Mines, gaz, pétrole : explorer ou pas ?

Je vous fais part aujourd’hui d’une phrase à méditer concernant l’avenir des ressources naturelles au Québec, que j’ai trouvée dans un document fort instructif publié cette semaine: les Actes du forum sur le développement minier en Abitibi-Témiscamingue, tenu en mars dernier à Rouyn-Noranda.

«La roche pouvant rapidement se transformer en minerai, il est risqué de soustraire un territoire donné aux activités d’exploration.»

Qu’en pensez-vous ? Faut-il interdire l’exploration minière, gazière ou pétrolière dans certaines parties du territoire et risquer de passer à côté de matières premières qui pourraient valoir des fortunes à un moment ou à un autre, ou tout explorer et décider après de ce qu’on fait ?

Il me semble que c’est une bonne question à se poser par les temps qui courent…

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L’exploration minière, gazière ou pétrolière devrait se faire surtout loin des zones habitées.

Drill baby drill.

Ça dépend comment on conçoit la croissance. À ce moment de notre histoire, la croissance est un absolu. À chaque année qui passe, c’est l’étalon sur lequel on évalue notre progession comme société. Plus de richesse et nous verrons après à la répartir. La croissance comme nous la conçevons n’est pas pondérée, ou peut-être avec beaucoup de timidité, du concept de pérénité. On fait la croissance comme on mange. Beaucoup, rapidement, en grosse quantité. Une croissance de calories vides, du junk food économique. Comme si un obèse mesurait son développement à la quantité de kilos qu’il prend à chaque année. À un moment donné, ce type de croissance affecte les autres systèmes qui maintiennent la vie. Les reins, le foie, le coeur, etc, donnent des signes d’essouflement mais bon, faut maintenir le cap, de toute façon la science inventera bien d’ici là le remède miracle aux abus de telles sortes. On posséde le même raisonnement comme société. Tellement dépendant de nos biens que nous ne pouvons même pas imaginer vivre sans la piscine, le sauna, le voyage dans le sud, etc.

Je travaille auprès de personnes qui vivent des dépendances (drogue, alcool, jeu, etc). Lorsque je m’informe sur notre monde, je reconnais les mêmes mécanismes de résistances qu’ils ont à affronter un changement qui semble pourtant nécessaire. « Je peux contrôler ma consommation », « C’est pas si grave, je peux arrêter quand je veux », « mon père fumait et il a vécu jusqu’à 85 ans ».

On prétend faire tout ça pour le bien des enfants… Quel type de planête leur laisserons-nous dans 50 ou 100 ans?

J’en ai contre notre insouciance, notre nez collé sur la fenêtre. On ne voit pas plus loin qu’un troupeau de chevreuil dans son ravage, tant qu’il y a de la ressource, il consomme et se développe, jusqu’à ce que les ressources ne soient plus suffisantes et qu’une partie du troupeau meure de faim. Sommes-nous obligés d’attendre des crises majeures, des souffrances terribles avant de modifier nos habitudes.

J’ai rien contre la croissance en soit, mais pouvons-nous faire des choix sur la base du long terme, se préoccuper de ce qu’il adviendra pour ceux qui nous suivrons?

Bof! je suis vraiment idéaliste, un utopique. Un fanatique qui veut revenir en arrière et arrêter le progrès. On a travaillé assez fort pour être là où on est, on est toujours pas pour revenir en arrière! Alors, forons, creusons, consommons avant que les autres prennent les devant. Il me reste tant d’achats à faire, tant de biens auxquels je n’ai pas encore accès…

Bonjour,

Le développement de cette industrie est une des priorités que nous devons nous donner. Sûr que cela doit être encadré, mais c’est un incontournable.

Nous sommes une société endettée au possible. Nos retraites sont en jeux, notre santé aussi. On a la solution et passer à côté n’est pas une approche acceptable.

Ceci dit, il faudrait aussi encadrer nos gouvernements dans la façon de dépenser cet argent. L’approche du passée n’est pas acceptable.

L’exploitation minière, gazière ou pétrolière devrait avant tout rapporter des redevances à l’État Québécois et un dédommagement à la municipalité touchée, ce qui n’est pas le cas et les compagnies devraient aussi nettoyer au moment de quitter.

Le gaz du Québec aurait être du développé par l’Hydro Québec pour garder tous les profits.

Malheureusement on l’a donné comme les Albertains l’ont fait.

Des soustraitans pour creuser c’est facile trouver et il y en a au Québec contrairement aux dire de l’ancien président d’Hydro.

Exploration et exploitation
L’exploration minière nous permet de faire un inventaire plus précis des richesses que notre sous-sol contient. Cette exploration doit être encadrée par l’état afin que le tout se déroule dans le respect de la nature et des populations en cause.
De même pour l’exploitation de ces ressources qui appartiennent d’abord à tous les Québécois sans exception. Il faut s’assurer qu’ils y trouvent leur profit.
Pour le gaz de schiste, à cause des implications environnementales, il y a d’abord lieu d’en bien étudier tous les aspects, surtout en allant voir les endroits où déjà on en fait l’exploitation.
Ensuite,cette exploitation devrait être faite, comme pour l’hydro,par l’état car elle engage plusieurs générations, son exploitation devant durer 100 ans et plus. Comme pour l’Hydro, nous devrons nous donner une expertise humaine qui permettra aux nôtres de se faire valoir en ce nouveau domaine. Et les profits, comme ceux d’Hydro, seront nôtres plutôt que d’aller dans les poches de financiers internationaux rapaces.

La, recherche, l’exploration, l’exploitation de ces ressources coûte des millions et des millions de dollars (voir des milliards !)… pourquoi ne pas investir plutôt toute cette argent dans la recherche pour extraire de façon plus efficace nos ressources renouvelables tel le solaire, l’éolien, la géothermie, etc. qui a long terme nous couterons beaucoup moins cher que d’extraire notre sous-sol ?

En ce qui me concerne, je partage plutôt l’avis de E.F. Schumacher (1973), auteur de Small is Beautiful: » Les combustibles fossiles ne constituent qu’une partie du capital naturel que nous tenons absolument à dépenser, comme s’il s’agissait d’un revenu, et nullement la partie la plus importante. En gaspillant nos ressources fossiles, nous faisons peser une menace sur la civilisation: mais en gaspillant le capital que représente la nature vivante autours de nous, c’est pour la vie elle-même que nous sommes une menace. »

Sur cette réflexion, il serait intéressant de se demander quel est la valeur d’une rivière sauvage, d’une forêt habitée, d’un ciel étoilé. Est-ce un luxe de préserver ces ressources inestimables? Est-ce un luxe que l’on peut encore se payer, ou bien sommes-nous obligé de brûler la chandelle pas les deux bouts? Compte tenu du rythme auquel les nations détériorent ce »capital naturel » il certain que la ressource naturelle »sauvage » inexploitée sera la véritable richesse du futur.

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