Rougeole ou vaccin ? On a toujours le choix.

Convaincre rationnellement des personnes qui se posent des questions à propos des vaccins est difficile. Quels sont les bons arguments ? Le défi est immense, selon le Dr Vadeboncœur. Mais il faut le relever de notre mieux. 

Photo : iStockPhoto

L’infirmière est gantée. L’enfant hurle, une seringue enfoncée dans la cuisse. Une autre main immobilise les bras du poupon. Lorsque j’ai partagé un article de La Presse traitant de la lutte contre les groupes antivaccin, on m’a fait remarquer que l’image ressemblait à une séance de torture.

Image qui accompagnait l’excellent article de La Presse sur Twitter. (Photo : capture d’écran)

C’est souvent le genre d’image qu’on voit lorsqu’on parle de vaccins. En y pensant bien, à force d’imprimer ces images dans la tête des gens, on compromet l’efficacité de la communication publique. Bref, ça fait peur au monde.

Bien sûr, les enfants n’aiment pas les vaccins. Surtout les plus vieux, qui ont souvent une appréhension des aiguilles. Pour les enfants plus jeunes, si je me fie à mon expérience avec les miens et ceux que j’ai pu rencontrer dans ma formation, la douleur est très limitée dans le temps. Ça pique, ça fait mal, et quelques minutes plus tard, tout est oublié.

Faire mieux

Au Canada, comme partout dans le monde, on doit donc faire mieux concernant les communications publiques traitant des vaccins. Afin de contrer les fausses nouvelles qui submergent les réseaux sociaux et que diffusent des groupes « antivaccins » bien organisés. D’autant plus que les gens s’informent bien souvent sur les réseaux sociaux.

Mais des campagnes publiques pour la vaccination, vous en voyez passer souvent ? On en parle surtout dans les médias quand ça va plutôt mal. Le vrai défi, c’est qu’il s’agit en réalité de viser et de convaincre une minorité de personnes afin de rehausser les cibles de vaccination, alors que ces mêmes gens sont souvent réfractaires a priori au message proposé.

Concernant les vaccins, la majorité des gens sont en effet déjà convaincus de leurs bienfaits et agissent en ce sens. Les parents font vacciner leurs enfants, ce qui mène à des taux de vaccination au Québec pour la rougeole (année 2016-2017) de 82 % au primaire et de 88 % au secondaire. Pas si mal, mais on pourrait faire mieux.

Renforcé à chaque visite de santé avec une infirmière ou un médecin, le message de la vaccination passe donc la rampe, bien que les cibles soient de 95 % et qu’il reste donc encore du chemin à parcourir.

La cible

Convaincre ceux et celles qui n’adhèrent pas aux principes de la prévention vaccinale, persuadés que les vaccins posent de grands risques, qu’ils ne protègent pas réellement et que l’adhésion des organismes de santé publique aux vaccins relève par exemple des complots pharmaceutiques, n’est pas un mince défi. Il s’agit en effet de changer des croyances.

Je parle ici de croyances, parce que les faits scientifiques appuient les positions inverses, à savoir que les vaccins présentent bien plus d’avantages que d’inconvénients, protègent bien (surtout pour un vaccin comme celui de la rougeole) et que leur usage est avant tout guidé par la science (ce qui n’exclut pas certaines pressions commerciales).

Renverser une croyance est complexe, surtout si elle est bien ancrée dans la société, nourrie par les nombreuses informations véhiculées sur le Web, notamment, et qu’elle se renforce au contact de ceux qui partagent le même point de vue.

La menace

Ces croyances selon lesquelles les vaccins ne fonctionnent pas ou sont trop risqués et ne devraient donc pas être administrés ont des répercussions. L’OMS considère la méfiance à l’égard des vaccins comme un des 10 risques majeurs de la santé publique.

Puisque la majorité des gens font vacciner leurs enfants, quel est le problème d’avoir des personnes qui s’y refusent ? Pour des maladies extrêmement contagieuses comme la rougeole, la barrière de protection que permet la vaccination d’un nombre suffisant de personnes (estimé à 95 % pour être à peu près étanche) se fragilise, ce qui permet au virus de se propager.

Virus de la rougeole au microscope électronique. (Source : Open-I)

Dès que le taux de vaccination baisse dans nos populations, les éclosions surviennent donc. On le remarque ces jours-ci par exemple à New York, là où certains groupes refusent les vaccins pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la science.

Mais au fait, est-ce que la science publique s’inquiète pour rien avec la rougeole ? Vraiment pas : c’est une virémie contagieuse et grave. En 2017 (dernières données disponibles), elle a tué 110 000 personnes dans le monde, un nombre qui diminue toutefois sur la planète en raison d’une meilleure vaccination dans les pays moins développés.

