Puisqu’il faut se nourrir…

Comment manger sans s’empoisonner tout en évitant le cancer ?

Mélamine, mercure, E. coli, pesticides, bisphénol A, Listeria, salmonelle, hormones, antibiotiques, OGM : n’en jetez plus, l’assiette est pleine !

Comment céder aux plaisirs du palais quand le chocolat (à la mélamine) peut vous tuer, quand le poisson (au mercure) peut causer un infarctus, quand une surdose de curcuma et de thé vert peut vous faire mourir au bout de votre sang ? Même Bacchus devrait être adoré avec méfiance, désormais : on a déjà trouvé de l’antigel dans certains vins, alors que d’autres contiendraient des levures génétiquement modifiées.

Et il ne faut pas compter sur les statistiques pour se rassurer. Au Québec, de 2003 à 2008, la listériose est passée de 4 à 76 cas déclarés par année. Tous les 12 mois, 1 100 cas de salmonellose et 150 cas d’infection à la bactérie E. coli sont signalés, sans compter que 2 300 personnes contractent une infection à Campylobacter (souvent en manipulant du poulet) et que 125 autres souffrent d’une intoxication alimentaire.

Alors que faire pour ne pas s’empoisonner ? D’abord, savonnons, lavons, javellisons ! Les mains, les ustensiles de cuisine, les planches à découper… Puis, pour rester en bonne santé, obéissons aux nutritionnistes : éliminons les gras trans et saturés, diminuons le sucre et le sel, mangeons localement lorsque c’est possible, bio quand nous en avons les moyens, cuisinons « anticholestérol » et « anticancer ». Jusqu’à ce que des chercheurs découvrent, un jour, que les gras saturés sont bons pour les os, que le sucre améliore la mémoire, que le cholestérol protège contre la tuberculose ! D’ici là, matin, midi et soir, continuons à faire notre acte de foi en l’industrie alimentaire. Mais surtout, sortons chaudrons et ustensiles, et cuisinons ! Il n’y a rien comme concocter soi-même ses repas pour être bien informé de ce que contient son assiette…

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