Révolution sous la tente

 

Allergique au camping ? Il est peut-être temps de réviser votre position. « Je dors confortablement et avec mes oreillers », dit Louise Gagnon, rédactrice en chef du magazine Camping Caravaning. « Une fois ma cuisine montée, je suis mieux qu’à l’hôtel. Je bois mon espresso le matin, je lis dans mon hamac pendant que les enfants jouent avec leurs amis. » Seuls ennemis possibles : les moustiques (il faut apprendre à bien choisir son emplacement) et la pluie. « Ça ne sert à rien de se battre contre la nature, dit cette pro du camping. Après deux jours de pluie, je me paie un resto et une nuit de motel, c’est tout. »

Une étude menée il y a quelques années par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a établi le profil du campeur québécois. « Contrairement au cliché, le campeur type a de 35 à 54 ans et il dispose d’un revenu plus élevé que la moyenne, dit Jean Pagé, porte-parole de l’association. Il veut vivre une expérience, se sentir en contact avec la nature. Mais il n’a plus 17 ans et il aime son confort. »

Pas fou, le monde du camping s’adapte. La dernière mode : le prêt-à-camper. Dans certains parcs nationaux ou provinciaux et dans certains terrains de camping, on peut réserver une tente Huttopia. Cette tente de quatre mètres sur sept montée sur une plateforme de bois comprend deux chambres et peut accueillir cinq personnes. Elle est meublée d’une table, de chaises et de lits où il suffit de dérouler son sac de couchage avant de mettre sa bouteille de rosé au frais. En prime : le réchaud, le frigo, le chauffage et l’éclairage d’appoint. Le tout pour 102 dollars la nuit, soit 714 dollars pour une semaine. La formule plaît tellement que la Sépaq a, cette année, doublé le nombre de tentes Huttopia dans ses parcs, le faisant passer de 60 à 130.

Autre nouveauté : les yourtes, chauffées et éclairées, capables de satisfaire la « poule de luxe » la plus réfractaire au camping. Plancher de bois, murs de toile, ameublement rustique, cuisine équipée. Le camping trois étoiles, quoi ! Au parc national Forillon, en Gaspésie, elles vous accueillent à quelques encablures de la plage : 786 dollars par semaine, pour quatre personnes.

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