Saletés de poux !

Chers parents,

Après avoir effleuré le sujet fort sensible des devoirs la semaine dernière, je vais aujourd’hui vous accabler avec une autre de vos préoccupations, moins quotidienne mais potentiellement pas mal plus pénible : les poux (pdf).

Je le sais d’expérience, c’est très tentant de faire un traitement antipoux à ses enfants au cas où, quand ils reviennent de l’école avec le petit mot d’avertissement « Attention, poux en vue dans la classe ». Ou d’« oublier » de passer leur chevelure au peigne fin, en se croisant les doigts pour qu’il n’y ait rien, parce qu’entre les devoirs et le souper, on n’a pas vraiment le goût de se chercher des poux.

Mais c’est définitivement une erreur. Des chercheurs viennent de découvrir que les poux de tête qu’on laisse survivre négligemment pourraient donner naissance à de nouvelles populations de poux de corps qui, eux, sont susceptibles de propager des maladies infectieuses sérieuses, comme le typhus, dans des populations défavorisées.

Leur étude a été publiée dans le journal PLoS Neglected Tropical Diseases. Des explications dans cet article du magazine français Sciences et Avenir.

Même s’ils ne donnent pas directement de maladies, éradiquer les poux de tête permettraient donc d’épargner bien plus que la bonne humeur de nos enfants.

Le problème, c’est que dans les pays riches, les poux ont tendance à résister de plus en plus souvent aux traitements, en partie parce que des personnes les utilisent à tort et à travers.

J’ai déjà entendu un père de famille qui, pour se simplifier la vie, donnait à ses enfants un shampoing traitant par semaine, poux ou pas poux. Une hérésie ! C’est probablement la meilleure recette pour former des générations de poux résistants !

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« J’ai déjà entendu un père de famille qui, pour se simplifier la vie, donnait à ses enfants un shampooing traitant par semaine, poux ou pas poux. »

Pauvre type pour ne pas dire pauvre cave.

Un rasoir serait tellement plus efficace.

Le pire ennemi de l’homme est le manque de savoir.

L’article que vous pointez sur cps.ca semble ne mentionner que des insecticides.

L’arsenal semble plus diversifié en France.

La dernière fois que je me suis intéressé à la question (parce que ma femme et mes 2 filles avaient des poux), j’avais regardé une étude (de fin 2008) de l’association de consommateurs Que Choisir (et retenu le Nyda, à base de diméticone).
«Deux familles d’attaquants

Lorsqu’on est confronté à l’invasion des petites bêtes sur les têtes, on dispose de deux familles de produits : les insecticides neurotoxiques et les étouffeurs, apparus en 2005, dont l’action, mécanique, peut également se révéler efficace.

Les étouffeurs
Ces produits tuent les insectes – ce sont donc des insecticides – mais par action mécanique, en bouchant leurs orifices respiratoires. Ils sont composés d’huiles naturelles ou de synthèse. A priori moins nocifs que les neurotoxiques, ils sont cependant peu contrôlés.
»

Sur 2008-2009, on a vu toute une série d’articles autour d’une spécialiste des poux, qui avait participé à l’étude de Que Choisir, Catherine Combescot-Lang:
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Elle-eleve-des-poux-sans-tabous-_3639-761098_actu.Htm
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/savanturiers/index.php?id=83267