Pourquoi j’irai me faire vacciner

J’irai me faire vacciner contre la grippe A(H1N1) quand ce sera mon tour, et voilà pourquoi.

Je n’ai pas peur du vaccin. Malgré tout ce qu’on a pu lire et entendre ces dernières semaines, la probabilité qu’il me donne autre chose qu’une «douleur au site d’injection» (un mal au bras qui peut s’apparenter aux courbatures qu’on ressent après un bon effort physique) est vraiment mince. On vaccine des gens contre la grippe depuis plusieurs décennies et ce virus n’est pas si différent de tous ceux qui se sont présentés depuis.

La recette est éprouvée, même si on a un peu changé les ingrédients. Même les adjuvants, qui inspirent la plus grande méfiance, sont utilisés depuis longtemps et ont déjà été injectés à de nombreuses personnes. Les protocoles d’approbation des autorités sanitaires n’ont jamais été aussi exigeants pour les compagnies pharmaceutiques, même si on a utilisé des procédures accélérées pour la pandémie.

C’est certain, se faire vacciner n’est pas sans risque. Traverser la rue non plus. Mais croyez-moi, ce vaccin est infiniment moins dangereux qu’une multitude de comportements pourtant répandus dans la population : fumer, conduire avec quelques verres dans le nez ou un téléphone à la main, trop ou mal manger, passer de longues heures devant la télé plutôt que d’aller jouer dehors, travailler jusqu’à s’en rendre malade, prendre des produits de santé naturels pour soigner des maladies graves… Il y a un énorme écart entre le risque réel d’un vaccin et la perception de ce risque.

Se faire vacciner est surtout moins risqué que d’attraper ce virus, qui, selon les prévisions, pourrait toucher jusqu’à une personne sur trois. Même si la probabilité de mourir de cette grippe est très mince, elle est sans aucun doute largement supérieure à la probabilité de mourir à cause du vaccin.

Comme la grippe est contagieuse avant même de donner des symptômes, me faire vacciner diminue aussi le risque que je transmette le virus à des personnes à risque ou à d’autres non vaccinées – par négligence, peur, conviction… ou parce que ce sont des bébés de moins de six mois chez qui le vaccin est inefficace. Se faire vacciner est un geste qu’on fait pour soi mais aussi pour les autres, notamment pour ceux qui n’ont pas la chance de comprendre qu’ils ne risquent pas grand-chose à le faire.

Je vais aussi me faire vacciner parce que les autorités de santé publiques le demandent. Les experts ont estimé que, dans l’état actuel des connaissances, mieux valait essayer de protéger l’humanité contre cette grippe avec des vaccins plutôt que de prendre le risque que les hôpitaux soient débordés par le nombre de gens malades. Se sont-ils trompés? C’est possible.

Mais pour la première fois dans l’histoire de la santé publique, on pense avoir vu venir une pandémie avant qu’elle ne se matérialise. On a décidé d’essayer d’infléchir le cours des choses avec un vaccin. Je ne crois pas que cela soit une grosse erreur, et encore moins une erreur grave. Même si je suis vaccinée pour rien, j’aurai au moins contribué à cette expérience planétaire dont tout le monde pourra tirer des leçons. On y verra plus clair à la prochaine pandémie, dans 20 ou 40 ans.

Compte tenu de la faible virulence de A(H1N1), fallait-il laisser tomber le vaccin et consacrer nos ressources à des problèmes de santé autrement plus criants à l’échelle de l’humanité? C’est possible encore une fois, car il y a effectivement de quoi faire. Malheureusement, le monde ne marche pas comme ça : le fait que d’innombrables enfants meurent de diarrhées dans le monde ne nous fait pas refuser de coûteuses chirurgies à des gens très âgés.

À moins d’une réforme radicale de la manière d’envisager la santé de l’humanité, ne pas me faire vacciner n’aidera en rien la cause des enfants victimes de la malaria. Même s’il faudra analyser soigneusement le rapport coûts/bénéfices de cette campagne de vaccination.

Aurait-on dû réserver ce vaccin aux gens les plus à risques de complications? Là encore, c’est possible. Mais on a estimé que le meilleur moyen de protéger ces personnes était d’offrir le vaccin à tout le monde. Et qu’il serait profitable de limiter le nombre de gens malades, même s’ils ne sont pas à risque, pour diminuer l’absentéisme susceptible de nuire aux services publics et à l’économie.

