Radiofréquences : la Société royale du Canada contestée

Deux semaines après la publication du rapport de la Société royale du Canada sur la sécurité des limites d’exposition aux radiofréquences fixées par Santé Canada, deux experts qui ont agi comme réviseurs pour cette société se dissocient des conclusions du document. Y a-t-il lieu de s’en inquiéter ?

Deux semaines après la publication du rapport (pdf ; en anglais seulement) de la Société royale du Canada sur la sécurité des limites d’exposition aux radiofréquences fixées par Santé Canada, deux experts qui ont agi comme réviseurs pour la Société royale se dissocient des conclusions du rapport.

Sante_et_scienceFaut-il s’en inquiéter ?

Pour bien comprendre toute l’histoire, il faut remonter à 1991, alors que Santé Canada publie la première version du Code de sécurité 6 — un document technique qui fixe les limites à ne pas dépasser pour les appareils émettant des ondes électromagnétiques de fréquences comprises entre 3 kHz et 300 GHz, soit les fameuses radiofréquences.

Depuis, la multiplication des appareils sans fil, en particulier des téléphones cellulaires, a amené la communauté scientifique à réexaminer régulièrement la sécurité des normes d’exposition.

En 2010, après 10 ans de recherche, l’énorme étude Interphone statue qu’il est impossible de conclure quant aux risques de cancer du cerveau reliés à l’utilisation fréquente d’un téléphone cellulaire (voir ce billet).

Par mesure de sécurité, en 2011, le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’Organisation mondiale de la santé, classe cependant les radiofréquences dans la catégorie 2B des cancérogènes possibles (voir ce billet). Ce classement a surtout pour but de faciliter le financement d’études sur ce sujet, très coûteuses à réaliser.

Nouvelle étude au Canada

En 2013, Santé Canada mandate la Société royale du Canada pour réexaminer le code de sécurité 6, que plusieurs personnes considèrent comme laxiste.

Au Québec, une partie de la population s’inquiète des effets sur la santé de ce qui pourrait être une menace invisible, surtout depuis qu’Hydro-Québec a lancé son programme d’installation de compteurs intelligents (qui émettent des radiofréquences).

Pour donner l’heure juste, la Société royale choisit huit experts provenant du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et des Pays-Bas pour passer en revue la littérature scientifique et vérifier que le code 6 reste bien sécuritaire.

Sept autres experts doivent être nommés pour réviser le travail des huit premiers.

Au printemps 2013, le Journal de l’Association médicale canadienne est informé par Canadians For Safe Technology (C4ST) — un groupe de citoyens qui milite pour des règles d’exposition aux radiofréquences plus sévères — que le président du comité d’experts de la Société royale, le Dr Daniel Krewski (qui est professeur à l’université d’Ottawa), a omis un conflit d’intérêts en ne déclarant pas un contrat réalisé en 2008-2009 pour le compte d’Industrie Canada.

Le Journal prend position et demande à la Société royale de réexaminer la composition de son panel d’experts.

La Société royale annonce à l’été qu’elle change de président pour son panel d’experts et nomme, à la place du Dr Krewski, le professeur Paul Demers, spécialiste en épidémiologie du cancer à l’Université de Toronto.

Pour s’assurer que toutes les opinions seraient représentées, la Société royale nomme aussi, parmi les sept réviseurs, une personne choisie par C4ST.

Un rapport rassurant

Le 1er avril dernier, la Société royale rend son rapport, dans lequel elle confirme que les normes actuelles sont sécuritaires.

Les experts demandent cependant à Santé Canada de «poursuivre agressivement» la recherche pour clarifier les liens entre radiofréquences et cancer, et lui demandent d’enquêter urgemment sur l’électrosensibilité dont se plaignent des personnes persuadées que les ondes les rendent malades.

Tout cela est conforme aux résultats des études des magazines scientifiques menées ailleurs dans le monde à ce sujet.

Qui sont les contestataires ?

Le 14 avril dernier, le groupe C4ST annonce que deux des experts réviseurs se dissocient des conclusions du rapport. Qui sont-ils ?

Le premier, Martin Blank, est un special lecturer retraité de l’Université Columbia, à New York. Il est l’un des auteurs du rapport Bioinitiative, que les opposants aux ondes considèrent comme une véritable bible, mais qui a été critiqué à de multiples reprises par toutes les autorités scientifiques qui l’ont analysé en détail (voir ce billet).