La maladie peut s’accompagner de diverses complications, notamment les infections auriculaires (10 % des cas, menant parfois à la surdité), les pneumonies (5 % des enfants, pouvant mener au décès), les encéphalites (1 pour 1 000), les infections graves du cerveau. Le taux de décès est d’environ 1 à 2 pour 1 000. Les hospitalisations toucheraient 30 % des personnes atteintes, davantage chez les plus jeunes.

Conjonctivite sans pus et éruption cutanée au visage provoquées par la rougeole. (Source : Open-I)

Et c’est un des virus qui se propagent le plus rapidement. Ainsi, une épidémie dans une population non vaccinée pose des risques réels pour un grand nombre de personnes. Ce n’est heureusement pas notre cas, puisque le taux de vaccination reste chez nous plutôt élevé.

Mise en situation

Un pourcentage substantiel de gens choisissent tout de même de ne pas faire vacciner leurs enfants et de ne pas se faire vacciner eux-mêmes. Puisqu’il n’y a généralement pas de problème d’accès au vaccin, sauf pour certaines populations vulnérables, le raisonnement tient au fait que ces personnes jugent que le risque du vaccin est plus grand que celui de ne pas se faire vacciner.

Allons-y d’une mise en situation. Supposons que votre enfant, qui n’est pas vacciné, se trouve en contact avec une personne atteinte par la rougeole. Comment réagiriez-vous ? Allez-vous être inquiet ? Sans doute, et avec raison !

Ayant fait le choix de ne pas vacciner, vous y avez sans doute déjà réfléchi et avez jugé que le risque du vaccin était plus grand que le risque de la maladie. Au point de se sentir en sécurité et de serrer la main à un quidam atteint de la rougeole ? Sans doute pas.

Peut-être trouvez-vous la question hypothétique, parce que la probabilité d’être en contact avec un malade atteint de la rougeole est extrêmement faible chez nous. Pour quelle raison ? Parce que le taux de vaccination est élevé dans la population. Mais il y a quelque chose de circulaire — ou d’égoïste — dans ce raisonnement, non ? Le risque de ne pas être vacciné est plutôt bas justement parce que les autres sont habituellement vaccinés.

Si tout le monde se disait un jour que, le risque étant bas, ça ne vaut plus la peine de se faire vacciner, que se passerait-il ? Comme on le voit, et c’est bien documenté, les éclosions et épidémies seraient de plus en plus fréquentes, et ce risque, de plus en plus élevé.

Alors la vraie question, comme on se la pose d’ailleurs partout dans le monde là où les risques sont au départ bien plus élevés qu’ici, est la suivante : suis-je prêt à courir le risque d’exposer mon enfant à la rougeole parce que je suis persuadé que le risque du vaccin est plus grand ?

Le risque du vaccin

Le risque du vaccin, il est bien connu et en général mineur, comme je l’ai mentionné plus haut. La piqûre, la douleur passagère, un peu de réactions fébriles. Parfois une légère éruption cutanée, de temps en temps des douleurs articulaires, surtout chez les adolescents, en raison de la composante rubéole du vaccin.

Pour ce qui est des complications vraiment graves, on retrouve exceptionnellement des réactions allergiques, beaucoup moins fréquentes qu’avec les antibiotiques, si on veut comparer. Des convulsions fébriles sont aussi possibles, mais elles sont tout aussi rares.

Le risque réel du vaccin est donc très bas. Par contre, le risque d’éclosion et même d’épidémie en cas de couverture vaccinale inadéquate est tout à fait réel. Et la seule chose qui protège contre ce risque est un taux de vaccination élevé dans la population (de même que l’hygiène, qui joue aussi un rôle).

Et l’autisme ? On parle « partout » — notamment sur les réseaux sociaux — d’autisme. Beaucoup de gens connaissent la tristement célèbre étude du Dr Andrew Wakefield, parue en 1998 et « démontrant » le lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme, non ?

Tout le monde devrait surtout savoir, puisque cela a été dit et écrit partout des milliers de fois, que cette étude était une pure fraude et ne permettait absolument pas de tirer cette conclusion. Il faut par ailleurs savoir que toutes les études épidémiologiques les plus récentes, qui portent sur des millions d’enfants, ont réfuté ce lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme.

Voir mondialement

Si on regarde les choses sur le plan mondial, qu’est-ce qui est le moins risqué, à votre avis ? Une population bien vaccinée, où il y a des risques infimes liés au vaccin et un risque quasi nul de rougeole, comme c’est le cas généralement lorsqu’un haut pourcentage des gens sont vaccinés ?