 Il y a certes des experts qui, un peu partout sur la planète, critiquent l’OMS et les décisions des autorités de santé publiques locales, et leurs arguments méritent d’être écoutés attentivement. Reste que tous les pays industrialisés ont pris sensiblement la même décision : vacciner toute leur population, sur une base volontaire. Le consensus est mondial.

Je ne suis pas un mouton, ni un suppôt de Big Pharma, mais je fais globalement confiance au consensus scientifique. Je n’accorde en revanche aucune crédibilité à la pléthorre de gens qui basent leur opinion sur des rumeurs ou sur une connaissance très très partielle du sujet, ni à tous ceux qui disent qu’ils sont certains d’avoir raison.

Je ne suis pas absolument certaine d’avoir raison d’aller me faire vacciner, mais tout bien pesé, cela me semble la décision la plus raisonnable.

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Totalement d’accord avec vous. J’irai moi aussi me faire vacciner lorsque ce sera mon tour. Même le Dr Amir Khadir le fera, pourtant personne ne peut l’accuser d’être soumis et crédule face au Big Pharma.

Il est fascinant d’observer à quel point les conspirationnistes anti-vaccins ont un discours identique à celui des opposants à la théorie de l’évolution ou à celui des négationnistes des changements climatiques.

1. Ils jurent tous que le consensus officiel à propos des vaccins, de la théorie de l’évolution ou des changements climatiques est un mensonge entretenu par le fait que ceux qui « osent » remettre en question le « dogme » sont ostracisés et punis par leurs machiavéliques collègues.

2. Ils citent ensuite plusieurs études bidons réalisées par un des « persécutés » démontrant que les fossiles sont mal datés, que la planète se refroidit, que les vaccins sont nocifs et mortels.

3. Il clament que ces « mensonges » sont entretenus au profit des conspirateurs. La théorie de l’évolution inventée par des scientifiques athées a pour but de saper les bases morales de notre société pour favoriser les impies. Les changements climatiques inventés par des scientifiques socialistes ont pour but de saper les bases capitalistes de notre société pour favoriser la gauche. Les vaccins inventés par des scientifiques cupides ont pour but de saper notre santé pour enrichir les pharmaceutiques.

4. Ils insistent pour que vous consultiez « Silence on vaccine » (vaccins), « Expelled: No inteligence allowed » (théorie de l’évolution) ou « State of Fear » (Changements climatiques).

Et bien, si vous allez vous faire vacciner, très bien pour vous. Vous aurez le sentiment d’être de bons citoyens et d’avoir fait votre devoir pour éradiquer cette grippe.

Sauf que je ne suis pas d’accord. Et non, je ne suis pas non plus de ceux qui écoutent les fameuses rumeurs auxquelles la personne précédente fait allusion. Je ne pense pas que cela soit très malin de parler de « conspirationnistes », de nous mettre dans une boite d’illuminés.

Non, sérieusement, regardez un peu et ouvrez les yeux. Y a-t-il danger présentement? Combien de personnes autour de vous sont affectées?

Ne trouvez vous pas que nos médias crient un peu trop vite au loup, et montent en épingle une maladie qui – pour l’instant – ne s’est pas avérée si dangereuse que cela. Rien qu’à voir la « soi-disant » première vague.

Je me pose aussi des questions sur la vitesse avec lesquels les vaccins ont été produits et la rapidité avec lequel Santé Canada a dit « ok c’est beau ».

J’ai aussi un garçon qui a perdu – est-ce une coïncidence – l’usage de la parole juste après sa vaccination générale. Il ne s’est remis à parler que vers l’age de 4 ans, donc il va devoir vivre avec des séquelles toute sa vie. Et je pointe du doigt les produits non testés qu’ils mettent dans leurs vaccins.

Enfin, ne réalisez vous donc pas les $$$ incroyables que doivent se faire certains, et le capital politique d’autres ?

Alors, lorsque vous réalisez un article, essayez au moins d’être un peu de l’autre coté de la balance. Les Québécois sont sceptiques? Ils ont de bonnes raisons de l’être!

