Sotchi: mol hockey sur glace molle

J’en peux juste plus du hockey olympique. Où sont les coups de poing, les fendages de crâne, les fractures des métatarses et les extractions de molaires?

Photo: Julio Cortez/AFP/Getty Images
Photo: Julio Cortez/AFP/Getty Images

Vivement la fin de la finale du hockey et de son patinage de fantaisie. Même Patrick Chan est plus agressif sur la glace!

J’en peux juste plus du hockey olympique. Où sont les coups de poing, les fendages de crâne, les fractures des métatarses et les extractions de molaires? Est-ce encore notre sport national quand plus personne ne se tape sur la gueule, qu’aucun goon n’en défie un autre en tournant autour dans le sens des aiguilles d’une montre à cause de la force de Coriolis et qu’aucun combat viril ne nous fait éructer?

Pourtant, la boxe avec gants par terre et la testostérone assumée font partie des gènes d’un hockey respectant ses partisans — même les Français le savent.

Rien à voir avec un supposé plan marketing de la LNH, ce débordement hormonal provient plutôt de l’intensité du jeu, de la vitesse et surtout de L’ÉMOTION, bref de tout ce qui nous dépasse tellement que ça rattrape les joueurs. Alors ils mélangent coups de poings et coups d’épaules, coups de genoux et placages, cinglages et slapshots. Et c’est ça qui est ça. Plus de ça que de surmoi d’ailleurs.

Aucune comparaison avec des sports efféminés – football, basketball ou baseball — que personne n’écoute parce qu’on tape des balles et des ballons mais jamais des gueules. Ce ne sont juste pas des sports d’hommes de la trempe de Poutine.

Et qu’on ne nous fasse pas suer avec le problème des bagarres, parce que, comme disait Gary Bettman, ça ne «mérite pas autant d’attention». Les détracteurs devraient savoir que si on les interdit, le jus des bras meurtris à force de taper devra sortir ailleurs, d’où la conséquence prévisible d’une augmentation de «la violence et des coups vicieux».

Parce que les pulsions négatives, c’est difficile à contrôler en promiscuité, sur nos petites glaces nord-américaines, comme quand trop de rats remplissent une cage. Mais avec 244 mètres carrés de plus sur des banquises européennes essoufflantes à traverser, le joueur moyen est juste heureux de croiser de temps en temps un quidam sur patin.

Non vraiment, dans ce hockey olympique, il y a un problème de thermostat. Déjà que les glaces sont trop molles parce qu’il fait chaud. Allons, vivement la fin de ce tournoi pee-wee et le retour à la maison, pour relaxer un peu en mangeant des ailes de poulet.

Ah pis, écoutez la finale si vous voulez, mais au moins n’allez pas tous pisser en même temps. Parce qu’on risque de MANQUER D’EAU!

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