Sûreté nucléaire: un premier pas après Fukushima

L’Agence internationale de l’énergie atomique, largement critiquée pour son manque de leadership après l’accident de Fukushima, vient tout juste d’adopter un nouveau plan d’action pour la sûreté nucléaire qui devrait lui permettre d’être un peu mieux organisée dans ce domaine.

Dans les semaines qui ont suivi l’accident au Japon, l’AIEA s’était essentiellement contentée de publier des chiffres dans ses communiqués quotidiens, sans les mettre en contexte ou les interpréter pour le bénéfice des journalistes, des politiques et du grand public.

Le plan d’action adopté est prometteur et fait de la transparence une des valeurs clés de l’organisation.

L’Agence s’engage notamment à alimenter les États membres, les organisations internationales et le grand public en informations à jour, claires, justes et facilement compréhensibles pendant une urgence nucléaire, sur les conséquences potentielles, incluant des analyses de l’information disponible et un pronostic des scénarios possibles basé sur les preuves, les connaissances scientifiques et les capacités des États membres. Tout un contrat!

L’AIEA veut aussi améliorer ses pratiques d’examen par les scientifiques de ses conclusions en matière de sûreté nucléaire.

Selon le magazine Nature, elle pourrait aussi revoir son échelle de classification des accidents (l’échelle INES) qui a semé plus de confusion qu’autre chose au moment de l’accident japonais, en alimentant des comparaisons boîteuses entre Tchernobyl et Fukushima.

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