Que le meilleur OGM gagne !

Des étudiants de premier cycle universitaire des quatre coins du monde prendront part tout l’été au concours International Genetically Engineered Machine (iGEM), orchestré par le Massachusetts Institute of Technology. Les équipes recevront des fragments d’ADN et d’autre matériel biologique, appelés « biobriques », qu’ils pourront assembler et combiner à des cellules ou à des bactéries, par exemple. L’objectif : créer une « machine » biologique inusitée.

Les lauréats des cinq années précédentes ont déjà concocté des bactéries capables de synthétiser l’enzyme lactase dans l’estomac, et donc susceptibles d’aider les personnes intolérantes au lactose, ou encore des bactéries produisant du bêtacarotène, précurseur de la vitamine   A, dont la carence est à l’origine de problèmes de vision dans certains pays en développement. Plus de 100 équipes sont inscrites à l’iGEM 2009, dont huit canadiennes.

L’objectif des organisateurs serait de démocratiser l’accès au génie génétique. Mais la démocratie a des limites, invoquent les bioéthiciens. Depuis cinq ans, ce concours a fait des petits, et bien des gens se sont équipés de laboratoires maison dans leur sous-sol. Il est de plus en plus facile d’obtenir des « biobriques » par des voies détournées. La société américaine Ginkgo Bioworks vend même des kits pour les assembler, au prix de 235 dollars américains, manuel d’instruction compris. On craint que les scientifiques improvisés ne perdent le contrôle de leurs inventions et que celles-ci ne se retrouvent en liberté dans l’environnement.

 

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie