La solitude tue… mais on fait quoi ?

Les campagnes de santé publique nous inondent de messages sur la nécessité de faire du sport et de bien manger. Pourtant, il y a plus grave pour la santé.

Une nouvelle étude publiée ce mois-ci dans la revue PLoS Medicine montre que rester seul dans son coin, avec peu d’amis et d’occasions de créer des liens avec d’autres personnes, tue autant que le tabagisme et plus que l’obésité ou la sédentarité.

Pour la première fois, des chercheurs établissent clairement que l’isolement social, dont on a beaucoup parlé lors du décès tragique de deux frères début septembre en Montérégie, constitue un important facteur de risque de mortalité. Pas seulement de maladie physique ou mentale.

L’équipe de Julianne Holt-Lunstad, professeure de psychologie à la Brigham Young University, en Utah, a analysé les résultats de 148 études menées à ce sujet auprès de plus de 300 000 personnes sur une période d’en moyenne 7,5 ans.

Au cours de cette période, une fois et demi plus de personnes isolées sont décédées de toutes causes que celles qui avaient un bon réseau social autour d’elles. 

Vivre en couple a certes un effet protecteur sur la santé comme on le sait depuis longtemps, mais ce sont vraiment des relations sociales étendues qui font la différence, précisent les chercheurs.

Toute la difficulté consiste maintenant à mettre sur pied des politiques publiques pour briser l’isolement, ce qui semble plus difficile que de lutter contre la malbouffe ou encourager le sport.

Dans son éditorial, PLos Medicine analyse la politique du gouvernement britannique en la matière et quelques pistes d’action qui lui permettrait de mieux s’attaquer à cette importante cause de mortalité. Ces conseils sont certainement valables partout dans le monde

Considérer le soutien aux groupes communautaires comme une dépense de santé.

Arrêter de couper systématiquement les subventions à ces groupes dès qu’une crise économique pointe son nez.

Expérimenter toutes sortes de manière de briser l’isolement des populations à risque, comme les personnes âgées, et encourager la recherche.

On ne peut pas, évidemment, forcer les gens à avoir des amis ou à participer à des activités sociales comme on leur interdit de fumer dans les lieux publics. Il n’y a pas non plus de médicament anti-solitude.

Mais maintenant qu’on sait que l’isolement tue plus que la malbouffe ou la sédentarité, est-ce qu’on va s’y attaquer aussi sérieusement ?

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Je trouve cet étude un peu tirée par les cheveux. Si on pousse l’absurde de cette conclusion, on pourrait affirmer que les «nerds-a-lunette-geek-rat de bibliothèque» vont mourrir plus jeune que les gars de la construction ! Pas sure… Si on aime la solitude je vois vraiment pas le rapport avec une espérance de vie plus courte… Je crois que ça aurait été plus simple d’affirmer que quand notre entourage est le reflet de nos choix de vie on vie plus vieux, et quand on subit notre environnement on vie moins vieux car on stresse plus. C’est logique et ça ne prends pas 7 ans d’analyse pour parvenir à ce constat. En tout cas, moi je passe la majeur partie de mes journées seule (travailleuse autonome) et mon conjoint est dans la construction (donc toujours entouré d’une équipe de travail), je peux vous assurer que lui à 50 ans il risque de ne plus être capable de travaillier du à des problèmes de santé causés par le travail, tandis que moi, a moins de devenir aveugle et amputé des mains, je devrais être bonne pour travaillier même largement dépassé l’age de ma retraite. Alors au final même si je vie de la solitude reste que je m’accomplirai socialement plus longtemps que mon conjoint, donc qui des deux à le plus de chance de vivre vieux ?
Annie

L’article est intéressant et à le mérite d’attirer notre attention sur l’importance qu’a le social pour l’être humain. Cependant, la conclusion n’est pas aussi tranchée que vous le laissez entendre dans votre titre.

D’ailleurs à la deuxième ligne il est mentionné que la taille de l’effet (precise size of this effect) est méconnue. Or, on peut trouver toute sorte de corrélation surtout avec de grosses cohortes(groupes) mais sans véritable effet. De plus, les méta-analyses qu’ils utilisent ne peuvent pas servir à définir un lien de causalité.

Par exemple, on peut dire que plus il y a d’église dans une ville et plus il y a de criminalité. Il n’y a évidement aucun lien seulement, plus il y d’églises et plus il y a de gens qui habitent cette ville ce qui augmente la probabilité de criminalité.

D’autres études mieux construites démontrent que chez un patient cardiaque, la relation avec le médecin peut améliorer la guérison. Plus l’alliance thérapeutique médecin patient est forte et mieux la guérison s’en porte. L’effet est faible mais significatif.

Je crois que la solitude dont il est question dans l’article, c’est la solitude de personnes devenues incapables d’aller vers les autres, pour diverses raisons. Du moins, je l’ai compris ainsi.

Selon moi qui vit seule, je crois que lorsqu’ on possède encore la santé suffisante pour assumer les conséquences d’une solitude choisie, je ne crois pas qu’elle affecte la santé. Mais par exemple, quand les problèmes de santé surviennent, qu’une personne vit seule et ressent du malaise, de l’anxiété face à cette solitude, c’est à ce moment que tout peut s’aggraver pour sa santé. D’où l’importance pour ces gens de ne pas s’isoler totalement. On peut vivre seul, ménager notre intimité tout en demeurant en contact avec les gens qui nous plaisent. Il le faut car un jour… nous aurons besoin de support pour continuer le plus longtemps possible, heureux.

Selon moi le titre de l’article devrait être: L’isolement tue

Il y a une différence entre solitude et isolement. Je me considère solitaire malgré le fait que je vis en couple et fréquente quelques amis. La solitude est même bénéfique dans certain cas. Ça replace les valeurs et les besoins. On refait le plein. On est plus créatif.

L’isolement est une tout autre chose

Je pense que l’important est d’etre a l’écoute de nos besoins et de les respecter, d’etre dans des situations ou on est bien avec soi-meme, d’ecouter notre nature, trouver notre équilibre avec ou sans amis. Je crois franchement qu’une personne de nature solitaire qui se force a etre sociable sera plus malheureuse car elle ne sera pas authentique. Ce qui compte c’est de faire des choix répondant a ce que l’on veut. A bien y penser, de facon générale, je dirais que je suis en accord qu’en étant bien entouré, la vie est plus épanouie, car l’etre humain est créé pour socialiser avec ses pairs.

Tout depend de quelle solitude !

On peut etre en couple et etre seul(e) quand il n y a plus d amour.

On peut vivre dans un groupe et etre ostracise pour differentes raisons : un francophone dans un milieu unilingue anglophone .

On peut vivre seul et bien vivre comme un moine a la recherche de la paix interieure et du silence; aujourd hui grace a l Internet on est toujours en contact avec d autres.

« Je suis solitaire et solidaire. » Louis Pauwels.

Je vis seule dans un appart, à Montréal. Lorsque j’ai le goût de rencontrer des amis, je me joins à eux; je fréquente la piscine et un atelier d’art, les mardis, je vais au cinéma. Je suis handicapée et pauvre mais si j’étais privée de ma chère solitude, je crois que j’en mourrais!

Il s’agit là d’organiser sa solitude et du désir de vivre.

Je vois ici que les gens ont beaucoup de difficultés à saisir le sens du mot solitude lié à l’isolement.

Isolé, seul, signifie ne pas avoir d’amis ou de connaissances trois cent soixante jours par année ou presque. Les gens victimes de violence en savent quelque chose. Les personnes âgées en perte d’autonomie qui passent Noël et pâques seuls le savent aussi.

Savoir que son chum arrivera de travailler, ou aller voir un amis quand on est tanné du silence ce n’est pas la solitude, ce n’est pas être seul.

je suis seule tout le temps et je me sens tr;es
bien je syuis une artiste j:ai quelques amies je ne les vois pas souvent ca fait mon affaire j’aime mieux être seule que ètre avec des mauvaises personnes

Je suis arriver dans une ville inconnue, il y a 1 ans . Et puis j’ai été prendre des cours d’espagnol en vue de me faire des amis (es) mais personne ma tendue la main. Je ne connaît pas les endroit ou aller. C’est très difficile de se faire des amis (es)voir impossible .