Politique énergétique : le grand gaspillage

Pour la deuxième fois en deux ans, Québec va consulter la population et des experts avant d’établir sa politique énergétique, prévue cette fois pour l’automne 2015. Quel gaspillage de temps, d’argent et d’énergie ! dit Valérie Borde.

Pierre Arcand
Pierre Arcand, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles – Photo : Mario Beauregard/La Presse Canadienne

Pour la deuxième fois en deux ans, le gouvernement du Québec va consulter la population et des experts avant d’établir sa politique énergétique, prévue cette fois pour l’automne 2015.
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Quel gaspillage de temps, d’argent et d’énergie !

Je ne vois pas ce que cet exercice va apporter de nouveau au ministre Pierre Arcand par rapport aux travaux de la Commission sur les enjeux énergétiques 2013 (pdf), sinon lui permettre de noyer le poisson quelques mois. Québec n’est-il pas censé économiser les fonds publics ?

Dans les prochaines semaines, le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles organisera trois tables rondes d’experts, sur trois volets de la politique énergétique. La première table ronde, qui portera sur l’efficacité et l’innovation énergétiques, se tiendra le 13 février.

En parallèle, le ministère a lancé cette semaine une consultation en ligne, par l’entremise d’un blogue, pour permettre à chacun de s’exprimer dans des commentaires.

Nul besoin d’une boule de cristal pour savoir ce qui va en ressortir.

Pour la partie consultation, les personnes et lobbies qui avaient participé au même exercice organisé il y a un an par le gouvernement péquiste vont, s’ils en ont le courage, faire un copier-coller des mémoires qu’ils avaient déposé à cette occasion. Les mémoires des personnes sont en ligne ici, ceux des organismes sont .

L’exercice prend du temps, coûte de l’argent et gaspille de l’énergie. On pourrait donc s’en passer.

Pour la partie des tables rondes, Québec ne nomme pas, pour l’instant, les experts québécois et étrangers qui y assisteront.

Au Québec, il n’y a pas des centaines d’experts en politique énergétique qui soient indépendants des lobbies. À vue de nez, je dirais une dizaine, tout au plus. Tous ont déjà été entendus.

Les experts de l’étranger ne pourront s’en tenir qu’à de grands principes, puisque les politiques énergétiques sont rarement transférables, dans les détails de leur application, d’un endroit à un autre. La géographie du territoire, les ressources naturelles présentes, la densité de population, la structure industrielle… Tout cela fait qu’une solution souhaitable à un endroit peut être parfaitement contre-productive ailleurs.

Le Québec est une société particulièrement distincte du fait, entre autres, de sa faible densité de population — qui rend toute comparaison avec l’Europe passablement boiteuse —, de son climat (pas vraiment californien) et de l’importance déjà énorme des énergies renouvelables dans son bilan énergétique. Il se compare même assez difficilement aux autres provinces canadiennes.

Et que connaissent les experts étrangers de la cohérence des mesures que le Québec a mises en œuvre, ces dernières années, en ce qui a trait à l’efficacité énergétique (par exemple) ?

Faire venir des experts étrangers prend du temps, coûte de l’argent et gaspille de l’énergie.

Il serait beaucoup plus efficace et tout aussi pertinent d’analyser les rapports qu’ils ont déjà écrits. Une bonne partie des documents utiles à l’échelle internationale a déjà été répertoriée en 2013. Ils sont ici.

En un an, personne n’a réinventé la roue, et il serait mal avisé de prendre des décisions sur la base des seuls événements qui se sont produits depuis — comme la baisse des prix du pétrole, qui vont inévitablement finir par remonter.

Si le gouvernement Couillard n’aime pas les conclusions de la commission mise sur pied par les péquistes, qu’il demande à ses fonctionnaires de réanalyser les documents et avis qu’elle avaient récoltés.

À ce stade, ils ont suffisamment d’informations en main pour étayer des décisions qui relèvent de toute façon du politique.

Une recette bien connue

Pour ce qui est du premier enjeu — celui de l’efficacité énergétique —, l’enjeu est, en outre, assez simple.

Le Québec est le champion du monde du gaspillage d’électricité, comme je l’avais déjà expliqué dans ce billet. Si les industriels ont déjà fait beaucoup d’efforts, les particuliers, eux, ne sont pas pressés de changer leurs habitudes.

