Rapide et risqué

Près du quart des médicaments approuvés par le ministère de la Santé du Canada font tôt ou tard l’objet d’un avertissement ou d’un retrait pour des raisons de sécurité.

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Voilà la conclusion qu’a tirée le Dr Joel Lexchin, professeur à l’Université York, à Toronto, qui a suivi le sort de 434 nouvelles molécules ayant obtenu le feu vert du Ministère, de 1995 à 2010. Dans le cas des médicaments jugés prioritaires – ceux proposés pour traiter des cancers, par exemple -, admissibles à un processus d’approbation accéléré, c’est un sur trois qui a fait l’objet d’une mise en garde ou d’un retrait.

Le Dr Lexchin déplore que Santé Canada garde confidentielles toutes les données tirées de l’analyse des nouvelles molécules et ne soumette pas ces dernières à des études indépendantes. Il conseille aux Canadiens d’opter, lorsque cela est possible, pour des médicaments qui sont depuis longtemps sur le marché.

 

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