J’approuve entièrement votre façon de penser! Je vais aussi aller me faire vacciner non pas parce que je redoute la grippe, mais plutôt car c’est un devoir. C’est à cause des rumeurs que le monde ne veulent pas y aller. Si vous parler d’une personne sur trois pourrait être diagnostiquée A(H1N1), alors je n’en ferai pas partie 🙂

Bonsoir,

J’irai vraisemblement me faire vacciner… pour rassurer une proche qui m’est chère et qui est à risque!

Sauf que voilà: il y a au moins 20 ans à ma connaissance que je n’ai pas eu une grippe!! Faut croire que j’ai la chance d’avoir un bon système imhunitaire, peut-être entretenu par le fait que j’ai toujours beaucoup marché, et qu’étant jeune, ma mère ne m’a jamais empêché de m’amuser avec des « bébittes » de toutes sortes! Elle passerait sûrement pour une irresponsable, aujourd’hui, puisque notre société est obsédée par les microbes…

Bref, devant cette hystérie collective moussée par des médias sensationnalistes, il m’en vient de souhaiter d’attraper… une bonne grippe, histoire de contredire tout ce que l’on dit sur le bienfait de ce vaccin!

Bravo Sociando, et que dire des gouvernements qui se sont empressés de donner toute immunité aux géants pharmaceutiques… et maintenant on devrait se sentir coupable d’égoisme de ne pas vouloir suivre le troupeau… parce que bien entendu ce vaccin est efficace à 100% et ce ne seront que les méchants non-vaccinés qui propageront le virus… À quand l’interdiction de voyager et peut-être même de fréquenter les lieux publics à ces lépreux?

Il me semble qu’il manque pour qu’il s’agisse bien d’information objective le pendant: « pourquoi je n’irai pas me faire vacciner ». La presse en général gagnerait en crédibilité. Les « opinions mondialisées » sont souvent le produit de campagnes d' »information » très pointues…

Observons simplement que le Mexique compte 150 millions d’habitants et la France autour de 60. La grippe dite saisonnière tue 3000 personnes en France chaque année. Le Mexique est touché depuis de longs mois… pour une mortalité de type « saisonnière » on attendrait quelques milliers de morts, est-ce logique? Combien de morts compte-t-on actuellement pour le Mexique et sur toute la terre? Le chiffre doit vous donner une évaluation du danger… et une appréciation de l’urgence à se faire vacciner.

Pour être honnête avec vous, je n’ai pas vraiment peur de cette grippe. Si jamais je l’avais, j’assumerais la douleur et tout ce qui s’en suit bien alité pendant une semaine s’il le faut. Par contre, je vais me faire vacciner par solidarité car je m’en voudrais énormément de la transmettre à quelqu’un d’autre.

Sociando: La première vague n’a peut-être pas été ressentie si durement chez-vous que chez-nous… J’habite la Californie et ici c’est très inquiétant.
Ici les gens font la file pour se faire vacciner mais il n’y a pas assez de vaccins. Les gens s’entassent à 5 heures du matin pour espérer faire vacciner leurs enfants.
Ce n’est pas une campagne de peur, mais plutôt une inquiétude d’être malade.
Pour ce qui est de la vitesse à laquelle le vaccin a été créé… c’est la même vitesse que tous les autres vaccins contre la grippe saisonnière qu’on confectionne chaque année en prévision des quelques souches les plus communes dans la population.
J’y crois à la vaccination pour cette fois. Et il ne faut pas oublier que si les États-Unis toussent… le Canada va certainement attraper la grippe. Ce proverbe est bon pour l’économie… mais encore plus approprié pour la grippe H1N1.

Le fait que vous donnez de façon hative et sans vraiment en prendre la mesure
« Même si la probabilité de mourir de cette grippe est très mince, elle est sans aucun doute largement supérieure à la probabilité de mourir à cause du vaccin. »
mérite une étude plus sérieuse.
Quels types de séquelles ? pour le vaccin, pour la grippe …
Il y a peut-être des éléments de réponse chez ceux qui sont atteints de sclérose en plaque suite à une vaccination.

Bravo pour cet article que je fais circuler comme un virus auprès de mes amies et de mes proches.

Que voilà des propos équilibrés parce que pas prétentieux une miette et qui sont le résultat d’une réflexion, pas seulement une émotion. Merci.