Pour faire baisser la consommation résidentielle, beaucoup plus importante que partout ailleurs dans le monde,  la seule mesure vraiment efficace serait d’augmenter les tarifs d’électricité. On comprend mieux pourquoi le ministre Arcand n’est pas pressé de prendre cette mesure impopulaire…

Sans augmentation de tarifs pour compenser une éventuelle baisse de la demande, Hydro-Québec n’a aucun intérêt à nous persuader d’économiser vraiment l’énergie. Alors qu’il faudrait, au contraire, des campagnes publicitaires très agressives pour tenter de faire changer des habitudes de surconsommation ancrées dans les mœurs depuis longtemps — comme le fait de surchauffer les logements l’hiver ou de laisser d’innombrables lumières allumées sans que ce soit nécessaire.

Mais la priorité des priorités, en matière d’économie d’énergie, devrait être de faire diminuer la quantité d’essence consommée par nos déplacements. Là aussi, la méthode de loin la plus efficace est bien connue : il suffit d’augmenter nettement les taxes sur l’essence, de faire payer les véhicules en fonction de leur consommation (en taxant les plus énergivores et en subventionnant ceux qui consomment le moins) et d’implanter de manière agressive un transport en commun peu coûteux et pratique pour les usagers.

De toute évidence, les politiques mises en place au cours des dernières années ont été bien trop timides et n’ont donné que très peu de résultats. Doublons les taxes, les subventions et les investissements, et on réalisera peut-être des gains significatifs.

Monsieur Arcand, il est encore temps d’annuler tout cet exercice. De grâce, mettez vos énergies et notre argent ailleurs que dans cette consultation bidon.

* * *

À propos de Valérie Borde

Journaliste scientifique lauréate de nombreux prix, Valérie Borde a publié près de 900 articles dans des magazines depuis 1990, au Canada et en France. Enseignante en journalisme scientifique et conférencière, cette grande vulgarisatrice est à l’affût des découvertes récentes en science et blogue pour L’actualité depuis 2009. Valérie Borde est aussi membre de la Commission de l’éthique en science et en technologie du gouvernement du Québec, en plus d’être régulièrement invitée dans les médias électroniques pour commenter l’actualité scientifique. On peut la suivre sur Twitter : @Lactu_Borde.

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Je suis bien d’accord avec vous pour dénoncer l’idée du ministre Arcand de tenir une nouvelle consultation en vue de définir la politique énergétique du Québec. On a suffisamment de connaissances pour passer à l’action. On a ni le temps ni l’argent pour tout recommencer. À moins que le ministre nous démontre que la précédente commission d’étude ait été noyautée par des personnes incompétentes ou malveillantes.

J’ai plutôt l’impression que le ministre a de nouvelles orientations en tête et qu’il veut les «vendre» à la population par le biais d’une nouvelle commission.

Vos recettes:

Pour réduire notre consommation électrique résidentielle, vous semblez préconiser une augmentation générale des tarifs. N’oublions pas que l’Hydro a maintenant un nouveau moyen: les compteurs intelligents. Pourquoi ne pas moduler les tarifs en fonction de l’heure? Ceci nous inciterait à réduire notre consommation en période de pointe et ainsi éviter à l’Hydro de devoir de mettre en service de nouvelles centrales ou, pire, d’importer de l’électricité à grand frais.

En matière de transport routier, à part investir dans les transports collectifs et augmenter les taxes sur l’essence ainsi que les péages, il n’y a effectivement pas de solution miracle. Par contre, je suis toujours impressionné par le fait que des nous achetions du pétrole étranger à coup de milliard de dollars, à chaque année. On devrait au moins chercher à dépenser cet argent au Canada, en misant sur un système FIABLE de transport du pétrole de l’Ouest.

La modulation des tarifs peut être une solution temporaire durant la les pointes étalées du 15 décembre au 15 février mais inutile avec les surplus énergétiques actuels. Je ne sais pas combien de citoyens utiliseront les KWh de sécheuse ou de fourneaux électrique la nuit pour économiser 25 ¢ mais je sais qu’Hydro a versé presque 1 G$ à TCE et doit continuer pour ne pas UTILISER la centrale à gaz de Bécancour , en 2020 on aura payé 3 fois son prix de construction et les 2 turbines auront tournées moins de 2 mois. Il y a certainement des solutions pour utiliser l’énergie de cette centrale durant les 1200 heures de pointe surtout que le gaz naturel qui alimente cette centrale est très peu couteux. Ainsi, Hydro n’aurait pas à réserver des MWh couteux auprès des réseaux voisins.