Ou une population mal vaccinée, avec un risque encore plus infime lié au vaccin, mais cette fois avec un risque bien réel d’éclosions de rougeole, voire d’épidémies, qui mènent à des hospitalisations et des complications notables, et même des décès ?

Poser la question, c’est y répondre. On pourrait en parler encore longtemps entre nous, mais aussi aller poser la question en Afrique, où des dizaines de milliers d’enfants meurent chaque année de la rougeole.

Convaincre rationnellement des personnes qui ont sûrement le droit de se poser des questions à propos des vaccins est difficile. Comment les convaincre de bien évaluer l’état de la science à propos des vaccins ? Quels sont les bons arguments ? Le défi est immense, mais il faut le relever de notre mieux. Notamment, en choisissant de bonnes photos.

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21 commentaires
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Les vaccins sauvent des vies, mais ils ont aussi des effets indésirables :
Vytenis Andriukaitis, commissaire européen pour la santé :
« Des enfants souffrent d’expériences terrifiantes, liées aux effets secondaires du vaccin contre la grippe porcine (H1N1). » Près de 1.700 adultes et enfants à travers l’Europe souffrent de maladie neurologique à vie, de narcolepsie causée par cette vaccination.
https://inews.co.uk/essentials/news/health/eu-health-commissioner-narcolepsy-swine-flu-vaccine/
February 22nd 2017

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Bien sûr, certains vaccins ont des effets secondaires. Celui que vous décrivez est probablement le cas le plus connu: le vaccin Pandemrix, utilisé en 2009 surtout dans les pays nordiques d’Europe, pourrait avoir eu cet effet secondaire, au demeurant plutôt rare. Il semble en effet avoir été associé à une incidence plus élevée de cas de narcolepsie, une maladie du système nerveux qui est de plus en plus considérée auto-immune. Le lien causal fait toutefois l’objet d’une controverse. Quant au mécanisme, il y a des hypothèses, notamment le déclenchement d’un mécanisme auto-immun envers une protéine du cerveau similaire à un extrait de virus, mais la preuve n’en a pas été faite. Il faut savoir aussi que l’infection H1N1 elle-même augmente le risque de narcolepsie. Mais il reste que ce genre de lien est rare et ne s’est pas retrouvé avec d’autres vaccins antigrippe. Merci du commentaire. https://www.cdc.gov/vaccinesafety/concerns/history/narcolepsy-flu.html

Ce ne sont pas des croyances mais des évidences puisque mon petit-fils est devenu autiste suite au vaccin combiné ROR à l’âge de 18 mois suivi de fièvre de 40 degrés celcius avec convulsions, otites et problèmes d’absorption de fer suite à cette salopette de vaccin. Auparavant, le vaccin contre la rougeole se donnait seul et pas combiné, ce qui causait beaucoup moins d’effets secondaires mais un enfant qui a un système immunitaire déjà déficient est å risque pour déclencher l’autisme ma fille qui avait connu un enfant heureux et enjoué à besoin d’aide et de répit maintenant puisque mon petit-fils ne communique plus verbalement,ne répond plus lorsqu’on le nomme et pique des crises continuellement pour des riens. Il est maintenant suivi par une éducatrice spécialisée chaque jour de sa vie car il demande une surveillance constante. C’est un cauchemar au quotidien depuis qu’il a reçu le vaccin ROR.

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Je suis désolé pour votre petit fils mais il n’est pas devenu autiste suite au vaccin…il a ete diagnostique apres le vaccin mais pas cause…on ne cause pas l’autisme… C’est quelque chose que l’on nait avec…

Non madame, vous avez tout faux. Ce sont des anecdotes. Plus précisément une corrélation. Votre argumentaire se résume à : X est arrivé puis par la suite Y ; donc X est la cause de Y. (Mon petit fils a reçu le vaccin ROR puis il est devenu autiste ; donc le vaccin ROR l’a rendu autiste). Comment réagiriez-vous si je vous disais : « J’ai traversé la rue puis il s’est mis à pleuvoir ; il pleut donc parce que j’ai traversé la rue. » Vous trouveriez sans doute mon argument assez stupide n’est-ce pas? Pourtant, c’est ce que vous acceptez comme niveau de preuve avec le vaccin qu’à reçu votre petit-fils…

Cette notion de lien entre le vaccin ROR et l’autisme a déjà été évaluée plusieurs fois dans plusieurs pays et les conclusions sont sans équivoque : il n’y a PAS plus de cas d’autisme chez les enfants vaccinés que ceux qui ne le sont pas. Si votre argument était valable, nous en trouverions une plus grande proportion chez les gens vaccinés. Mais ce n’est pas le cas.

