Tous au marché !

Entre deux corvées de la rentrée, aller faire un tour au marché pour faire le plein de fruits et légumes de saison offre un agréable moment de répit.

Et en plus, c’est excellent pour la santé, l’économie et l’environnement, selon un rapport détaillé publié par l’organisme américain Union for Concerned Scientists, qui croit que les gouvernements devraient investir beaucoup plus dans les marchés publics.

Au Québec, 8 à 10 nouveaux marchés ouvrent leur portes chaque année, selon l’Association des marchés publics du Québec, qui compte 105 membres. L’an dernier, les Québécois y ont fait pour 474 millions de dollars d’achats.

Le nombre de marchés aux États-Unis est passé quant à lui de 340 en 1970 à plus de 7000 aujourd’hui, selon l’UCS.

C’est donc en proportion de la population environ deux fois plus qu’au Québec.

Mais ce n’est encore pas suffisant compte tenu des nombreux bénéfices démontrés par les études scientifiques, croit l’UCS.

Financer 50 à 100 nouveaux marchés par an pourrait créer 13 500 emplois aux États-Unis.

Les études montrent que les marchés bénéficient surtout aux producteurs de fruits et légumes. Ils encouragent donc la culture et la consommation de  produits bons pour la santé.

Les fermiers qui vendent directement aux consommateurs sur les marchés ont aussi souvent des pratiques environnementales meilleures que la moyenne. Ils sont plus nombreux à offrir des produits bio, sans pesticides ou sans antibiotiques. La consommation de produits locaux diminue aussi la pollution occasionnée par le transport.

Les marchés encouragent les producteurs à se montrer plus créatifs et à exercer un marketing plus efficace, ce qui a des retombées positives sur leurs ventes.

Ils contribuent à attirer la relève vers les métiers agricoles. Les fermiers qui vendent sur les marchés sont plus jeunes que la moyenne.

Enfin, les marchés constituent d’excellents lieux d’éducation population à la saine alimentation et au monde agricole.

Qu’est ce qu’on attend pour en ouvrir beaucoup d’autres?

Laisser un commentaire

Les Américains n’attendent pas grand-chose pour en ouvrir d’autres : ils sont en pleine floraison! Les 7000 marchés fermiers actuels aux États-Unis sont pour la plupart assez récents car la courbe des ouvertures y est exponentielle. Une croissance qui n’est pas due au hasard : il y a depuis quelques années un vraie politique en la matière et les marchés fermiers comme les producteurs (Fermes pour l’école, par exemple) sont soutenus par toute une série de mesures fédérales, gouvernementales ou locales et des associations qui militent en ce sens.

De fait, c’est une mutation, encore marginale et forcément lente, mais vraisemblablement durable vers une relocalisation des approvisionnements alimentaires usaniens.

> http://www.asteur-amerique.org/?L-Amerique-et-la-revolution-locale

RSV

Les plus populaires