S’appuyant sur une revue de littérature biaisée, entaché de conflits d’intérêts, Bioinitiative (voir cet autre billet de mon collègue Jean-François Cliche au quotidien Le Soleil) — qui n’a pas fait l’objet d’une évaluation par d’autres personnes que ses auteurs — continue envers et contre tout de polluer le débat sur les ondes et d’alimenter les peurs.

Martin Blank reproche à la Société royale de ne pas avoir pris en compte une série d’études, colligées dans le rapport Bioinitiative, dont il est souvent le principal auteur.

Comme ces études ont déjà été discréditées à plusieurs reprises (en Europe, aux États-Unis et ailleurs), il est somme toute parfaitement logique — et heureux — que les experts de la Société royale n’en aient pas tenu compte !

Le second expert, Anthony Miller, est professeur émérite au département de santé publique de l’Université de Toronto, et donc collègue du président du comité d’experts, Paul Demers.

Dr Miller lui-même n’est pas un expert dans les effets des ondes électromagnétiques sur la santé. Ses études portent principalement sur la pertinence d’un programme de dépistage du cancer du sein par mammographie.

Dans sa lettre, le Dr Miller reproche au comité d’avoir pris pour base les études publiées jusqu’à 2009 — ce qui n’inclut donc pas la Monographie 102 (pdf) publiée en 2013 par le Centre international de recherche sur le cancer, qui a suivi le classement des radiofréquences comme agents cancérogènes possibles.

Ce reproche est totalement infondé, comme vous le constaterez en regardant les références du rapport de la Société royale, qui vont bien au-delà de 2009 et qui incluent cette monographie.

Dr Miller considère en outre que les experts ont été biaisés parce que certains d’entre eux ont «des liens majeurs» avec l’industrie des télécommunications.

La Société royale n’a pas divulgué les conflits d’intérêts de chacun de ses experts, mais elle affirme qu’ils respectent ses lignes directrices en la matière.

Elle vient d’ailleurs de me confirmer qu’elle allait se justifier dans les prochains jours et publier une mise au point.

Est-ce par habitude, par crainte d’être inquiétée ou par maladresse, qu’elle n’a pas publié la liste des conflits d’intérêts (ou apparence de conflits d’intérêts) des auteurs de son rapport ? La question se pose.

C4ST a, en revanche, publié ce qui lui pose problème.

J’y vois beaucoup d’exagérations. En substance, le groupe reproche à certains experts des conflits «idéologiques», parce qu’ils se sont déjà prononcés dans le passé publiquement sur le fait que les risques sur la santé des ondes électromagnétiques semblent minimes. Mais peut-on leur reprocher d’avoir dit la vérité ?

Comment, par ailleurs, tous ces experts pourraient-ils être des spécialistes reconnus de leur domaine s’ils n’avaient jamais travaillé ni en lien avec l’industrie, ni été consultés par les autorités réglementaires ? Aucun des membres du comité n’a jamais été employé par l’industrie des télécommunications.

Et les experts qui, comme le Dr Blank, sont abondamment consultés par les groupes «antiondes», sont-ils beaucoup plus indépendants ? Pourquoi n’est-il jamais fait mention de leurs éventuels conflits d’intérêts ?

J’avais déjà posé la question à propos du Dr Carpenter, un autre «expert» des ondes, qui n’a jamais étudié ce sujet et qui est pourtant abondamment consulté par les groupes comme C4ST. Je n’ai jamais eu de réponse.

En résumé

Cette contestation ne change très probablement rien aux conclusions du rapport de la Société royale. Il n’y a donc toujours pas lieu de s’inquiéter des dangers des radiofréquences.

Vous voulez vraiment avoir peur de quelque chose ?

Allez lire les conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur ce qui nous attend avec les changements climatiques. J’y reviendrai dans les prochains jours car ça, c’est vraiment très inquiétant.

* * *

À propos de Valérie Borde

Journaliste scientifique lauréate de nombreux prix, Valérie Borde a publié près de 900 articles dans des magazines depuis 1990, au Canada et en France. Enseignante en journalisme scientifique et conférencière, cette grande vulgarisatrice est à l’affût des découvertes récentes en science et blogue pour L’actualité depuis 2009. Valérie Borde est aussi membre de la Commission de l’éthique en science et en technologie du gouvernement du Québec, en plus d’être régulièrement invitée dans les médias électroniques pour commenter l’actualité scientifique. On peut la suivre sur Twitter : @Lactu_Borde.

