Qui comprend cette campagne de vaccination?

Sur le plan scientifique, la campagne de vaccination en cours au Québec me semble pleinement justifiée : dès que le vaccin a été autorisé, on a commencé à le distribuer au fur et à mesure qu’il est produit dans l’usine de GSK à Québec, en commençant par les personnes les plus utiles pour gérer cette crise (le personnel de santé) puis les personnes les plus à risques de complications. C’est l’approche la plus efficace et bien des pays pourraient s’en inspirer.

On a juste oublié un détail: expliquer clairement la chose à la population.

Que les experts répondent volontiers aux interviews est très louable, mais pas suffisant. Bonne idée aussi de distribuer dans les boites aux lettres le Guide autosoins et les coordonnées des centres de vaccination. Mais pas suffisant. Répondez donc à notre jeu questionnaire pour voir si vous avez bien compris le message…

Une campagne de vaccination aussi exceptionnelle aurait mérité un long discours télévisé du premier ministre. M. Charest aurait pu nous expliquer pourquoi on a choisi d’organiser la vaccination de cette façon, ce que personne ou à peu près ne comprend pour l’instant, et encourager les Québécois à se montrer patients et à ne pas paniquer. 

L’organisation connaît aussi quelques couacs, comme en témoigne l’idée un peu tardive des fameux coupons du Dr Bolduc.

Le ministre de la santé m’a fait froid dans le dos lorsqu’il a déclaré, la semaine dernière, que les autorités ne s’attendaient pas à une telle ruée sur les centres de vaccination. Il était pourtant évident que dès que les premiers décès allaient survenir, la population et les médias passeraient en mode panique. Quelle naïveté de la part du Dr Yves Bolduc!

Je me demande aussi si le personnel des centres de vaccination est assez bien formé pour répondre à l’avalanche de questions que suscite cette campagne : on a rapporté plusieurs cas de réponses farfelues à des questions pourtant fort simples. Un exemple : une dame de Québec s’est fait dire qu’elle ne pourrait plus se faire vacciner une fois passée «sa» semaine de priorité, ce qui est évidemment faux.

Pour la prochaine pandémie, ce serait bien qu’on puisse s’appuyer non seulement sur de bons experts scientifiques, mais aussi sur des experts en communication qui sachent faire en sorte que nous comprenions un peu mieux ce qui se passe.

Et si certains médias pouvaient éviter d’en rajouter… Lu et entendu hier  : «Un joueur des Bruins de Boston a été foudroyé par la grippe. Il est rentré chez lui se reposer.» Faut croire que le «foudroyement» n’était pas si violent!

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Ma question est : quels sont les effets secondaires de ce vaccin…
Apparemment, ça va d’une simple douleur au bras à une grippe carabinée qui dure trois jours !
Faudrait avertir le monde quand on les vaccine….

Bonjour!

J’ai pensé vous contacter après avoir lu les commentaires négatifs à propos du reportage de l’équipe de l’Émission Enquête de Radio-Canada sur le mouvement anti-vaccination (disponible sur le site de Radio-Can si vous ne l’avez pas vu). Ils sont nombreux dans les commentaires à dire qu’il s’agissait d’un reportage biaisé et manquant d’impartialité.

Peut-être devriez-vous en parler sur votre blogue de L’Actualité… Moi, je l’ai fait, en tout cas.

Bien à vous,

Voici mon commentaire:

On raillait, dans les années de Guerre froide, les files d’attente sous le régime soviétique. Voilà des milliers de malades et d’enfants qui patientent chez nous dans le froid, le crachin et le vent, pour un vaccin! Sous prétexte de les prémunir contre une maladie, on les expose aux intempéries perfides.

Voilà où nous a mené le socialisme étatique!!!

http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/opinions/chroniqueurs/200911/06/01-919071-quebec-atteint-par-le-syndrome-de-ponce-pilate.php

Le gros problème c’est que les médias pompent les citoyens en leur posant «est-ce que c’est long» ou oublient de dire quand ça va bien sans faire de sarcasme! Et aussi si les gens étaient plus intelligents et moins individualistes peut-être que les autorités auraient moins de temps à perdre à répéter tout le temps et auraient plus de temps pour gérer

@Garamond:

Voici un documentaire qui expose un aspect moins connu des vaccins:
http://video.google.com/videoplay?docid=8503852033482537965

Il dure 51 minutes, mais c’est du solide. On en sort ébranlé…

Sur une autre note, je crois que de vacciner toute la population pour un virus, somme toute peu virulent, n’a pas été une sage décision. Il aurait plutôt fallu cibler la même clientèle à risque que pour la grippe saisonnière. GSK a fait un bon travail sur ce dossier!

Le recours à la vaccination massive devrait être restreint aux virus qui causent des décès ou laissent des séquelles permanentes dans toute la population. Éviter 3 ou 4 jours de désagréments causé par un virus qui ne laisse aucune séquelle ne justifie pas le recours à un vaccin.