Pour ce qui est du pétrole bitumineux, M Massicote vous devriez savoir que l’oleoduc 9 B actuellement en processus d’approbation , qui a une capacité de 48 millions de litres par jour peut satisfaire tous les besoins des consommateurs québécois, dont la consommation devrait réduire progressivement avec l’électrification des transports collectifs et des véhicules commerciaux et individuels.
L’oléoduc Énergie est utilisera le territoire du Québec comme lieu de passage sans prendre totalement la responsabilité des risques ni payer de significatifs droits de passage.
Ce tuyau qui transportera 400 millions de barils par année uniquement pour exportation planétaire rapportera des G$ de profit à SUNCOR, à TCPL, à IRVING oil (irresponsable du désastre pétroliers de lac Mégantic ) Peu de pays désirent ce sale bitumineux 22 % plus polluants que le pétrole conventionnel qui ajoutera aux émissions de CO2 dont les dégâts couteront des centaines de G$ de dérangements climatiques, causant les dérangements sociaux économiques mondiaux. Il faudrait avoir un peu de vision à long terme pour comprendre l’ampleur des dangers de vouloir exporter 400 millions de barils de bitumineux polluants et comprendre que ce seront seulement des revenus et profits qui en découleront… les risques futures selon moi seront plus couteux pour l’humanité que les gains illusoires escomptés.
En bref, selon l’expression ; ça risque » d’aller mal à la shop » avant 2050. ( inondations, famines, sécheresses, et millions de réfugiés etc )

Encore une autre chance aux firmes de RELATIONS PUBLIQUES à la solde des financiers de la troïka banco-politico-médiatique, communement appelées » l’industrie de la PROPAGANDE « , de désinformer et de fabriquer du consentement dans l’opinion publique….

Faites vos jeux rien ne vas plus…..

J’approche 72 ans et je me rappelle lorsque l’hydro nous encourageait a électrifier nos maisons. N’étant pas fonctionnaire, j’ai quand même réussi a me payer une maison usagée qui date des années 60, mal isolée et énergivore , une de ces maisons dîte Électrifiée aux plintes énergivores et innéficaces . Aujourd’hui on me prend le tier de mon chêque de pension de viellesse pour donner des privilèges incroyables aux fonctionnaires de l’hydro!!!!!

Pas plus hypocrite que Hydro Quebec, ca me fais penser un peu au quota des polices, ils ont l’audace de nous dire que les gens surchauffe leur loyer au lieu de dire qu’Ils sont pris avec un parc de blocs appartement tres vieux mal isolés donc il faudrais s’acheter un habit de skidoo pour passer l’hiver au Quebec avec tout ces barrages, et eoliennes qu’ont a pas besoin,Une Commission Charbonneau la dessus au plus vite avant de crever de froid dans cette univers de menteurs de politiciens véreux.Vous allez voir que Couillard est pareil a Charest c’est pour ca qu’ils s’entendait pas

Pour moi la meilleure façon de réduire la consommation d’électricité, cela consiste à construire des maisons et des bâtiments éco-énergétiques en très grand nombre pour fin de renouveler le patrimoine bâti. Ce qui n’est même pas encore la norme aujourd’hui.

Si vous disposez d’un patrimoine qui depuis des décennies a été édifié en fonction de considérations qui n’ont rien à voir avec les climats nordiques, il ne faut pas trop s’étonner si malgré toutes sortes de mesures d’économie d’énergie et d’accessoires permettant plus ou moins d’économiser, que la consommation reste encore actuellement élevée.

Le problème se pose concurremment en été. Si le patrimoine bâti n’a pas été conçu pour les chaleurs extrêmes, d’où des besoins en termes de climatisation. Est-ce qu’il y a aussi besoin de tellement de piscines creusées ou non dans les arrières cours ?

Si vous augmentez par la tarification, la note d’électricité qui est déjà élevée, vous allez contribuer en faire tomber dans la misère les personnes les moins nanties de la société. Bref vous vous mettez du bon bord, au côté et au service du fameux 1%.

Même chose pour l’essence et autres projets de péages urbains et péri-urbains. Déjà que l’offre en transports en communs reste encore insuffisante et pas spécialement bon marché. Vous allez continuer de pénaliser les gens qui ont une auto mais ne sont pas riches pour autant.

— Dans ce cas, quel est le moindre avantage à vivre au Québec ? Y’en a déjà plus beaucoup, bientôt ça va être zéro.

Il faut se rendre aux évidences. Ce sont les conceptions des villes qui sont croches. Lorsqu’il y avait des alternatives audacieuses à l’étalement urbain, on a choisi toutes autres choses y compris même au cours des 15 dernières années. Le choix de qui ? Celui des architectes et des urbanistes ou celui des politiciens de toutes obédiences, des partenaires financiers et d’une population facile à manipuler ?

Les gens qui habitent les banlieues ne sont pas tous riches et tous n’ont pas les moyens de se payer la belle vie au centre-ville de Montréal. Et puis, il y a une façon très simple de réduire la facture en essence : changer de fond en comble l’organisation du travail. Cela permettrait probablement de créer entre 5 et 10% d’emplois en supplément.

— Lorsque vous concluez en cet élan lyrique digne des plus authentiques passionarias : « Doublons les taxes, les subventions et les investissements, et on réalisera peut-être des gains significatifs. » Dans ce cas le « peut-être » ne peut être en la circonstance, qu’on ne peut plus approprié.

« P’t’être bin qu’oui, p’t’être bin qu’non » comme disaient nos ancêtres normands. Quant à moi, j’ai plutôt décidé d’accorder ma confiance à Pierre Arcand.

Et, les surplus d’électricité!!!

800 M$ d’achats d’électricité dont on a pas besoin!

Hydro Québec a tellement d’èlectricité qu’elle ne sait plus quoi en faire , selon M. Moisan-Plante , analyste de l’Union des Consommateurs.

Gâtons-nous et continuons d’accroitre en développant les éoliennes…

Tant qu’à faire, réduisez votre consommation…comme çà on justifiera les augmentations de tarif.

J’ai manqué le dîner de cons!

Entièrement d’accord avec vous, surtout ces putain d’éoliennes politiques qui nous font monter nos tarifs. Dès qu’ils ont commencés parler d’éoliennes je ronchonne.

Pourquoi est-il si important d’économiser l’électricité alors que nous nageons dans les surplus?

Il y a l’élément ANTICOSTI- pétrole et fracturation hydraulique – que le gouvernement et spécialement des fonctionnaires de son ministère-promoteur (MDDELCC ) du projet veut piloter à sa guise. Avec quelques escarmouches (http://rochemere.blogspot.ca/2014/11/la-campagne-de-forages-2014-anticosti.html) avec le Centre Québécois du Droit de l’Environnement, le gouvernement veut tenter de justifier ces activités coûte que coûte. Je suis d’accord avec Valérie Borde, il y a dans le processus en 2015 une démarche redondante qui ne pourra pas aboutir à rien dans les très courts délais impartis: https://www.facebook.com/notes/anticosti_pétrole_de_roche_mère/où-veut-on-aller-avec-toutes-ces-commissions-sur-lénergie/635827159878144

Vous avez raison de soulever ce point. Le ministre a intérêt à se servir de tous les rapports qui ont été produits à grand frais. Nos gouvernements successifs ont l’habitude de tourner en rond et d’essayer de réinventer la roue. C’est tellement facile de dépenser l’argent des autres. On aura toujours besoin d’électricité et de pétrole.

Je suis bien d’accord avec vos commentaires. Lorsque le gouvernement veut étirer la sauce, il forme un comité, une commission, une table ronde, des tournées de consultation, etc.
Le gouvernement n’a pas l’intention de mettre en application les recommandations car il perdrait trop de revenu en taxes. Pour l’heure actuelle, on cherche éperdument de l’argent pour financer les programmes; c’est pour cette raison qu’il a changé le mandat de la Caisse de dépôt; il va pouvoir piger à deux mains dans des fonds qui ne lui appartient pas. La Caisse de dépôt, c’est comme le compte d’épargne des Québecois. Est-qu’on laisserait quelqu’un piger dans notre compte d’épargne sans dire un mot; c’est cela qui est en train d’arriver.
Alors, pour un ministre, lancer une table ronde, pour un autre, former un comité d’étude, ça attire l’attention des journalistes et c’est la stratégie employée pour noyer le poisson (Caisse de dépôt).

