Pourquoi les testicules pendent-ils?

Pendant que les esprits s’échauffent à propos du «Climategate» (j’y reviendrai), d’autres chercheurs se penchent sur des questions autrement plus intimes.

Après avoir fait parler de lui en 2002, alors qu’il avait émis l’hypothèse que le sperme avait un effet antidépresseur chez les hommes… et les femmes, le psychologue américain Gordon Gallup continue son exploration de la sexualité humaine.

Sa dernière question mérite réflexion: pourquoi les testicules pendent-ils dans un simple petit sac entre les jambes des hommes plutôt que d’être bien à l’abri dans le ventre, comme le sont les ovaires des femmes?

De fait, on peut se demander ce qui a bien pu faire en sorte que l’évolution place un organe aussi essentiel à la survie de l’espèce dans une position aussi vulnérable!

Le psychologue avance ce mois-ci une hypothèse originale pour expliquer la chose : selon lui, le sperme aurait besoin d’être activé par une hausse de température pour maximiser les chances de fécondation. En passant du scrotum au vagin, il gagnerait 2,5 à 3 degrés. Ce serait assez pour «réveiller» les spermatozoïdes et assurer que les plus vigoureux d’entre eux atteindront leur cible.

Les testicules ne sont pas à l’extérieur chez tous les mammifères. Chez certains, comme les éléphants, ils sont profondément enfouis dans le corps. Chez d’autres, comme les phoques, ils sont descendus mais restent sous la peau. Dans l’histoire des mammifères, la descente des testicules dans un scrotum serait une adaptation très ancienne que certaines espèces auraient perdu au fil de l’évolution, selon Gallup.

Les biologistes se questionnent depuis longtemps sur cette étrange adaptation. En 1998, une étude a prouvé qu’une température plus basse que celle régnant dans l’organisme permet d’optimiser la formation et le stockage des spermatozoïdes. À 37 degrés, les spermatozoïdes sont beaucoup moins mobiles et meurent rapidement. La spermatogénèse est optimale à 34 degrés.

Mais on a aussi émis l’hypothèse que ce froid relatif  diminuerait le taux de mutation survenant lors de la formation des gamètes, ou qu’il agirait comme agent de sélection naturelle pour éliminer les spermatozoïdes les plus faiblards.

Dans les années 1950, raconte Gallup, on a même suggéré que le scrotum pourrait être un genre d’ornement sexuel qui jouerait le même rôle que les plumes de paons, hypothèse qui, à part chez quelques primates au scrotum coloré, a été rejetée depuis.

Le scrotum n’est pas pour autant un simple frigo à spermatozoïdes. Il joue aussi le rôle de thermostat: le muscle crémaster fait descendre les testicules quand il fait chaud et les remonte plus près du corps lorsqu’il fait froid. Ce serait encore pour des questions de température (et pour éviter les chocs) que les deux testicules ne sont jamais exactement au même niveau !

Selon Gordon Gallup, l’«hypothèse d’activation» est compatible avec plusieurs aspects de la reproduction humaine : le fait que l’espèce humaine soit plus portée à faire l’amour de nuit, que le muscle crémaster se contracte automatiquement avant un rapport sexuel, ou que la température basale de la femme soit maximale au moment de l’ovulation sont autant d’adaptations qui permettraient de maximiser la hausse de température que connaissent les spermatozoïdes au moment de l’accouplement.

Pourquoi un coup à cet endroit fait-il si mal?

Pour qu’un caractère soit favorisé par l’évolution, il faut cependant que l’avantage qu’il procure soit supérieur au désavantage encouru. C’est là que Gordon Gallup fait entrer en scène l’intensité de la douleur ressentie lors d’un coup dans les testicules.

Messieurs, pensez-y la prochaine fois qu’un coup de Fiston ou qu’un ballon de soccer vous fera venir les larmes aux yeux : selon Gallup, une douleur aussi intense constitue un avantage majeur pour l’espèce humaine puisqu’elle fait prendre conscience à l’homme que cette partie de son corps est l’une des plus vitales à protéger.

On est bien peu de choses.

Les commentaires sont fermés.

Il y a quelques années, je me rappelle avoir lu qu’une des raisons importantes de l’infertilité chez l’homme était le port de bobettes trop serrées. Les testicules, ainsi collées au corps étaient mintenues à une température trop élevée pour la survie du sperme.

Cette étude que vous citez va donc dans le même sens.

Vous avez raison Mme Borde, ce sujet n’aborde pas le réchauffement du climat mais bien le réchauffement et le climax… 🙂

@ notsag

J’ai lu le même article, depuis ce temps que des boxer et rien d’autre.

@ notsag

Je n’ai jamais vu une telle étude ou raison, mais l’article de Mme borde m’y fait penser.

Je serais bien curieux de voir une étude qui compare les bobettes et pantalons serrés à ceux qui portent des vêtements amples.

Si Mme Borde en avait une.

la solution à l’infertilité masculine est donc le port de la jupe (kilt écossais ou djélaba arabe) sans bobette.

Pourquoi les seins sont-ils à l’extérieur et non pas gardés au chaud à l’intérieur ? Parce que l’homme ne pourrait pas les voir.

Biensûr que les testicules doivent être un signe à la femelle que le mâle a ce qu’il faut pour reproduire.

Un pénis sans testicules, c’est un vibrateur. 20$ en magasin. Pas besoin d’un homme pour ça.

