Quel climat chez vous demain ?

Le Réseau canadien des scénarios de changements climatiques dont je vous parlais hier permet aux internautes d’accéder en ligne au résultat de ses calculs basés sur 24 scénarios climatiques établis par différents groupes de recherche à travers le monde.

Vous pouvez entrer votre code postal ou le nom de votre ville dans le Localisateur conçu par les chercheurs, qui donne l’évolution des températures moyenne à chaque saison et des précipitations attendues pour 2020, 2050 et 2080 à la station climatique la plus près de chez vous.

À la veille de Rio+20, se réjouir des hausses de températures attendues dans un pays aussi froid que le nôtre est bien évidemment simpliste.

C’est pourtant ce que n’hésite pas à faire l’«écologiste sceptique» Bjorn Lomborg, dans un article publié en français par le magazine Courrier International,  dans lequel le statisticien suédois qui fut un temps climatosceptique écrit qu’à court terme, les changements climatiques dans les pays froids vont engendrer… «une moindre mortalité à cause du froid» !

Non mais sur quelle planète vit M. Lomborg ? De quelle mortalité reliée au froid parle-t-il ? N’a-t-il jamais entendu parlé du risque bien réel d’accroissement des événements climatiques extrêmes qui touche aussi les pays nordiques ?

Se moquant du Sommet Rio+20, Bjorn Lomborg croit qu’on devrait commencer par éradiquer la pauvreté dans le monde à l’aide des carburants fossiles avant de se soucier des changements climatiques. Voilà qui me semble aussi plutôt simpliste…

Posez-vous la question une minute : pensez-vous que c’est vraiment la lutte aux changements climatiques qui nous empêche d’éradiquer rapidement la pauvreté ? Et que si l’on décide de ne plus investir dans la lutte aux changements climatiques, nos gouvernements vont comme par magie venir en aide aux pays démunis ?

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Il (Bjorn Lomborg) avait pourtant bien commencé. Il est vrai que la conclusion de son texte est assez surprenante.

Je note ceci par contre : « L’environnement est d’une importance capitale : nous avons intérêt à en prendre soin intelligemment. » et il n’a pas tort.

» pensez-vous que c’est vraiment la lutte aux changements climatiques qui nous empêche d’éradiquer rapidement la pauvreté ? »

oui. À moins que vous n’ayez trouvé un moyen de faire pousser l,argent dans les arbres

« Et que si l’on décide de ne plus investir dans la lutte aux changements climatiques, nos gouvernements vont comme par magie venir en aide aux pays démunis ? »

Si on laisse les amrchés tant détestés des écofascistes, alors il y a plus de chance, oui

M. Lomborg est climatosceptique dans le sens où ce n’est pas l’activité ni l’accroissement de rejet CO2 qui est responsable du réchauffement climatique (du à des grands cycles naturels) et partant de cela, nos luttes sont dérisoires à l’échelle de la planète et économiquement non productives.

@lemoutongris Si vous aviez un minimum de connaissances sur les critères de bon fonctionnement d’un marché, vous seriez que la gestion des problèmes environnementaux n’en fait pas partie. La raison fondamentale est que la rétroaction de l’environnement est trop lente. de sorte, que le coût économique du dommage apparait trop tard pour qu’une mesure d’ajustement soit prise à temps.

« . La raison fondamentale est que la rétroaction de l’environnement est trop lente. de sorte, que le coût économique du dommage apparait trop tard pour qu’une mesure d’ajustement soit prise à temps. »

d’ou la nécessité d’avoir des droits de propriété très bien définis dès le début

@lemontingris Vous reprenez un argument libertarien ridicule. Si quelqu’un fait une action qui endommage ma propriété dans 10 ans, mes droits de propriétés ne valent pas grand chose. Le situation est encore pire si je peux difficilement détecter les dommage avant qu’ils soient avancés et irréversibles. Le même principe s’applique à la gestion des ressources. On a de beau exemple de défaillance de marchés dans le domaine de pêcheries. À ce point, la défense libertarienne classique est de blâmes l’intervention de l’état. Comme il y a des états partout, c’est un argument fourre-tout qui n’a aucune valeur en passant. De plus, dans le cas présent, on peut facilement montrer que la quasi-extinction de baleine au XIXe siècle s’est faite en une situation de libre marché.

Vous allez me dire que ce n’est pas grave parce que l’on aura juste à poursuite le fautif après que les dommages soient évidents. C’est négliger que c’est une opération qui demande des moyens comparables à ceux du fautif (la symétrie des moyens et de l’information est essentielle au bon fonctionnement des marchés.) De plus, dans la gestion de la justice, c’est l’état qui est maître d’oeuvre. Finalement, cela ne fait que déplacer le problème.

Il me semble que c’est mieux d’agir préventivement.

« De plus, dans le cas présent, on peut facilement montrer que la quasi-extinction de baleine au XIXe siècle s’est faite en une situation de libre marché. »

Non, puisque personne n’était propriétaire des « bancs » de baleine. Les pêcheurs avaient donc avantage à pêcher le plus possible, peu importe le futur.

La privatisation des animaux fonctionne très bien pour une espèce d’antilope au Texas de même que pour le rhinocéros noir en Afrique. On a également eu des résultats concluant pour des bancs de poisson

.l me semble que c’est mieux d’agir préventivement. »

My point exactly

@lemoutongris Comment vous faites vous vous assurez que personnes ne trichent. C’est facile dans un enclot, mais dans le monde réel, c’est pas mal plus compliqué.

« Comment vous faites vous vous assurez que personnes ne trichent. »

Qui dit droit de propriété dit moyen d’obtenir réparation.