C’est certain que le ministre veut gagner du temps. Et peut-être plus encore, il lui suffira de faire analyser les résultats de sa consultation par les fonctionnaires qui seront mis à pied ou qui prendront leur retraite.

J’ai participé à la Commission sur les Enjeux Énergétiques ; il y eu plus 450 mémoires et présentations, j’en ai écouté ou lu quelques dizaines très sérieux et assez peu biaisés. J’ai lu le rapport Lanoue Mousseau , c’est 300 pages d’analyses biens faites , bien cataloguées dans les divers domaines , innovation, utilisation , amélioration , efficacité de tout type d’énergies .
Puis là, le PLQ souhaite reprendre tout ça c’est désolant de gaspiller ainsi en période de coupures budgétaires.
Selon moi, le problème majeur est que le ministre est un peu ignorant de ce domaine, il craint de faire des erreurs, au ministère il y a des gens qualifiés MAIS il y a le sous ministres et des adjoints nommés par les politiques et là la compétence et l’expertise ne sont pas réunis. Il y a là celle qui en était présidente a causé la disparition de l’Agence de l’Efficacité Énergétique… une clerc qui organise bien la logistique des réunions mais le contenu étaient entant absent. Tous les experts compétents ne sont pas resté longtemps dans cette galère. Maintenant, ces gens qui ne savent pas ce qu’ils ignorent conseillent le ministre et le gouvernement…
Alors, c’est mal barré. le rapport est semi-tabletté, les experts sont politiquement biaisés , le ministre et le gouvernement sont sous influences de quelques lobbyistes politiques et la consultation annoncée est une spectacle … la conclusion et le rapport déjà pressentis… Trop couteux de tenter d’améliorer l’utilisation et l’efficacité énergétique. Le pétrole a encore sa place alors l’électrification des transports et l’atteinte des cibles de diminutions des émissions de GES ce sera en 2020 ou plus loin.

« Il suffit d’augmenter nettement les taxes sur l’essence, … et d’implanter de manière agressive un transport en commun peu coûteux.

Vous habitez un centre urbain suffisamment dense, tout va pour le mieux avec vos suggestions.

Vous habitez une région et, encore plus, à l’extérieur d’un centre urbain moins dense, pas sûr de la pertinence de vos solutions.

En qualité de résident de l’Ontario, je puis dire que les compteurs intelligents fonctionnent bien. Quand le Québec se targue d’être au premier plan dans le domaine de l’écologie, cela me fait bien rire. Chez nous, nous ne faisons jamais fonctionner le lave-vaisselle avant 19 heures pour économiser des sous. Je crois sincèrement que le ministère de l’Environnement du Québec est complètement pourri et inefficace. Les déversements de carburant dans le fleuve Saint-Laurent sont monnaie courante, les citoyens consomment plus d’eau potable que partout dans le monde, les déchets jonchent les bordures d’autoroute, même le pavage au Québec n’a pas la qualité de celui de l’Ontario. Le bitume neuf des routes québécoises n’est pas à niveau. Les hôpitaux commencent à peine à copier le modèle des hôpitaux ontariens. À Gatineau, les citoyens malades font des pieds et des mains pour se faire soigner à Ottawa, car ils n’ont pas confiance dans leurs institutions. Les fonctionnaires fédéraux dont la culture est majoritairement anglo-saxonne travaillent plus d’heures que les fonctionnaires québécois. Bref, ne serait-ce que par les impôts moins élevés en Ontario, si j’étais Québécois, j’y penserais à deux fois avant de faire le fanfaron et tenter de donner des leçons d’écologie au reste du pays. Les Québécois aiment les gros « chars » et consomment avec frugalité le pétrole de l’Ouest…

Pierre…. Que de préjugés et de désinformation !!!!

C’est au Québec qu’il se vent le plus de petites voitures économiques et de voitures électriques en Amérique du Nord !!!! Aucun groupe n’a la vertu parfaite et totale… Un peu plus d’esprit critique et nuancé ne fait pas de tord dans tout débat…

Alors on cesse le petit jeu puéril du: LE MIEN EST MEILLEUR QUE LE TIEN…. D’accord, Pierre

« Le Québec est le champion du monde du gaspillage d’électricité… »

Ce commentaire ne s’adresse pas à vous M. Pierre Simard mais à Valérie borde.

« Les Québécois aiment les gros « chars » et consomment avec frugalité le pétrole de l’Ouest… »

TOUT FAUX et ARCHI FAUX!