@Renaud Seguin:

J’ajouterais, comme point commun entre la vaccination et les mesures de limitation des émissions nuisibles à l’environnement :

5a. Si des mesures insuffisantes sont prises par les autorités et le grand public, les conspirationnistes, constatant les effets néfastes prévus, vont prétendre que les scientifiques ne comprennent rien, que la vraie cause est autre chose, bref que ces mesures revenaient à jeter de l’argent par les fenêtres. (On pense aux gaz à effet de serre.)

5b. Si des mesures suffisantes sont prises par les autorités et le grand public, les conspirationnistes vont prétendre que les effets néfastes ne sont pas survenus parce qu’il n’y a jamais eu de menace, que les scientifiques ne comprennent rien, bref que ces mesures revenaient à jeter de l’argent par les fenêtres. (On pense à la protection de la couche d’ozone.)

En bout de ligne, on ne peut jamais gagner.

« J’ajouterais, comme point commun entre la vaccination et les mesures de limitation des émissions nuisibles à l’environnement : »

Mais il y a aussi une différence:

Le vaccin ne coûte que la valeur d’un trio de malbouffe, et les mesures pour combattre l’effet de serre sauvent beaucoup de fric à la population.

Comme quoi un char qui coûte moins cher et prends moins de gaz c’est de l’argent dans les poches des contribuables.

Mais…? J’y pense si la pandémie s’avère grave, le vaccin aura sauvé une fortune aux contribuables.

Un petit dix, une petite piqûre sans risque, c’est pas cher.

Ho! J’y pense, avez-vous peur des tites piqûres des infirmières en blanc?

Il y a quelques semaines, en l’espace de quelques heures seulement je me suis retrouvé sur le tapis : c’était un lundi, j’ai travaillé normalement toute la journée, en forme mais le soir j’ai senti une irritation dans la gorge, j’ai décidé d’aller me coucher… pour me réveiller 2 heures plus tard mal amoché pas à peu près! 2 jours au lit par obligation, 2 semaines à m’en remettre complètement…
Une grippe non ? Sinon quoi ? On a dit qu’il n’y en avait qu’une seule en circulation, et bien sûr je parle de la H1N1!
Personnellement, mon dilemme vient de là justement : je l’ai fait ou non ? Ce serait con de se faire vacciner si je l’ai eu…

Excellent article. J’ai presqu’eu le gout d’aller me faire vacciner en le lisant, seulement, je crois en la sélection naturelle.

Merci pour votre article! Enfin des propos sensés. Une minorité de gens autour de moi se feront vacciner. Des mères de jeunes enfants, des techniciennes en garderie, des adultes dans la trentaine ont choisi autour de moi de ne pas se faire vacciner. Je m’inquiète parce qu’il me semble que c’est là une manière irresponsable de laisser la maladie se transmettre… Et si l’un d’eux mourait par inconscience ?
Quoi répondre à quelqu’un qui dit que se laver les mains suffit, quoi répondre à quelqu’un qui dit que de toute façon la grippe n’est que de deux jours, quoi répondre à quelqu’un qui dit que ça ne sera pas si pire que ça et donc pas la peine de se faire vacciner…
Votre article me donne de nouveaux arguments, bien que jusqu’à maintenant mon entourage est sourd à l’entente de mes arguments. Votre article me rassure parce que ceux refusant le vaccin me traite de victime d’un lavage de cerveau du simple fait que je veux me faire vacciner… Au fond c’est peut-être eux qui en ont subi un. Pour ma part, je me ferai vacciner pas parce que j’ai peur de mourir ou d’une pandémie mais par simple responsabilité sociale.

Mon fils de 15 ans est grippé. Comme la moitié des élèves de son école est malade, que quelques cas de H1N1 sont confirmés, et qu’on dit qu’elle est hautement contagieuse, il est fort probable qu’il l’ait.

La réalité, pour contrebalancer la panique semée par le cas de ce pauvre jeune Ontarien : il « file moche », mais il est beaucoup moins malade que lors d’autres virus qui courent l’hiver. C’est pareil pour la très grande majorité de ses amis puisque que seuls quelques élèves ont consulté et obtenu un diagnostic officiel.

Si la tendance se maintient, la plupart des jeunes auront eu cette grippe avant qu’arrive leur tour de recevoir le vaccin!

D’autre part, de nombreux scientifiques remettent sérieusement en question la prémisse que les vaccins sont inoffensifs. Oui, certaines personnes meurent de maladie. C’est triste, mais inévitable. Mais combien de personnes trainent toute leur vie des maladies chroniques qui détruisent leur qualité de vie en raison de vaccinations inutiles contre des maladies bénignes? Je préfère les risques connus rattachés à la grippe.