Ceci veut dire que la première année qu’un virus virulent apparaît, il faudra en payer le prix. On ne peut pas savoir si un virus est virulent avant qu’il ait frappé au moins une fois.

Dans ce cas-ci, je n’endosse pas le principe de précaution qui dirait de vacciner tout le monde pour tous les virus, juste au cas où il pourrait y en avoir un de virulent.

En soi, un vaccin n’est probablement pas très dangereux. Toutefois, l’accumulation de plusieurs dizaines de vaccins au cours de sa vie peut devenir problématique. Comme pour les antibiotiques, on devrait utiliser cette arme judicieusement.

Si vous n’êtes pas d’accord avec l’approche que je propose, avant de me crucifier sur ce forum, prenez le temps de visionner le documentaire que j’ai cité plus haut.

@Garamond

Lorsqu’on se fait vacciner, on nous remet une feuille avec la liste des effets secondaires possibles et comment les soulager.

Le plus fréquent (plus de 50% des cas) est la douleur au bras (que j’ai moi-même ressentie pour environ 2 jours) et qu’on soulage avec des compresses froides.

Il n’est pas question sur le feuillet de grippe carabinée, mais dans 10 à 49% des cas on peut ressentir douleurs musculaires, mal de tête et fatigue. Mais si c’était une grippe carabinée, il y aurait aussi toux et fièvre, donc c’est somme toute moins pire!

Tout le monde doit aussi rester sous surveillance pendant 15 minutes après l’injection en cas d’effet secondaire plus grave (allergie au vaccin).

Bref, une fois sur place, tout est très clair et très bien organisé.

@François 1
Je n’ai pas attendu dans le crachin pour avoir mon coupon, mais bien au soleil, à environ 14C, par un matin radieux d’automne. Et je me sentais plus en sécurité en plein air qu’à l’intérieur, à respirer le même air que de potentiels malades…

Les médias ont semé la panique dans la population avec le décès de ce jeune hockeyeur Ontarien sans savoir de quoi il était décédé et on ne le sait toujours pas, le père ayant refusé l’autopsie.
Je lisais hier, que les Français refusent de se faire vacciner dans une proportion de 80% ce qui est de loin plus élevé que l’attitude des Québécois et Canadiens qui était de 50% à 55%.
On blame facilement le Ministre de la santé et ses adjoints mais on passe sous silence le travail baclé des médias qui ont saboté cette campagne de vaccination d’une ampleur jamais vue dans notre monde. J’ai même entendu Pétrowski sur les ondes de la SRC qualifiée de SOVIÉTISATION cette immense opération. WHO les moteurs quand même!

À propos du jeune hockeyeur:
http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2009/10/31/001-Deces_fillette_H1N1.shtml

J’ai moi-même endendu le Dr. Poirier avoué qu’il s’agisssait d’une méningite, à 24 heures en 60 minutes.

Il s’est par la suite rétracté pour dire, qu’en fait, on en était pas sûr!
C’est comme si on avait intérêt à maintenir l’ambiguité.

Apparemment, la famille a refusé une autopsie. Étrange, qu’après avoir perdu son fils, on ne soit même pas intéressé à savoir pourquoi.

La méningite est mauditement plus dangereuse que le H1N1. Il est étrange que le service de santé publique ne soit pas intéressé à s’assurer QU’IL NE S’AGIT PAS DE MÉNINGITE.

@Garamond

La meilleure façon de vous informer, c’est de consulter le rapport des études cliniques et de suivi de 6 mois à un an après la vaccination (si ma mémoire est bonne). Ces informations sont disponibles sur le site de GSK.

Vous y verrez tous les détails puisqu’ils doivent y rapporter tout ce qui ce passe après la vaccination. Tout y est consigné, même ce qui n’a pas rapport. Par exemple, on cite le cas d’un homme qui a fait une cirrhose du foie quelques mois après la vaccination. Ils sont cependant certains qu’il n’y a pas de lien avec la vaccination, il faisait partie du groupe qui avait reçu le placebo. Bref, tous les problèmes de santé des gens faisant partie des groupes à l’étude y sont documentés, que ce soit lié au vaccin ou pas. A la fin, on fait une récapitulation présentée sous forme de tableau de probabilités.

@notsag

Si la santé publique de l’Ontario déclare officiellement en communiqué de presse que ce n’est pas une méningite, ce qu’ils ont répété à plusieurs reprises, c’est qu’ils se sont assurés que ce n’était pas une méningite. De plus, si vous écoutez l’énoncé du Dr Poirrier à 24h en 60mins, vous constaterez qu’il a utilisé le conditionnel, il n’a donc pas affirmé que c’était une méningite.

De plus, pourquoi dites-vous que le H1N1 est peu virulent ? L’Australie a produit des statistiques sur les unités de soins intensifs. Pendant la période où le H1N1 a été actif, il y a plus de 10 fois plus de cas de victimes de ce virus aux soins intensifs que pour une même période de grippe saisonnière les années précédentes. Si on regarde du coté du Canada, je ne crois pas qu’il y avait autant d’hospitalisations, de décès liés à l’influenza en automne les années passées.

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