Remèdes chinois : allergènes et animaux menacés au menu

Alors que débute la semaine de la naturopathie (oui, ça existe!), on apprend que les remèdes traditionnels chinois, que l’on peut notamment acheter dans tous les Chinatowns du monde et sur internet, renferment une foule d’ingrédients pas très recommandables, dont certains issus d’animaux en danger de disparition, selon une étude publiée par des chercheurs australiens dans la revue PLoS Genetics.

L’équipe de Michael Bunce de l’université Murdoch à Perth a analysé l’ADN prélevé dans 15 échantillons de remèdes traditionnels (infusions, poudres, pilules) interceptés par les douanes australiennes.

Quatre d’entre eux contenaient des plantes du genre Ephedra, interdites notamment au Canada à cause de leurs effets toxiques potentiellement mortels.

Six contenaient des allergènes connus (noix et soya) qui n’étaient pas mentionnés sur l’étiquette. 

Quatre contenaient des traces de deux animaux menacés (l’ours du Tibet Ursus thibetanus) et l’antilope Saïga Saiga tatarica), dont le commerce est rigoureusement interdit par la convention CITES, signée par la Chine en 1981.

Au total, 78% des échantillons contenaient des traces de produits animaux non déclarés sur l’étiquette, comme du crapeau, de la vache ou de la chèvre.

Si la pharmacopée chinoise entend être prise au sérieux sur la scène internationale, elle va devoir faire une sacrée mise à niveau de ses normes de qualité, en concluent les chercheurs.

Et la naturopathie aussi ! Au programme de la conférence organisée cette semaine par l’Association de médecine naturopathique du Québec : soigner les enfants par homéopahie, les remèdes naturels contre l’autisme et «découvrez pourquoi vous êtes fatigué». Ça promet…

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