…mais pasteur le disait bien sur son lit de mort: « …l’essentielle n’est pas dans la matière. » Pensez-y bien avant de vous faire piquer.

@Franie

Et qu’est ce que tu dirais à une femme comme moi qui a la sclérose en plaques depuis 15 ans et qui voit sa vie se dégrader jour après jour ..on pique ou pas? on enfonce le clou d’avantage ou pas? qui croire? où est la vérité? seul l’avenir nous le dira….

Je suis loin d’être un expert en matière de vaccination ou en matière de santé.
Il me semble, si j’ai bien compris comment fonctionne un vaccin, que ce vaccin contient un infime quantité du virus qu’on m’inocule dans le but que mon système immunitaire apprène à se défendre.
Si je suit mon raisonnement, ce vaccin ne me guarantiera pas que je n’attraperai pas la grippe. Il ne me guarantiera pas non plus que si je l’attrape je n’aurai pas de complications. Tout ce qu’il me guarantie c’est que mon système immunitaire saura dorénavant reconnaître cette nouvelle souche de grippe et sera mieux préparé pour la combattre. Raisonnablement je pourrais donc m’attendre à être malade moins longtemps et moins intensément.
Je suis malade depuis mercredi dernier, je ne suis pas allé travailler depuis et je ne pense pas pouvoir y aller demain non plus. En tout cela fera 7 jours sans travail, 7 jours sans paie.
À 100.00$ par jour, ça me fait une grippe à 700.00$.
J’aurais peut-être mieux aimé un grippe à 200.00 ou 300.00$
Pensez-y!
La vaccination c’est pas contre la grippe.
La vaccination c’est pour prévenir la pandémie.
Si 1000 cas égal 1 mort et 7000 jours chômés
Combien ça donne avec 1 million et demi de cas?
Ou deux millions ou 3…
Oups, tout d’un coup ça fait beaucoup.

Madame Borde, vous êtes vous faites vacciner contre la grippe l’année passée ? l’année d’avant ? et l’année d’avant ? Si tel est le cas, alors je comprend pourquoi vous y retourner cette fois. Sinon vous agissez comme un mouton !

Bonjour,
Si vous voulez tout savoir, la réponse à vos trois questions est non, non et non…. puisque je ne suis ni malade chronique, ni – pour l’instant – âgée de plus de 65 ans! Je ne suis un mouton que lorsque le berger va dans une direction qui me semble la bonne.
Valérie Borde

J’ai toujours été indécise concernant le vaccin par le biais de toute l’information qui circule. Pour m’éclairer un peu plus sur le sujet, pourriez-vous répondre à mes questions?

Sommes-nous réellement à un stade de pandémie? Est-ce que la grippe A H1N1 va avoir le même effet que la peste noire en Europe? Quelle est la leçon que nous retirons de la situation actuelle?

Je suis certaine que le vaccin ne fera pas plus mal que les autres vaccins, mais quelle sera sa réaction à long terme?

Est-ce que celle-ci va être encore viable une fois que le virus va muter?

Faire une expérience planétaire…J’aime bien l’idée d’être un rat de laboratoire. :o) Je ne sais pas qui a eu la bonne idée, mais bon…

Merci à l’avance pour vos réponses.

@ Mme Francine B

…Comme la moitié des élèves de son école est malade, …

Et comme une grande proportion de ces élèves »malades » croient que la clinique médicale est au centre commercial.

Je m’explique :

Ce vendredi dernier (30 oct.) ma conjointe et moi avons du passer la journée (09H00 à 15H30) dans un centre commercial et autres magasins de Rivière-du-Loup. Cette journée (qui était une journée d’école) nous avons croisé au minimum 75-100 jeunes en parfaite santé (du moins ils avaient l’air.)

Combien de jeunes utilisent l’excuse de la grippe pour prendre un jour off de l’école???

Et pourquoi les médias ne vont-ils pas faire un tour dans ces centre commerciaux pour interviewer ces jeunes qui font parties des statistiques genre (20%) des enfants de l’école sont absents avec des symptômes de grippe. (symptômes de grippe mon oeil.)

Mais les médias aimant bien le sensationnalisme n’iront pas faire des reportages qui vont à l’encontre du sentiment de panique et d’exagération qui sévit présentement.