Pas étonnant qu’aujourd’hui les femmes ne savent plus à quoi sert les testicules et que les hommes s’excitent sur des seins en cilicone.

Oui, la force physique supérieure de l’homme sur la femme a fait développer des testicules hyper-sensibles dont la femme peut se servir pour exprimer sa désaprobation à servir de mère porteuse pour un être qu’elle ne considère pas à la hauteur.

Malheureusement, avant l’internet et pendant des siècles de puritanisme, les femmes ne savaient même plus que les hommes avaient des testicules et qu’elles étaient son point faible.

Souhaitons que bientôt les femmes retrouveront le désir pour les hommes qui ont des couilles !

Mme Borde, je vous encourage à continuer dans la même veine. Vous vous connaissez mieux en testicules qu’en matière de climat, quoique la théorie veule que le refroidissement soit nécessaire à la formation des spermatos. En tout cas, Cheers ! C’est aussi mieux avoir des testicules que des seins qui pendent.

Mne Borde,les testicules bien pour sonner la cloche
à une approche pour la procréation et vu qu’ils vont procréer alors ils vont planifiés un environnement saint sur le bord d’une plage comme à DUBAÏ avec plein de béton autour.

Mne Borde je vais allé prendre un café car je ne suis pas encore réveillé !

Chère Valérie (si vous me permettez de vous appeler par votre joli prénom) :

J’ai fait lire votre article à ma femme, qui est infirmière. Ce qu’elle a trouvé à me dire, c’est que les poches qui pendent, c’est normal. C’est que c’est pesant. Les miennes varient avec le degré de chaleur. En hiver, ça fait une boule.

Mais de là à dire que c’est l’organe de l’homme le plus vital à protéger, je pense que c’est exagérer, et sans preuves. Ou du moins la preuve n’est faite que pour la procréation, pas pour l’intelligence. De plus, dans les moyens d’auto-défense de la femme (je pourrais vous envoyer des trucs) ce n’est pas réellement là qu’il faut frapper (même si c’est sensible. Ouch !!!). Les femmes en auto-défense doivent frapper ailleurs.

Or, pour l’intelligence, j’aimerais bien que l’on fasse une étude probante sur le sujet. La femme est surtout motivée par les sentiments et l’homme, par la raison. Les deux se complètent, à condition que la raison triomphe…, n’est-ce pas ? Les deux se complètent non seulement dans le sexe mais dans plusieurs activités. C’est la religion qui a réduit la femme au sexe, à la reproduction.

Ceci ne veut pas dire qu’il y a opposition, mais plutôt conjonction. Les problèmes sociaux causés par les drogues, l’alcool, joints à des problèmes de chômage, sont peut-être beaucoup plus explicatifs de la violence conjugale, pas les poches qui pendent. Moi et ma femme (Claire) nous n’avons pu avoir d’enfant, même si la poche produit toujours et que nous sommes mariés depuis trente ans le 6 octobre.

Ceci m’amène à un autre projet de recherche : les enfants issus de parents à un âge avancé. Il y a quelque chose que j’ai pu constaté chez de tels enfants (mais je ne peux pas généraliser), c’est qu’ils deviennent vite des vieillards.

Hasta la Vista !
http://www.yvondionne.org/

@Yvon Dionne

Il est évident que la vive douleur engendrée par un coup dans les parties génitales de l’homme est une adaptation que l’ancêtre de l’homme « a trouvé » pour préserver ces organes fragiles à la survie de l’espèce humaine et par le fait même de tout ce qui vient avec: intelligence, affectivité, créativité (pas besoin d’être très fort ce coup au cas où vous ayiez perdu toute sensibilité en la matière et l’instinct de protéger ces couilles contre des attaques importunes). Ceux qui n’ont pas développé cette adaptation ne se sont pas ou peu reproduits, c’est une forme de sélection naturelle à long terme.

Mais chanceux va! La science et la société d’aujourd’hui ont réussi à dépasser plusieurs contingences biologiques, on peut donc maintenant reproduire et maintenir dans le temps plus facilement des caractères régressifs qui ne sauraient être des adaptations à la survie de l’espèce humaine dans un milieu tout à fait naturel sans avancement technologique. Car soyons claire, la procréation n’a qu’un seul véritable but, la survie de ses propres gènes dans le temps et selon les conditions de l’environnement!

@Yvon Fleurent

Ces études existent bel et bien.

@J.-F.

Bien que plusieurs savaient déjà cela en grande partie, il y en a bien d’autres qui ne le savaient pas!

Et l’hypothèse des psychologues Gordon G. Gallup, Jr., Mary M. Finn, Becky Sammis selon la quelle «le sperme aurait besoin d’être activé par une hausse de température pour maximiser les chances de fécondation. En passant du scrotum au vagin, il gagnerait 2,5 à 3 degrés. Ce serait assez pour «réveiller» les spermatozoïdes et assurer que les plus vigoureux d’entre eux atteindront leur cible. » reste à être prouvée.

Pour ma part, je pense bien plus que le fait de hausser la température des spermatozoïdes de 34 à 37°C permet à ses derniers d’aller plus rapidement vers leur objectif de féconder une ovule; l’augmentation de la température permettant une respiration cellulaire plus rapide et de ce fait une production plus rapide d’énergie sous forme d’ATP et ses dérivés. Ça n’a rien à voir avec une activation quelconque des spermatozoïdes par la hausse de température, mais tout à voir avec les réactions biochimiques qui sont optimales à cette température pour la mobilité de ces derniers.

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