolée, je ne crois pas qu’une SAINE compétition puisse s’installer dans le système de mondialisation néolibéral libertarien dans lequel nous naviguons à tâtons… Les riches vont y gagner c’est sûr, les moins riches NADA… Et je crois qu’une communauté saine essaie de diminuer les différences entre ceux-ci afin de s’assurer d’avoir aussi une communauté heureuse du vivre ensemble équilibré. De plus, sachez que ce système de santé privé comme vous dites, est lui aussi, bien trop souvent, semi-privé i.e. il loue les salles d’opération du système public à des prix plus bas que le public ne facture… Trouvez l’erreur encore une fois…

@ Linda D. 18 mai 2017, 17 h 09 min:

TOUS y gagnent avec le privé. Les plus aisés d’entre-nous qui pourraient l’utiliser tout en créant des espaces libres dans les horaires qui automatiquement feraient en sorte que nos moins aisés seraient traités plus rapidement et plus efficacement.

Que des bénéfices! Pour TOUS!!!

@ Linda B. Quand vous parlez de la mondialisation néolibérale libertarienne dans lequel , nous naviguons à tâtons… Vous parlez uniquement politique et non d’ humaniste ! Laisser la libre entreprise soigner les mieux nantis n’ est pas immoral en soi. Surtout quand tout le monde doit être soigner ! Pour vous c’ est immoral de se faire soigner plus rapidement que le moins nanti; alors que c’ est tout à fait le contraire ! Il y a plus de place pour le moins nanti avec ce système! Pourquoi au nom de la gauche sociale qui est aussi un mouvement politique, il faudrait tous être égaux et se taper des files d’ attente interminables ?????

Vous faites erreur car nous sommes des humains qui en passant détiennent des droits et non des boites de Cornflakes sur la tablette de l’épicerie du coin.

Il faut faire la distinction entre droits et privilèges. Le véritable problème réside dans le fait que l’administration des hôpitaux et leurs conseils d’administration sont retournés entre les mains des médecins qui en menait déjà très large.

Laissez dont le soin à des adminstrateurs qui n’ont pas partie-prit pour leurs confrères et consoeurs médecins que d’autres médecins qui ne font que de se lècher le d………

M. Sauvageau. Au delà des subventions, aucune institution scolaire ne paye de taxe municipale. Pour les universités, il s’agit d’une subvention par la bande de plusieurs millions de dollars par année.

M. Sauvageau. Avant de traiter les gens de menteurs et dans le cas qui nous occupe, veuillez prendre connaissace dans le document « politique de financement des universités au Québec » à l’adresse http://www.education.gouv.qc.ca/universites/professeurs-et-personnel-duniversite/politique-de-financement/

Vous pourrez y constater que l’énoncé du Ministre de l’éducation du temps est suffisamment clair sur le financement par ce qui suit :
« À compter de l’année 2002-2003, les établissements d’enseignement universitaire disposeront ainsi annuellement de 300 millions de
plus que présentement pour réaliser leur mandat ».

Tel que le précise l’énoncé il s’agit d’un « ajout annuel » au financement déjà en cours en 2001. Le financement de universités au Québec a augmenté d’un montant de 873$ millions supplémentaires entre 2007 (avril) et 2012 (juin).

Oh, vous avez oubliez de me mentionné que dans mon texte, il y avait une faute d’orthographe. Mais oubliez aussi que j’indique clairement « la presque totalité des » et non « la totalité de ».

Je me souviens… Voyez un excellent commentaire à propos d’un article il y a un an presque…
http://lactualite.com/politique/2016/05/18/la-stupidite-fonctionnelle-dans-le-reseau-de-la-sante-du-quebec/
chantal
1 juin 2016, 7 h 28 min
je suis médecin et impliquée en chsld et à l’hôpital ; la créativité, j’en ai à revendre: j’ai créé des places de soins palliatifs pour des patients dont le pronostic de vie estimé est trop « long » pour les maisons de soins palliatifs, ou bien qui ont des déficits cognitifs ou des problèmes psychiatriques qui leur ferment la porte pour ces mêmes maisons… Ceci a pu être fait grâce à l’ancienne équipe de direction qui appuyait des projets pour le bien des patients. Depuis 2 ans, rien ne se fait plus sans que Dr Barrette dise « amen »; les PDG sont comme des marionnettes qui vont chercher la bonne parole auprès du « prophète Barrette », qui refuse même de créer des lits de soins palliatifs dans sa propre circonscription de Brossard, qui est la plus mal lotie du Québec… Mais le bon Dr va se pavaner en disant que les québécois ont accès aux soins de fin de vie : faux ++++
C’est tellement lamentable, et les intervenants sont épuisés des stupidités qui leur faut faire pour obéir ! Le milieu était loin d’être parfait, mais les professionnels sont assez intelligents pour savoir que ce qui se passe est tout simplement une dégradation de l’offre de soins, avec sûrement un petit projet de privatiser le système en partie: bon courage à tous ceux qui ne pourront pas se payer les soins, ils pourront toujours critiquer tout le monde, et chercher des boucs émissaires (les cadres, les médecins etc), il sera un peu tard…
D’ailleurs, demandez-vous pourquoi Dr Barrette et sa clique dressent les professionnels les uns contre les autres: vieille technique de « diviser pour mieux régner », c’est gagnant… Du moins avec ceux qui décident d’embarquer dans sa propagande grossière…
Il prend les gens pour des pantins, résistons !à!

