Précieux comme un bleuet

Les biochimistes saluent ses vertus anticancéreuses et les consommateurs l’adorent. Poussé par la forte demande mondiale, le prix moyen du bleuet a presque doublé de 2004 à 2006, passant de 75 ¢ à 1,34 $ la livre.

Une vingtaine de nouveaux producteurs se lancent dans la culture de cette baie chaque année au Saguenay-Lac-Saint-Jean, région où on récolte plus de 90 % des bleuets québécois.

Les beaux jours du bleuet sauvage du Québec sont toutefois menacés. Le bleuet cultivé, variété plus grosse qui pousse sur des plants semblables à des vignes, lui livre une concurrence grandissante. Sa production explose en Colombie-Britannique, aux États-Unis et en Amérique du Sud. » Les prix records ne pourront donc se maintenir « , avertit Jean-Eudes Senneville, directeur général de la société Les Bleuets sauvages du Québec.

Le bleuet sauvage tente de se démarquer en misant sur ses qualités uniques. » Il est plus sucré donc idéal pour les confitures , contient moins d’eau et possède plus d’antioxydants que le bleuet cultivé « , dit Daniel Simard, du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec. Sa production plus naturelle requiert également une quantité infime de pesticides, et les bleuets cueillis en forêt sont certifiés bio (30 % de la production québécoise).

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