P.S. Mme Francine B. je ne vous vise pas par mon commentaire mais votre petite phrase a allumé un petit quelque chose en moi.

Bonjour,
Je suis bien heureux de voir quelqu’un qui dit les vraies choses! En tant que microbiologiste, je tente de comprendre l’argumentation en défaveur de la vaccination, mais j’y arrive difficilement.

Après réflexions, je crois que le manque de connaissances scientifiques fait dire des choses à bien des gens! Une personne informée sur l’aspect technique et microbiologique de la chose se rend vite compte que le vaccin est de loin la solution idéale pour ce type de pathologie.

Vaudrait peut-être mieux retourner à nos livres plutôt que de perdre son temps à accuser les gens de moutons et de risquer d’être soi-même un vecteur pour le virus par pure négligence!!!

Par manque d’arguments, certains parlent de sélection naturelle, mais je ne crois pas que leur discours serait le même si cette sélection naturelle emportait un de leurs proches…

Contrairement à vous, Mme Borde, je n’irai pas me faire vacciner contre cette grippe, ni contre aucune grippe d’ailleurs. Vous dites que « la recette est éprouvée », même quant aux adjuvants. Si des adjuvants comme le mercure (!) ou l’aluminium (!), ou encore le squalène (!) vous apparaissent comme des substances sans danger, se mélangeant au sang sans risque, allez-y !
Comme beaucoup de gens, vous ne songez qu’aux risques à courts termes, tels le mal de bras et les courbatures — parce que c’est de ces petits inconvénients dont on entend parler — sans vous demander si, à long terme, solliciter autant votre système immunitaire ne risque pas de vous amener de plus sérieux problèmes de santé (maladies auto-immunes,dégénérescence hâtive des articulations, allergies, etc.). Demandez-vous également pourquoi on fait un vaccin avec adjuvants et un autre sans adjuvant. Est-ce à dire que les femmes enceintes auraient droit à une protection différente que le reste de la population… (pas d’adjuvants signifiant qu’on retire au moins ce risque)!
Non, se faire vacciner n’est pas sans risque mais le risque ne peut aucunement se comparer à « traverser la rue ». Il est plus grand, plus grand parce que personne (autorités sanitaires ou gouvernementales) — pendant la campagne de vaccination actuelle — n’optera pour un avis comme celui que je donne présentement.
C’est beaucoup plus hasardeux de révéler les risques à long terme et ça demande beaucoup de recherche, de recoupements, et peu de preuves sont disponibles actuellement.
En terminant, lorsque j’entends les autorités, via les médias, demander à la population de se faire vacciner en pensant aussi aux autres, je sursaute à tout coup. Se faire vacciner ou non est un choix personnel et les autres n’ont rien à voir là-dedans ! Arrêtons d’appeler au faux altruisme ! Pensons à notre santé, oui, et pensons-y bien !

Ces gens qui crient haut et fort que le vaccin représente un immense danger pour l’humain me font bien rire! Je dirais donc, madame, monsieur, cette petite aiguille ne vous injectera pas une pandémie dans le corps, mais bien des éléments déjà présents dans votre corps et qui l’est depuis que vous êtes né!
Sans mercure madame, vous seriez morte. Vous avez peur des adjuvants, monsieur? La seule différence est que le virus fragmenté peut être présent en plus petite quantité dans le vaccin, permettant de produire plus de doses avec un même résultat. Un petit peu de virus avec de la matière grasse ou bien une plus grande quantité de virus? Présenté comme ça je choisirais la matière grasse! Donc effectivement, le vaccin ne représente absolument aucun danger pour l’humain et non le ministère n’institue pas un complot pour tuer la population qu’il trouverait trop abondante.
Croyez-le ou non, ce genre de pensées se lisent sur internet et c’est à la limite de ce que l’on peut trouver amusant ou dérangeant. Le commentaire de Sonia plus haut (ou plus bas dépendamment du classement des commentaires) m’a « accroché ». En quoi des vaccins différents sans adjuvants pour les femmes enceintes seraient une mauvaise chose? Il faut comprendre qu’une femme enceinte n’a plus le même métabolisme qu’une personne normale. Le bébé qu’elle porte ne fait pas partie intégrante d’elle, mais c’est bien une entité à part entière et d’injecter un stimulateur de système immunitaire pourrait avoir des conséquences probablement inconnues autant pour la femme que son enfant.
Les firmes produisant les vaccins sont des professionnelles et ne vont pas offrir un produit pouvant comporter des risques importants. On entend aussi beaucoup parler depuis un certain temps de l’ouverture d’une enquête sur la mort d’un québécois causée par le vaccin. Le mort en question avait 80 ans. Je crois être sur la même longueur d’onde que plusieurs en affirmant que le vaccin n’était assurément pas la seule cause.

