Skippy sur le barbecue

Pour sauver la planète, mangeons plus de kangourou et moins de bœuf. Cette proposition, très sérieuse, a été faite récemment par le conseiller sur le changement climatique du gouvernement de l’Australie. Et l’idée est défendue par nombre de scientifiques du pays.

Car les ovins et bovins produisent des flatulences, et donc du méthane, un gaz à effet de serre. Au contraire, le marsupial n’émet quasiment pas de gaz. Il est également plus à même de résister aux chaleurs australiennes.

Le souci, c’est que « Skippy » est un emblème national, et les Australiens hésitent à le mettre sur le barbecue. Seulement 30 % de la production de viande de kangourou est consommée localement, le reste est vendu à l’étranger.
Il sera également difficile de convaincre les agriculteurs d’élever des kangourous, qui sont des animaux sauvages. « Il s’agirait plutôt de rémunérer les fermiers qui possèdent les terres sur lesquelles sont tués les kangourous », dit Peter Ampt, directeur du programme pour la mise en valeur des espèces indigènes. De 30 à 40 millions de kangourous vivent en Australie, un nombre régulé de façon stricte.

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