Votre commentaire est important et croyez-moi, je compatis avec votre famille. Mais il montre en même temps les limites de l’expérience et des conclusions qu’on peut en tirer. Si vous le permettez, je vous répondrai plus en détails dans mon prochain texte de blogue, en prenant appui sur votre texte. Merci pour le commentaire.

Affirmer que la vaccination est dangereuse et que son efficacité (démontrée depuis Pasteur) est un mythe, c’est comme crier faussement au feu dans un ciné.ma rempli d’enfants. Cette désinformation devrait-elle être punie de la même façon ?

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Vous avez un point, mais le problème est l’absence d’effet direct, d’une part, et d’autre part que si « l’absence de vaccination » est une condition qui facilite la propagation, ce n’est toutefois pas une maladie ou un mal en soi. Merci du commentaire.

Il serait très intéressant de savoir qui est atteint dans cette recrue de rougeole, est-ce les gens qui ont été déjà vacciné par le passé ou bien des non vaccinés? Là est la question… Car oui le vaccin protège, y a t’il des effets indésirables et risqués oui, tout comme pour un non vacciné.
Et surtout pourquoi elle reprend, quel est le terrain qui favorise cette nouvelle éclosion? Je ne crois pas qu’il faille diaboliser les gens qui ne sont pas vaccinés et leur mettre sur le dos car c’est ce qui est fait, le retour de la rougeole.
C’est un vaste débat où la clarté n’est pas ici efficace. Les non vaccinés ne sont pas prêts d’avoir confiance au possible conflit d’intérêts qu’il y a au sujet des vaccins et les obliger ne réglera rien. Par contre être transparent sur tout ce qui concerne les vaccins (dans sa généralité), vaccin individuel, vaccin groupé, composition, effets secondaires, fréquence, âge…
Juste pour information, il est à noter que les enfants, les adultes pour la plupart connaissent mieux les planètes que le fonctionnement de notre corps, des organes, de comment le corps est capable de se défendre, etc …

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À ma connaissance, la majorité des éclosions documentées touchent des groupes qui justement ne sont pas vaccinés, ce qui créé un terrain fertile pour la propagation. D’autre part, c’est évidemment dans les pays non vaccinés que ce risque est le plus élevé, surtout si les conditions socio-économiques sont difficiles (lire: en Afrique). Mais je suis bien d’accord que les gens sont mal renseignés. Merci du commentaire.

Le problème avec les anti-vaccin c est qu ils n’ont majoritairement aucune formation en science ils sont incapables de faire les nuances nécessaires en sciences afin de déterminer un fait. De plus, la quasi totalité sont incapables de faire de la discrimination sur les études… Pas plus tard que cette semaine, un gars m’as posté 6 article déterminant qu il y avait du glyphosate dans les vaccins… Sans se rendre compte que tous les articles venant de la même étude et si tu fais une recherche sur les soit disant expert de l étude… Tu avais une informaticienne du MIT etun spécialiste en sondage de service clientèle pour une organisme de santé… Donc absolument pas compétant pour mener une telle etude.. Mais cette soit disant étude jamais publié ni vérifié par les pairs à été relayé ad vitam aeternam sur les réseau sociaux… C est inquiétant quand un si gros % de la population sont prêt à suivre n importe qui sur FB mais rejette tout appel au bon sens lancé par des organismes crédibles… Mais ils ont tous la même réponse : corruption.
C est très inquiétant pour l avenir

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Disons que les réseaux sociaux deviennent un vecteur très efficace pour propager de « l’information », surtout celle suscitant des émotions. Par ailleurs, les gens connaissent assez peu la question de la validation d’une hypothèse scientifique. Ce n’est pas parfait, et oui, ça peut être sujet à des influences, mais c’est le meilleur outil disponible actuellement. Bonne journée.

Dr, vous avez raison, mais vous occultez une partie du problème.
Les explications logiques sont parfois impuissantes devant les émotions. Il m’est difficile , votre impossible de convaincre ma conjointe de l’utilité et de l’innocuité d’une araignée. Sa tête entend, mais les émotions empêchent sa raison de comprendre et surtout d’accepter mes arguments. Étant moi-même avocat, je suis pourtant un habitué des débats productifs et de la négociation.
Comment surmonter cette difficulté avec les vaccins? Les émotions sont encore plus fortes lorsqu’un parent dire protéger son enfant. Une campagne de vaccination mettent l’accent sur les maladies évitables plutôt que les vaccins serait-elle éthique, voire utile? Est-ce que les réseaux sociaux et surtout l’utilisation qui en est faite peut vraiment permettre de communiquer des arguments rationnels ou ces arguments devraient-ils être basés sur les émotions qu’ils suscitent? Comment combattre la désinformation, ou éviter que son propre message soit déformé?
Autant de questions auxquels je n’ai aucune réponse mais qui, je l’espère, feront partie de votre prochain billet.