Alors, se faire vacciner ou non… Quoi de plus personnel comme question. Effectivement, le vaccin aide sans danger à vous protéger contre le virus avec de 40 à 60% de taux de réussite. Ça réduit quand même considérablement la prévision du tiers de Québécois touchés. Personnellement, à ce vaccin je dis non! Depuis le début du message que je suis en faveur du vaccin et c’est ici que je « défais » un peu la situation. On appelle ça être nuancé et c’est ce qui permet de ne pas passer pour un idiot quand on veut aller contre la pensée générale en faisant croire que nous faisons un choix éclairé. Le taux de mortalité du virus est de 0,2%. 30% des personnes touchées par la maladie ne ressentent même pas les symptômes, ce qui est assez dérangeant pour la balance de l’immunité collective. Comment dans ce cas éviter d’être contagieux quand tu ne sais pas quels « amis » tu as à partager? D’ailleurs, j’aime bien l’exemple qu’il y a plus de chances de se faire frapper en voiture que de garder des séquelles graves du virus. Au Québec il y a eu 24 morts, toutes liées à d’autres maladies chroniques ou complications de santé. Ça en dit long sur la véritable dangerosité du virus et du sensationnalisme des médias qui nous massacrent d’informations plus ou moins vraies à partir de 22 heures.
Oui, nous sommes informés des morts et des personnes touchées, mais ça me ferait tout de même plaisir qu’on me dise si une autre maladie était mise en cause et si c’était causé par la grippe saisonnière. On met tout dans le même panier et ça fausse considérablement les statistiques tant convoitées par quiconque voulant s’informer de la situation. Je lis aussi que le gouvernement n’a pas hésité à faire appliquer les mêmes solutions antivirus que H5N1. On parlait ici de 30% de taux de mortalité, là où je peux comprendre la situation et j’irais me faire vacciner immédiatement, mais en ce moment c’est 0,2% et je trouve franchement la situation exagérée. On veut vacciner la majorité de la population, c’est pour sa protection et c’est la responsabilité du gouvernement de mettre en place ces solutions.
Ce qui serait préférable, c’est que les informations soient réellement communiquées de manière objective, que l’on puisse se faire vacciner ou non pour de réelles raisons. En ce moment, tous les maux sont causés par les grippes A-H1N1 et on nous force le bras (sans jeux de mots) pour aller se faire vacciner avec des discours alarmistes et des nouvelles mal documentées allant dans ce sens. Il faut dire aussi que ces gens se croyant tout puissants et se permettant de faire circuler de l’information fausse sur des dangers inventés n’aident pas la situation.
Vous pouvez me considérer comme partie intégrante de cette tranche de gens, j’aurai au moins communiqué mon opinion pouvant être partagée par d’autres. En bref, non je ne me ferai pas vacciner parce que je ne crois pas en la situation et j’assume complètement tout impact que ce choix aura sur moi ou les autres.
Pourtant, je ne suis pas contre la vaccination, c’est un choix personnel à chacun et tout le monde est libre de faire ce qu’il veut, même ne sachant pas les répercussions que ces choix auront plus tard sur la mutation du virus et sa propagation.

Bonne journée/soirée!

F. Bouchard – Secondaire 4

« Même si je suis vaccinée pour rien, j’aurai au moins contribué à cette expérience planétaire dont tout le monde pourra tirer des leçons. On y verra plus clair à la prochaine pandémie, dans 20 ou 40 ans. »
Moi je vais jouer à l’illuminé…la prochaine pandémi ne sera pas dans 20 ou 40 ans, c’est bien trop payant pour « Big Pharma ». Il trouvera certainement une façon de vendre ses vaccins pour le prochain virus d’ici au plus quelques années, la formule est éprouvée et en plus, il y a un concensus mondiale, voilà pour me rassurer!!! Ca c’est du marketing!!!