Prouvez vos écrits noir sur blanc et avec des références.

Moi aussi dans la région de Trois rivières j’ai un compteur intelligent et il roule TRÈS bien.

« Les déversements de carburant dans le fleuve Saint-Laurent sont monnaie courante… »

Les bateaux sont de partout dans le monde excepté du Québec et le fleuve est sous juridiction fédérale, on n’y peut rien.

Pour le pétrole de l’Ouest, nous n’en brûlons pas une goûte.

Vous ne connaissez rien du Québec et vous nous donnez une bonne raison de plus pour pour se séparer du Canada.

J’ai été chercheur/analyste pour la dernière Commission sur les Enjeux Énergétiques. La très grande majorité des conclusions du rapport va à l’encontre des idées reçues et des fantasme des Québécois. Par conséquent, la politique énergétique socio-économiquement optimale ferait face à un mur d’opposition citoyenne.

3 sujets à ajouter ou discuter qui devrait faire partie de cette article:
1) La Norvège a un climate, population, géograhie et ressource pétrolière (soumarine) et hydrolique très semblable è la notre. Pourquoi pas revoir leur politique énergitique en invitant leurs experts? La Norvège fait parti de la liste des 10 pays pays d’Europe les plus riches aver la meilleure qualité de vie.
2) Pourquoi devrait-on faire payer les québecois plus chère l’électricité pour en réduire la consummation lorsqu’il y a des surplus? Les profits d’hydroquébec devraient ëtre investient en recherche de piles à rechage rapid pour automobile pour ainsi consommer encore plus d’hydroélectricité que nous avons comme richesse naturelle renouvelable.
3) Nous allows DEVOIR comsommer du petrol pour encore plusieurs générations. Pourquoi devrions-nous importer 100% de notre consommation ou encore pure, utiliser le pétrole sale des sables bitumineux s’il y a moyen d’extraire le notre par des moyens sécures et environnementalement responsable? La Norvège le fait depuis quelques générations!!!

Augmenter les tarifs d’électricité. imposer une taxe additionnelle sur le carbone (essence, mazout). C’est simple, tout les spécialistes sont d’accord. C’est d’autant plus opportun que le prix du brut baissant, les consommateurs vont se jeter sur les grosses cylindrées, agrandir leur spas, et hausser la température de leurs piscines, si rien n’est fait. On en sera pas tenté, non plus, d’investir dans l’économie d’énergie.
Tout le reste, c’est de la bouillie pour les chats.

Augmenter les tarifs d’électricité, (et dégeler le bloc patrimonial pour financer l’éolien, les mini centrales et les usines de biomasse) ce n’est pas simple et j’aimerais bien avoir cette liste de tous les spécialistes qui sont d’accord. Les Fortin, Blain, Pineau, Vézina, Bernard et une flopée de journalistes économiques se sont prononcés contre. SVP ne me mentionnez pas les dogmatiques écolos d’Équiterre, Greenpeace et Davis Suzuki qui ne sont ni économistes, ni scientifiques, ni analystes spécialisés en énergie. Relisez encore le commentaire précédent tiré de la position de l’Union des Consommateurs qui s’appuie sur des faits et sur de nombreux spécialistes pour étayer leurs arguments.
Claude Charron

