Timides journées du savoir

Aujourd’hui commencent les premières Journées du savoir organisées conjointement par 16 universités du Québec pour promouvoir auprès du grand public l’importance et le rôle des universités dans la société d’aujourd’hui.

L’idée est excellente, mais le programme est vraiment léger : sur 4 jours, les universités présentent un maigre total de 50 activités gratuites… alors qu’elles comptent près de 10 000 professeurs !

Sans compter les milliers d’attachés de recherche, de postdocs et d’étudiants au doctorat qui pourraient être mis à contribution pour ce genre d’activités.

Le principal problème, c’est que ces professeurs, débordés de travail pour la plupart, n’ont strictement aucun incitatif à communiquer leur savoir au grand public. Ils sont évalués sur leurs capacités à enseigner et à faire de la recherche, mais pas à diffuser leurs connaissances.

Ils ne sont pas non plus outillés pour le faire: la plupart n’ont jamais appris ne serait-ce que des rudiments de vulgarisation. Leurs explications, si bien intentionnées soient-elles, risquent souvent de larguer le grand public dont la culture scientifique est bien mince.

Tant que les universités et les organismes subventionnaires n’accorderont pas une réelle importance à la diffusion du savoir, les tentatives de rapprochement entre experts et population seront en bonne partie vouées à l’échec.

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Tout n’est pas si noir… Il y a quand même quelques institutions qui ont des journées portes ouvertes telle que l’École Polytechnique (http://www.polymtl.ca/jpo/) ou l’ÉTS (http://www.etsmtl.ca/evenement/portesouvertes/). J’ai déjà participé aux portes ouvertes de la Poly et c’est beaucoup de travail mais aussi beaucoup de plaisir à discuter avec le public! De plus, il y a l’ACFAS qui a quelques activités de vulgarisation. À ce propos, il parait qu’on pourra vous voir à l’une des rencontres de l’ACFAS prochainement (http://www.acfas.ca/rencontres/pages/23_novembre_2009_pandemie.html)? :o)

Christian

Bonsoir Valérie,

Ce qui aurait été intéressant, plutôt que de passer une publicité pour justifier l’enrôlement dans les universités du Québec, autait été une analyse en profondeur sur le pourquoi faut-il « promouvoir auprès du grand public l’importance et le rôle des universités dans la société d’aujourd’hui. »

Quand on prend du recul afin de constater où en est la « société d’aujourd’hui », on s’aperçoit que les universités ne répondent plus aux besoins de plus en plus criants d’une société malade qui se dégrade tant sur le plan physique que sur le plan moral.

Ces journées de portes ouvertes ne sont-elles pas tout simplement qu’une autre occasion pour l’Humanité de se vanter en étalant sa soi disant connaissance ? Vraiment lamentable.