J’aimerais renchérir sur ce qu’écrit Pascal.
Insulter, dénigrer ridiculiser ceux/celles qui refusent les vaccins n’arrangent pas les choses sauf peut-être, pavaner de ne pas être comme ces ……
Se dire « Voyez comme je suis, je suis correct, Moi, ce n’est pas comme eux »
Après tout c’est un aiguille qui transperce la peau et qui introduit de la biologie dans votre corps…. l’image est forte, pas du tout atavique.

Pour répondre à Pascal, je suis bien d’accord. C’est par l’émotion que circule l’information sur les réseaux sociaux, que se fixe la mémoire des gens et que se forment les croyances. Une fois ancrée, il est bine difficile de déloger une croyance par des arguments rationnels. Il faudrait donc faire appel à l’émotion. Le problème, est que l’effet des vaccins n’est apparemment pas spectaculaire: il ne se passe rien quand il fonctionne. On ne parle pas d’une chirurgie spectaculaire, par exemple. C’est pourtant l’un des outils les plus efficaces pour sauver des vies: 20 millions d’enfants sauvés avec le vaccin contre la rougeole dans les dernières décennies. Comment résoudre ce paradoxe? Je pense que c’est par l’éducation populaire, en utilisant les médias de masse, qui sont les plus efficaces. Le problème, c’est que les diffuseurs ne se donnent pas (plus) cette mission. Bonne journée.

Je ne puis être contre les vaccins, ma formation en science ne dépasse pas les cours xyz 101 pris au cégep. Une personne proche de moi a lu un livre qui l’a confortée dans ses certitudes anti-vaccin. J’ai essayé de lire le livre et je n’ai pas continué parce que l’auteure prenait ce ton que prenne trop souvent les anti-toute sorte de chose mais, mes réticences ne sont pas disparues. Je n’écrirai pas le nom de l’auteure pour ne pas prendre le risque de faire résonance à des faussetés.
Ma question…
Ne doit-on combattre que les idées, ou aussi les personnes elles-même qui prêchent que le discours officiel fait fausse route en matière de vaccination?
Si je fais une recherche avec le nom de l’auteure, il ne m’arrive que des liens faisant son éloge de combattante contre le «discours» officiel, comme si elle était une genre de «Che Guevara» Et aucun lien ne la contredisant.
Combattre une idéologie est délicat…
Mes principales réticences viennent, des adjuvants et de l’avidité des pharmaceutiques.

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Si les adjuvants causaient de manière générale des problème de santé, on le saurait. certains ont été retirés surtout en fonction du principe de précaution, par ailleurs. Pour ce qui est de l’avidité des pharmaceutiques, c’est un sujet important, mais qui n’invalide pas les démonstrations de l’efficacité vaccinale. Merci du commentaire.

J’abonde dans le même sens que M. Pascal. Vous êtes bien naïf (et optimiste), M. Vadeboncoeur, de « croire » qu’on peut « convaincre rationnellement des personnes » du bénéfice net de la vaccination. Ce n’est PAS une question de « bons » arguments, car la croyance, comme la foi religieuse, est imperméable à la raison. La croyance est irrationnelle. Il n’y a qu’une espèce de choc émotif pour ébranler le mécanisme de défense de la croyance/foi. C’est donc par des campagnes publicitaires choc émotives (à inventer), qu’on peut espérer craquer cette coquille de foi et laisser filtrer, par la suite, les « bons arguments » jusqu’à la raison. Souhaitons-nous bonne chance !

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Je ne suis pas naïf, je suis pas mal en accord avec vous. Je ne sais pas s’il faut un « choc », mais il faut jouer avec une stratégie efficace utilisant au moins une part d’émotion. Voir la suite dans mon commentaire ci-haut. Bonne journée.

Vous parlez des complications possibles en présentant des statistiques, mais vous ne dites pas de quelle population il s’agit. Il est certain que si l’on inclue les populations en voie de développement, les statistiques sont alarmistes. Ces gens ont un système immunitaire très faible à cause de de la malnutrition, des vers intestinaux et des autres maladies presentes comme la malaria.

J’aimerais bien connaître les statistiques pour la population nord-américaine

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Les complications des maladies elles-mêmes ou des vaccins? Pour les maladies elles-mêmes, les chiffres mentionnés sont nord-américains.