Rio+20 : les plans des assureurs

À la veille du Sommet de la Terre Rio+20, la compagnie d’assurance Intact (plus grand assureur auto, habitation et entreprises au Canada)  et l’Université de Waterloo ont publié le rapport de leur Projet d’adaptation aux changements climatiques, qui décrit les défis que le Canada doit relever pour se protéger efficacement contre les aléas climatiques.

Ce rapport est basé sur l’analyse combinée de 24 modèles de prévisions climatiques réalisée par des chercheurs du Réseau canadien des scénarios de changements climatiques d’Environnement Canada, qui donne les températures moyennes et les précipitations attendues à chaque saison pour les années 2020, 2050 et 2080.

Selon cette analyse, la température moyenne sur l’année dans le sud du Canada va augmenter d’une fourchette de 0,5 à 2 degrés d’ici 2020 par rapport à la moyenne des températures entre 1971 et 2000, et de 2 à 4 degrés d’ici 2050.

Dans l’Arctique, la hausse moyenne attendue est de 2 à 4 degrés pour 2020, et de 4 à 8 degrés pour 2050.

Sous la direction de Blair Feltmate, directeur des pratiques de développement durable et professeur agrégé à la School of Environment, Enterprise and Development de l’Université de Waterloo, les chercheurs ont établi la liste des domaines d’action prioritaires dans lesquels le Canada doit s’adapter au plus vite à ces changements climatiques. Voici les cinq premiers.

1. Les infrastructures urbaines;

2. La biodiversité;

3. Les ressources en eau douces;

4.  Les communautés autochtones;

5.  L’agriculture.

Dans ces cinq domaines seulement, il va falloir mettre beaucoup d’efforts pour revoir les plans et les modes de gestion actuels et les adapter aux nouvelles conditions.

La seconde partie du rapport détaille les mesures à prendre pour les compagnies d’assurance.

Il est clair que pour s’en sortir face au risque accru de sinistre lié à à la multiplication des événements climatiques extrêmes, elles devront hausser leurs primes si les citoyens et les gouvernements ne se montrent pas assez proactifs.

Elles vont aussi demander des changements aux codes des bâtiments, revoir leurs accords d’aides financière, identifier de plus en plus précisément le risque climatique et la responsabilité humaine dans les sinistres… bref, manier le bâton et la carotte pour encourager l’adaptation et tirer leur épingle du jeu.

En résumé, sachez que si vous ne croyez pas aux changements climatiques, votre assureur, lui, y veille et fera payer cher la négligence…

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«En résumé, sachez que si vous ne croyez pas aux changements climatiques, votre assureur, lui, y veille et fera payer cher la négligence…». Surtout si on s’appelle Jacques Brassard ou Nathalie Elgrably Levy 😉

Et peut-on aussi compter sur les assureurs pour réduire les primes liées aux risques qui vont être diminués ? Je pense au gel, aux dérapage sur verglas et autres inconvénients liés au froid ?

En fait, quelqu’un est-il capable de chiffrer les conséquences économiques du réchauffement en tenant aussi compte de ses « avantages » au niveau du Québec, du Canada ou de tout autre pays ?