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Mme Borde, Je trouve dommage que vous preniez parti au point de vous efforcer à discréditer ceux qui se dissocient de cette étude. Vous pouvez trouver qu’il y a de l’exagération mais, de la part d’une journaliste, il me semble qu’il serait plus habile de bien présenter aux lecteurs les tenants et aboutissants de la situation plutôt que votre opinion, assez extrême selon moi. Cela fait que vos propos ne me semblent pas plus crédibles que ceux des personnes que vous essayez de discréditer. Et que je ne suis pas rassurée car j’ai l’impression que vous essayer de cacher quelque chose. C’est dommage!

On peut de toute évidente être en accord ou non avec la Société royale du Canada, mais lorsque la maladie nous touche personnellement, on aimerait bien que ce soit de la peur, ou un quelconque effet psychologique. Mais la réalité en est tout autre. Les ondes cause réellement des effets biologique négatifs chez certaine personne, je peux le confirmer personnellement. Et ce n’est pas a souhaiter a personne.

SVP informez vous sur le sujet avant de contribuer a tenir la population dans l’ignorance et le doute. Onpeut faire du journalisme avec la tete, mais avec aussi avec le coeur.

Il faut rappeler ici que le magasine l’actualité appartient au groupe Rogers…téléphone cellulaire…conflit d’intéret ?

https://customer.rogersmagazineservice.com/app/FR/aboutus.jsp?pageLanguage=FR

Regarder les documentaires suivant et on s’en reparlera.

-Full Signal
-Les Refugies de la technocratie
-Mauvaises ondes
-Ondes dire pas
-Portables en accusation
-Resonance – Beings of Frequency
-Resonance – Les Effets des Ondes sur l’Organisme
-Sous le feu des ondes
-Take Back Your Power
-Ondes, science et manigances
-Les sacrifiés des ondes

Avant que Mme Borde justifie et supporte sans condition le travail de la Société royal du Canada sur la Code 6 de Santé Canada elle doit regarder deux problèmes structuraux avec cette commission.

1) Dans le contrat entre Santé Canada et la Société Royale, Santé Canada à déclarer que la condition d’electrohypersensitivitie n’existe pas, et donc que la commission ne doit pas tenir compte d’aucune recherche récente dans ce domaine. Pourtant, le degré d’effet des radiations électromagnétiques et le seuil de protection sont le cœur même du Code de sécurité 6. C’est comme dire : « recherche cancer, mais ne tiens pas compte de la question des cigarettes. »

2) Selon une experte dans la matière, la Société royale du Canada n’était pas organisée de manière à être capable de suivre les normes scientifiques mondiales pour une réexamination d’une question de santé comme le code de sécurité 6.

Meg Sears M. Eng., Ph.D a largement détaillé ces lacunes de ce processus dans sa soumission à la commission sur le Code 6 – lien au texte complet en bas de page. Mme Borde est un membre de la Commission de l’éthique en science et en technologie du gouvernement du Québec et droit certainement être préoccupée avec ces questions – mais no, elle ne touche pas à ces questions fondamentales qui pourraient mettre en doute le Code 6 qu’il défend si activement.

Meg Sears M. Eng., Ph.D. est un adjunct Investigator, Environmental Health, Children’s Hospital of Eastern Ontario Research Institute et Senior Clinical Research Associate, Clinical Epidemiology, Ottawa Hospital Research Institute — simplement pour dire aussi qualifiée si non plus que Mme Borde dans la matière. En plus Mme Sears travaille avec The Centre for Practice-Changing Research à Ottawa, un meneur mondial dans la méthodologie des examens systématiques scientifiques.

La soumission de Mme Sears (en anglais) est disponible sur le site de C4ST – ou directement par ce lien :

http://citizensforsafetechnology.org/uploads/scribd/SEARS%20Meg%20SearsSC6-RSCsubmission-23Oct2013.pdf

Jon Eakes

Hors de tout doute, il y a des personnes affectées par l’installation des compteurs, examen médicale à l’appui, mais notre système de santé ne les reconnait que s’ils sont des employés fédéraux.
Les personnes devenues malades après l’installation de ces compteurs émetteurs d’ondes pulsées n’ont certainement pas voulu devenir malade: vertiges, bourdonnement d’oreille, tachycardie, perte de mémoire, troubles d’élocution, céphalées, insomnie etc…Personne ne veut vivre ce cauchemars !Dr.Magda Havas de Toronto, Dr Paul Héraoux et Dr Lee de McGill ont publié dans des revues scientifiques au sujet des effets néfastes des ondes et champs électro-magnétiques.