L. Dahphi. Le premier problème est la surenchère de la rémunération des médecins, le deuxième réside dans le fait que les hôpitaux et CHLDR sont administrés par des médecins qui soupoudrent les médecins de tout ce dont ils avaient besoin. Malheureusement, cet époque est révolue.

Le Dr Barrette n’imprime pas d’argent et les médecins devront comprendre que leurs demandes ne deviendront une réalité tant et aussi longtemps qu’un comité d’experts n’aura pas décidé des nouvelles factures présentées, alors qu’auparavant, la méthode était « tu paye et pose des questions par la suite ».

Je n’ai rien contre les médecins si ce n’est que cette mentalité mercantile qui n’a plus de fin. Ils se comparent aux médecins aux États-Unis. Au lieu de se comparer, ils devraient traverser la frontière et y pratiquer.

Le domaine de la médecine a connue plus de 6,700 faillites de « cliniques privés » aux USA pour 2014, ce montant étant en constante progression depuis 2004 mais connue de grands bonds depuis 2011. Ce n’est pas difficile à comprendre, la clientèle s’amincie de plus en plus et ne peut plus se payer les frais faramineux de ces cliniques.

Vous trouverez un nombre impressionnant sur les statistique en santé du gouvernement américain @ https://www.cdc.gov/nchs/ sous la rubrique « researchers ». D’autres sont confinés au site du dept de la santé et services sociaux @ https://www.hhs.gov/

Les compagnies d’assurance a donner un grand coup de barre en 2010 et il semble transparaître que c’est une des causes du nombre grimpant des faillites.

Le ministre Leitāo a demandé fin mars dernier, un gel de la rémunération des médecins. L’étude des crédits du budget démontre que 22% du budget santé est accordé qu’aux seuls médecins.

Tous les pays de l’UE et du Marché commun britannique (Grande Bretagne, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande etc) ainsi que les États-Unis sont en mode de régime minceur, il était grand temps.

Je ne doute pas de votre dévouement mais comme partout dans toutes les sphères des entreprises, il y a un mouvement de renversement des rémunérations. Vous me direz que la santé n’est pas une entreprise, et bien oui, de la façon que les hôpitaux sont administrés et le mercantilisme prouvé des médecins, surtout les spécialistes, c’est exactement le cas.

Nous avons vu qu’en ophtalmologie une goute de un cent 0.01$ est facturé à 35$ et plus, comment qualifié vous cela ? Cet exemple n’en est qu’une parmis des milliers. Ce n’est pas sans raison que les dits « frais accessoires » ont été abolis, le résultat d’un mercantilisme « sauvage ».

http://www.ledevoir.com/societe/sante/499017/essai-la-reforme-de-1971-ou-la-belle-utopie
M. André Lemelin, dans un nouveau livre, tente d’expliquer le pourquoi de la non réussite de notre réforme de la santé ….
« À la suite de la réforme de 1971, on a créé des structures, mais on ne les a jamais fait fonctionner correctement, constate André Lemelin. Ainsi, les CLSC devaient constituer la première ligne, mais on ne leur a jamais donné la chance de se développer. »
 
En pratique, explique l’auteur de L’impossible réforme, notre système de santé repose sur les hôpitaux, puisqu’on a demandé aux omnipraticiens d’oeuvrer dans leurs urgences. Pourquoi ce choix ?
 
André Lemelin propose une piste de réponse: « Il faut savoir que les subventions fédérales, qui sont très importantes pour le financement du système de santé, sont basées sur ce qui se fait dans les hôpitaux. »
 
On peut donc se demander si, en cas de développement des CLSC, le gouvernement du Québec aurait été pénalisé. « Moi, je me contente de rapporter les faits », déclare l’auteur en riant.

D’autres lectures pour ceux que cela intéresse sur le sujet:
file:///C:/Users/Utilisateur/Downloads/706570ar.pdf
https://www.erudit.org/fr/revues/rs/2012-v53-n1-rs5008995/1008920ar/

Quand c’est gratuit; c’ est humain , tout le monde a tendance à utiliser ce service sans vraiment en mesurer l’ importance et surtout à ne pas chiffrer ce service gratuit ! De là un ticket modérateur et actuellement ça presse ! Tu as mal au ventre, mal à la tête, le bébé braille, mal au dos parce que tu as forcé toute l’ après-midi, le lendemain d’ une cuvée, un bleu sur une cuisse, mal aux dents, tu commence à voir mal à 55 ans , bla bla bla ect… Tu vas à l’ urgence ! À l’ urgence tabarnack ! Ça presses-tu ?????? Là les journaleux syndiqués nous expliquent avec leur grande analyse que les hôpitaux sont surchargés et que le système ne fonctionne pas !! Si on ferait payer les services de base public aux usagés consommateurs de services; si on enlève le 3/4 des gens mentionnés ci-haut ( qui ne fréquentent pas les urgences durant les émissions populaires tv) le problème se règlerait tout seul ! Les bébés gâtés du système devront être sevrés doulereusement et ça passe par des gens qui ont du front de boeuf !!