Scientifiques : les paroles s’envolent, les écrits aussi…

Les données recueillies par les scientifiques pour leurs études se perdent à un rythme affolant, selon des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique.

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Photo : iStockphoto

Les données recueillies par les scientifiques pour leurs études se perdent à un rythme affolant, selon des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique.

Tim Vines et son équipe ont tenté de contacter les auteurs de 516 études publiées dans des revues savantes de 1991 à 2011, afin de récupérer les données brutes ayant servi de base à ces études.

Ils ont constaté que le nombre de données récupérables diminuait d’environ 17 % par année, souvent parce que les chercheurs ne les ont pas conservées. Cela empêche leur utilisation future par d’autres scientifiques et représente un gaspillage important, d’après le chercheur.

Quelques revues savantes exigent désormais des scientifiques qui veulent publier dans leurs pages qu’ils placent leurs données dans des archives publiques en ligne.

La National Science Foundation américaine s’apprête aussi à rendre obligatoire l’archivage pour les études qu’elle subventionne. Selon le magazine Nature, nombre de scientifiques s’y opposent, car ils craignent que d’autres ne s’attribuent en douce le fruit de leur travail et que leur carrière n’en souffre.

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