Les récentes augmentations des tarifs d’électricité de même que celles à venir pour l’achat à perte de l’énergie éolienne, totalisant des millions de dollars par année, constituent le véritable gaspillage (8 milliards d’ici 2025).
« Rappelons, pour apprécier cette question, que le Québec est le seul endroit nordique au monde où près de 80 % des habitations sont principalement chauffées à l’électricité. Pendant plusieurs années, les autorités ont même encouragé les Québécois à choisir cette source d’énergie pour le chauffage. Cela faisait partie du «pacte social» proposé aux «Hydroquébécois».
Ainsi, au Québec, plus qu’ailleurs à cause du froid, l’électricité est un service essentiel.
Il semble d’autant moins admissible de vouloir hausser arbitrairement les tarifs d’électricité dans un tel contexte qu’il s’agit d’un moyen fortement régressif de renflouer les coffres de l’État[2]. Bon nombre de ménages parmi les plus pauvres sont locataires, dans des logements mal isolés et difficiles à chauffer, qui consomment donc plus d’électricité.
D’ailleurs, de très nombreux ménages parmi les plus vulnérables peinent déjà à payer leur facture d’électricité[3]. En effet, les problèmes de recouvrement des comptes d’électricité en souffrance ont explosé ces dernières années. Le total des factures en retard se chiffre actuellement à environ 1 G$. En 2011, Hydro a dû procéder à 50 649 interruptions de service pour des comptes résidentiels en souffrance, soit près du double de la moyenne des dernières années.
L’argument du gaspillage
Dans l’ensemble, pour le secteur résidentiel, la demande d’électricité est très peu élastique, c’est-à-dire qu’elle réagit peu aux variations de prix. Face aux hausses de tarif, les ménages plus pauvres ou de la classe moyenne ne peuvent réduire que de façon marginale leur consommation. Les possibles changements de comportements et le peu de mesures d’efficacité énergétique qui sont à leur portée n’auront que des effets négligeables sur leur consommation d’électricité, parce que la majeure partie de cette consommation est liée à des besoins de base.
De leur côté, les ménages plus fortunés ont peu d’intérêt à réduire leur consommation, puisque l’électricité constitue une dépense négligeable dans l’ensemble de leur budget.
Ainsi, il est faux de prétendre que les bas tarifs d’électricité favorisent le gaspillage d’énergie et constituent une forme de subvention aux ménages les plus riches. Une hausse marquée des tarifs de l’électricité piégerait la majorité des ménages, ne laissant qu’aux plus riches la capacité de réduire leur consommation (géothermie, rénovations majeures, appareils de haute performance, etc.).
Si l’on cherche des moyens de réduire la consommation d’électricité, des programmes ciblés d’efficacité énergétique (EÉ) et une réglementation plus serrée constituent de bien meilleures façons de le faire que des hausses tarifaires inéquitables. Par exemple, il est inconcevable que les normes d’EÉ qui s’appliquent encore aujourd’hui aux constructions résidentielles neuves datent de 1984.
Augmenter arbitrairement les tarifs de notre hydroélectricité rend cette forme d’énergie moins concurrentielle face aux énergies combustibles. Par exemple, le Québec consomme une quantité très importante de bois pour le chauffage, le plus souvent dans des équipements très polluants. Une hausse arbitraire des tarifs d’électricité augmenterait de façon marquée l’attrait du chauffage au bois et la pollution qui y est associée. Nous sommes loin d’une taxe verte. »
Union des consommateurs
Coalition des associations de consommateurs du Québec Août 2012
Je vous invite à lire cet article en entier de même que mon mémoire présenté à la CEEQ pour affiner votre réflexion sur le gaspillage.
Claude Charron
http://uniondesconsommateurs.ca/2012/taxer-lelectricite/
http://www.mern.gouv.qc.ca/energie/politique/memoires/20131008_289_Claude_Charron_M.pdf

Merci pour ce billet. Années D’austérités… quelle farce. Le dindon serais-ce NOUS. On ns prend pour des incultes, pendant ce temps, on ne fait
RIEN ou si peu. C’est ns donne la désespérance en nos élus…Assez gaspillé de temps pour Moi,

Avec internet plus besoin de se déplacer pour voir, entendre, et communiquer. Depuis son élection le Premier Ministre Couillard et sa ribambelle de petits lutins voyagent
sans arrêt aux frais des contribuables. C’est également le cas pour tout nos paliers gouvernementaux. Pourtant lle contribuables qui veut voyager doit se le payer lui-même….
Nous serait-il permis d’espérer plus de modestie à nos gouvernants, moins de procole, moins de tourisme sottise , plus conséquent, » Bye, Bye 2014 » fut très à propos devant cette réalité…

« Le Québec est le champion du monde du gaspillage d’électricité, comme je l’avais déjà expliqué dans ce billet. »

Des explications non. Prouvez-le!

Prouvez-le noir sur blanc avec de chiffres noir sur blanc tenant compte de la température des pays, le vent, les entreprises « énergivores » telles que les alumineries dont nous avons pas besoin, du pétrole versus électricité.

Je me méfie des médias très à la droite et l’Actualité en est un.

Monter les taxes ou l’électricité pour sauver de l’impôt aux riches.

Ce n’est pas aussi tranché effectivement. Dans bien des domaines, l’industrie traine de la patte en terme d’efficacité énergétique. Dans le domaine du bâtiment résidentiel, on se débrouille pas mal.

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