Séisme: état d’urgence nucléaire préventif au Japon

Pour la première fois de son histoire, le Japon a déclaré l’état d’urgence nucléaire suite au séisme de cette nuit.

Deux centrales ont été endommagées, mais aucune radiation n’a été mesurée dans l’environnement immédiat de celles-ci, selon le gouvernement japonais et l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Par précaution, les autorités ont tout de même évacué les 2800 personnes résidant à moins de 3 km de la centrale de Fukushima Daiichi, et demandé à celles résidant à moins de 10 km de rester à l’intérieur.

Des 15 centrales nucléaires qui se sont arrêtées automatiquement dès que leurs sismographes ont détecté le séisme, 11 ont déjà redémarré.

Le 16 juillet 2007, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande du Japon, avait été endommagée par un séisme de magnitude 6,6, provoquant des fuites radioactives.

Depuis, le Japon s’est engagé dans une grande réévaluation du risque sismique de ces centrales.

Le séisme d’hier permettra certainement de faire le point sur ce programme.

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L’opération d’une centrale nucléaire dans des zones sismiques est un défi pour cette industrie. Selon les journaux, ce tremblement de terre a libéré 1000 fois plus d’énergie que celui qui a frappé Haïti, donc cela me semble être un test ultime pour vérifier le comportement des structures et du confinement. Je m’attend à des répercussions, positives ou négatives, sur l’industrie nucléaire après cet incident. Si jamais les conséquences environnementales étaient minimines, cette industrie aura accompli un exploit. Dans le cas contraire, les japonais et d’autres nations pourraient reconsidérer leur options et malheureusement se convertir au charbon et ainsi joindre les rangs des pays qui adoptent ce mode de production. Si les informations dans Wikipedia sont exactes, et à mon grand étonnement, le charbon progresse constamment afin d’électrifier les nations en développement et il y aurait encore 2 milliards d’habitants à déservir. Je vous pose la question: est-ce que l’humanité court vers une catastrophe avec le charbon?

Une petite remarque concernant l’évaluation des rejets radioactifs dans l’environnement, par exemplme autour de la centrale de Fukushima-Daini. L’exploitant TEPCO annonce aujourd’hui (samedi 12 mars)sur son site Internet « Les postes de contrôle installés en bordure du site nucléaire ne montrent pas de différence par rapport aux niveaux ordinaires. Aucun impact des radiations sur l’environnement extérieur n’a été confirmé. TEPCO continue à mesurer précisément la possibilité que des matériaux radioactifs s’échappent dans l’air ou l’eau. »
Quelques remarques sur ce communiqué. On n’aurait souhaité un peu plus de précision. En effet, la première phrase ne nous donne aucune indication concernant la nature de ces « postes de contrôles ». TEPCO, utilise-t-elle des balises automatiques pour mesurer le niveau de radioactivité ambiant ? Dans l’air, dans l’eau ? Quelles sont ces valeurs avant et après l’accident ? Où se situent ces postes de contrôles – par exemple par rapport aux vents dominants – ? Ces informations sont indispensables pour évaluer la pertinence et la fiabilité d’une telle information.
Vous pouvez retrouver la suite ici : http://bioecologie.over-blog.com/article-les-risques-ecologiques-et-sanitaires-autour-des-centrales-nucleaires-au-japon-69159034.html