Ressources naturelles : la grande noirceur

Les habitants du Burkina et du Niger, entre autres, sont mieux informés sur les impôts et redevances que versent les compagnies minières, gazières et pétrolières à leur État que les Canadiens, constate Andrew Bauer, analyste au Revenue Watch Institute, ONG américaine qui milite pour une gestion transparente des ressources.

Ressources naturelles : la grande noirceur
Photo : iStock

Les habitants du Burkina et du Niger, entre autres, sont mieux informés sur les impôts et redevances que versent les compagnies minières, gazières et pétrolières à leur État que les Canadiens, constate Andrew Bauer, analyste au Revenue Watch Institute, ONG américaine qui milite pour une gestion transparente des ressources. Ces pays, comme 35 autres, se conforment depuis peu à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Cette norme internationale veille à la saine gestion des revenus tirés de ces secteurs.

Le Canada refuse de s’y conformer, arguant qu’il exige déjà la divulgation de ces renseignements. Or, selon Andrew Bauer, les documents publiés sont si éparpillés qu’il devient difficile de s’y retrouver. « En fournissant une information claire à tous les Canadiens, l’ITIE susciterait des discussions sur les revenus générés et sur la façon dont ils sont utilisés par les pouvoirs publics », estime-t-il.

 

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