Pourquoi Obama veut relancer l’exploration pétrolière

Le président Barack Obama s’est attiré les foudres des écologistes en annonçant récemment que les États-Unis vont lancer une vaste campagne d’exploration pétrolière au large de leurs côtes. Pourquoi une telle décision ? La réponse se trouve à la page 8 de cette présentation (en pdf) d’un analyste de la Energy Information Administration, un organisme qui dépend du Département américain de l’Énergie.

Selon l’EIA, à compter de 2012, les quantités de carburants liquides pétroliers produits à partir des sources connues vont commencer à diminuer. D’ici 2030, il faudra avoir trouvé 43 millions de barils de pétrole de nouvelles sources pour satisfaire à la demande. C’est plus que ce que produisent actuellement l’ensemble des pays de l’OPEP!

D’ici 2030, selon l’IEA, le Canada produira quant à lui un peu plus de 4 millions de barils de pétrole à partir des sables bitumineux, soit quatre fois plus qu’en 2006. Mais la législation environnementale, au Canada ou aux États-Unis, pourrait limiter la production.

Un an s’est écoulé entre la présentation de ces chiffres à l’administration américaine et l’annonce d’Obama. Pour l’instant, la seule solution semble la fuite en avant…

Pas très rassurant, même si certains analystes voient dans cette annonce une simple stratégie politique plutôt qu’une réelle intention de forer au large des côtes américaines.

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Je trouve le geste d’Obama responsable, même si regrettable d’un point de vue écologique. Il faut pousser le développement d’énergies alternatives, mais tout cela prend du temps et dans l’intervalle, il est de la responsabilité des autorités de s’assurer qu’il n’y ait pas de problèmes économiques majeurs provoqués par un manque de pétrole trop rapide.

Connaissez-vous la théorie du pic pétrolier?On serait proche de ce pic et quoi qu’on fasse la
production de pétrole bva bientôt commencer a di-
minuer.Ce n’est qu’une question de quelques années.

La question réelle qui se pose derrière ces attitudes innatendues du président Obama, les américains ont déjà concédé la guerre d’Irak-Afghanistan. L’ancien président Bush n’avait-il pas déclaré qu’il fallait penser à une sécurité énergétique continale à la fin de son mandat? L’administration américaine a déjà concédée la perte des accès à long terme du pétrole du Moyen-Orient. Et toute la mode écolo risque d’en prendre pour son rhume d’ici quelques années si le mode de vie de tout un chacun est perturbé par le rééquilibrage de la consommation énergétique entre les grands blocs économiques. Le retour de l’intérêt pour l’énergie d’origine atomique est un indicce de ces enjeux…

Bonjour Valérie!

Le 29 janvier dernier, le magazine Foreign Policy faisait justement un article sur le changement de discours du président Obama quant à ses objectifs d’établir une véritable politique d’énergie dite verte tel qu’il prononçait régulièrement dans ses discours.

Bref, la décision de continuer à aller vers le pétrole semblait déjà prise en mai dernier. Cela concorde avec le lien pdf que vous avez mis sur votre blogue, dont le contenu de l’information date du mois d’avril 2009.

Voici quelques extraits de l’article du Foreign Policy:

« One year ago, Barack Obama came into office promising a « green jobs » revolution. In a coup for environmentalists, the new U.S. president laid out a vision for weaning the United States off fossil fuels and ushering in a cleaner, more prosperous future.

« But on Wednesday night, during Obama’s State of the Union address, environmentalists cringed. Instead of touting, say, solar panels and wind turbines, Obama spoke about nuclear power, oil, gas, coal, and biofuels

« In his speech, Obama hinted at what this deal might entail. Creating new clean energy jobs, he said, « means building a new generation of safe, clean nuclear power plants in this country. » It also means « making tough decisions about opening new offshore areas for oil and gas development, » and investing in biofuels and « clean coal » technologies.

« For the past few months, several centrist Democrats have lobbied against putting forward a bill that caps carbon at all. These senators, including Mary Landrieu of Louisiana and Ben Nelson of Nebraska, favor instead a bipartisan energy bill (which Alaska Republican Lisa Murkowski helped write) that would open more areas to oil and gas drilling, expand investments in nuclear power, and put in place a modest renewable electricity standard, without capping carbon.

« Although, reading Obama’s addresses to Congress from a year ago and this week, one might think Obama had flip-flopped on energy entirely, the truth is that the White House has had this shift in mind for months. Last May, for instance, a senior administration official floated the idea of linking cap and trade to « serious » and « short-term » increases in domestic oil production in an interview with the New Yorker.

http://www.foreignpolicy.com/articles/2010/01/29/obamas_green_bargain?print=yes&hidecomments=yes&page=full

Réduire la consommation de pétrole de 10%, 20% ou 50% ne veut pas dire qu’on va laisser ce pétrole sous terre. On va simplement en avoir plus longtemps.

Le pic du pétrole évoqué plus haut survient lorsqu’environ la moitié des réserves est consommée. Il en reste l’autre moitié. Et beaucoup de schistes bitumineux qui n’ont pas été comptés, et que les USA et le Canada sont en droit d’exploiter. Pourquoi les sheiks mèneraient-ils grand train dans les palaces du monde entier, et pas les inuits ? Ensuite il y a encore beaucoup de gaz. Et de charbon…

Il ne faut pas se leurrer : tant qu’on aura pas trouvé une source d’énergie très abondante et moins chère (ou accepté que le nucléaire en est une), on brulera du pétrole. Jusqu’à la dernière goutte.

http://drgoulu.com/2007/05/25/on-brulera-vraiment-tout

@Bruno Le Corff.
Vous dites: » les américains ont déjà concédé la guerre d’Irak-Afghanistan. L’ancien président Bush n’avait-il pas déclaré qu’il fallait penser à une sécurité énergétique continale à la fin de son mandat? »
Or, où se trouve la deuxieme plus grande source de pétrole au monde? En Alberta, à quelques centaines de kilometres de pipelines des USA, dans un des seuls pays au monde qui n’a aucune legislation pour proteger ses propres ressources naturelles. La riviere Athabasca est en train d’etre empoisonnee, les glaciers albertain sont en train de disparaitre, l’Alberta a un taux d’emission de GES dans le plafond, tout ca pour fournir, a un prix derisoire, nos maitres americains, en energie fossile. Le canada n’est plus la pute des Etats-unis, le Canada EST un etat americain, completement masochiste, sans aucun respect pour ses habitants.