Je suis peu étonné de voir le parti-pris évident de Mme Borde et de plusieurs de ses collègues journalistes en faveur des technologies sans fil, et sa job de démolition pour tenter de persuader ses lecteurs qu’elle a raison de croire aveuglément en un groupe d’experts expressément recommandés à la Société royale du Canada par Santé Canada qui, comme on dit en anglais ‘cherry-pick’ (sélectionne à dessein) non seulement les scientifiques dont elle sait à l’avance que leur opinion déjà bien connue ne viendra pas remettre en question le Code 6, mais aussi, dans ses propres analyses, ne retient que les études (généralement financées par l’industrie du sans fil) confortant la prétendue innocuité des micro-ondes et la prétendue sécurité du Code 6.

Valérie Borde peut toutefois être excusée car, comme la plupart des gens aujourd’hui, elle doit avoir un téléphone intelligent sur elle, le WiFi et un téléphone sans fil à la maison, et elle est peut-être même devenue accro comme presque tout le monde à tous ces merveilleux gadgets si pratiques pour rester branchés sur tout ce qui nous fascine. Il n’y a pas plus aveugle et sourd que celui qui ne veut pas voir ni entendre, ce qui, en matière de risques liés aux technologies sans fil, concerne plus de 95% de la population – quoique grâce aux efforts des sonneurs d’alarme, la conscience du risque est en progression rapide comme le révèle un récent sondage Léger Marketing (http://bit.ly/1j2k77d) selon lequel la moitié des résidents de la région métropolitaine de Montréal sont en désaccord avec le remplacement des compteurs électriques par des compteurs intelligents, alors que 63% des répondants se disent préoccupés par le fait que les micro-ondes pulsées émises par les compteurs intelligents puissent avoir des conséquences néfastes sur leur santé et celle de leur famille..

Admettre que l’on pourrait avoir un cancer du cerveau (en progression fulgurante, même si en terme de pourcentage de l’ensemble des cancers, c’est encore peu) ou devenir allergique à toute forme de champ électromagnétique (y compris aux micro-ondes), est trop menaçant pour notre petite ou grande dépendance à ces technologies quasi magiques.

Quant à la fiabilité de Santé Canada à l’égard de la protection de la santé des Canadiens, cette agence gouvernementale a une longue histoire peu reluisante à cet égard. Par exemple, le Canada fut le tout dernier pays au monde à bannir la thalidomide. Il est vraiment naïf de croire que les décisions qu’elle prend sont uniquement dictées par le désir de préserver la santé de la population, et que ses responsables ne subissent aucune influence de leurs patrons actuels, les Conservateurs de Stephen Harper qui ont une solide réputation de défendre bec et ongles les intérêts de leurs copains de l’industrie pétrolière albertaine, par laquelle M. Harper était employé au début de sa carrière.

Bon an, mal an les redevances payées par les compagnies de cellulaire rapporte un demi-milliard de dollars au fédéral, qui vient d’engranger $5,2 milliards (http://bit.ly/1m8l1W8) grâce à la vente aux enchères d’une partie du spectre des ondes, et ce, après avoir récolté $4,3 milliards en 2008 d’une autre vente aux enchères, sans compter les autres milliards qu’elle obtiendra en avril 2015 pour la vente de licences à l’industrie du sans fil pour la bande de fréquence des 2500 mégahertz. L’industrie du sans fil est une poule aux oeufs d’or pour le fédéral. Imaginer que Harper n’a pas passé la commande politique à Rona Ambrose, sa ministre de la santé, de protéger le code 6, c’est croire encore au père Noël. Ici comme aux États-Unis, où c’est le lobbyiste en chef de l’industrie du sans fil qui est à la tête de la FCC, cette puissante industrie ne veut rien entendre de contraintes réglementaires qui l’obligerait à investir ses milliards de profits pour rendre aussi bas que raisonnablement possible (voir le principe du ALARA – As Low As Reasonably Achievable – sur Wikipedia) le degré d’exposition aux micro-ondes que doit subit la population.

Les souffrances et la dégradation de la qualité de vie des victimes de cette pollution des milliards de fois plus intense que le background naturel en milieu urbain sont le sacrifice que tous les Canadiens doivent payer pour protéger les profits de cette industrie et les coup$ de main$ qu’elle donne discrètement aux politiciens qui la protègent. Alors si vous voulez continuer à défendre cette industrie – dont les omniprésentes annonces publicitaires pour le cellulaire permettent aux médias de survivre – faites comme bon vous semble. Mais sachez que le jour où le potentiel cancérogène, génotoxique et neurotoxique des micro-ondes pulsées ne sera plus maintenu caché par les déficiences morales et intellectuelles des ardents défenseurs de cette industrie, comme ce fut le cas il n’y a pas si longtemps pour l’industrie du tabac, les Québécois se souviendront qui étaient ceux qui avaient sciemment tenté de les maintenir dans l’ignorance…

Mme Borde, j’aime votre parti-pris pour la vérité, quitte à déplaire à beaucoup.
Peu de journalistes ont cette capacité à s’informer sur la science, pour restituer des connaissances objectives de manière si pertinente comme vous le faites.
J’espère que votre professionnalisme fera école.

Toujours les même complaintes.

J’ai été exposé pendant 30 ans à une puissante antenne qui couvrait 50KM de diamètre. Je n’ai pas eu de problèmes de santé ainsi que 5000 citoyens, mes voisins. Ça fait un bon sondage.

Nous sommes entourés de de WiFi; compteurs d’Hydro, souri et clavier d’ordinateurs, téléphone sans fils à la maison, chez Macdo, chez Tim Horton, à l’épicerie, à la pharmacie, à l’hôpital oui à l’hopital, Chez Rona, sans compter le soleil en fait partout.

Mais les compteurs d’Hydro comme tout WiFi c’est super dangereux, plus que les autres.

Votre article induit en erreur le lecteur :
• L’étude Interphone a trouvé que les utilisateurs assidus et de plus de 10 ans d’utilisation développent un cancer terminal. À l’époque de l’étude, ces utilisateurs représentent le 10 % qui l’utilisait 2 heures par mois!
• Le rapport BioInitiative a été ridiculisé uniquement par les mercenaires de l’industrie. Le Parlement européen l’a pris au sérieux et recommandé des normes à la baise : 1000 µW/m2 (CAN 6 000 000 µ W/m2);
• Vous avez oublié de mentionner que trois membres accusés de conflit d’intérêts de la SRC ont démissionné, incluant Krewski;
• La classification 2B n’est pas pour faciliter le financement puisque la majorité de ce financement vient de l’industrie. La classification est 2 B parce que des études comme REFLEX n’ont pas été considérées, ce qu’aurait changé la classification à 1 : cancérogène!
• Les études depuis 2007 sur ses sujets n’ont pas été prises en considération par la SRC ni par le CSRSEN en mars dernier :
o Les effets génétiques : RF : 114 articles [65 % des effets signalés] EBF : 59 papiers [83 % des effets signalés]
o Effets neurologiques : RF: 211 documents [68 % des effets signalés] EBF : 105 documents [90 % des effets signalés]
o Le statut oxydatif : RF : 106 articles [88 % des effets signalés] EBF : 110 documents [88 % des effets signalés]
Mme Borde, malgré votre expérience journalistique vous avez écrit un article défendant l’industrie qui vous nourrit et pas les intérêts des lecteurs. Les changements climatiques semblent vous préoccuper, et avec raison; permettez-moi de vous rappeler qu’il y a 30 ans les scientifiques nous ont dit que si nous ne faisons rien, dans 50 ans les calottes polaires commenceront à fondre et de changements climatiques extrêmes étaient pour se produire. Ils se sont trompés dans leurs prédictions par 50 % : ça prit 25 et pas 50 ans! Maintenant, si vous voulez vraiment vous inquiéter, sachez que les études sur les rats exposées aux RF, après cinq (5) générations souffrent d’une infertilité irréversible. Si on transpose cela aux humains, dans 150 ans nous ne serons plus capables de nous reproduire. Par contre, nous, les imbéciles d’humains que nous sommes et qui n’apprenons pas de l’histoire et préférons nos commodités que nous responsabiliser, sommes exposés à plusieurs autres agents qui déjà affectent la fertilité : les pesticides des OGM et les bisphénols entre autres.

L’année dernière, la Belgique a interdit la vente de cellulaires aux enfants, tel que recommandé par plusieurs pays. Pourquoi Santé Canada défend-t-elle avant tout les intérêts de l’industrie plutôt que la santé publique?
Pour en savoir davantage sur la situation de conflits d’intérêts dans laquelle se retrouvent souvent les chercheurs consultés par Santé Canada, lire http://www.microwavenews.com. Selon Time Magazine, la grande crédibilité de cette publication signée par le physicien newyorkais Louis Slesin, tient à sa recherche méticuleuse des faits.

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