Transport de déchets radioactifs : soyons cohérents!

La Commission canadienne de sureté nucléaire sème la confusion en acceptant de tenir des audiences publiques à propos du transport maritime de déchets radioactifs, alors que ses experts ont démontré que cela ne représente aucun danger.

Bruce Power a demandé un permis de transport pour 16 générateurs de vapeur usagés qui doivent être envoyés en Suède pour être démantelés : le métal non irradié sera recyclé, le reste stocké.

Chaque année, environ 20 millions de colis contenant des éléments radioactifs sont transportés par camions, trains et bateaux dans le monde, selon la World Nuclear Association. Il n’y a jamais eu d’accident majeur recensé.

Les règles internationales entourant le transport de ces matériaux sont très strictes et dépendent essentiellement du degré de radioactivité émis par les objets transportés, qui varie énormément.

Pour faire image, disons qu’il y a à peu près autant d’écart entre la dangerosité des déchets les plus et les moins radioactifs qu’entre le virus de la variole et celui du rhume.

Les générateurs de vapeur que veut transporter Bruce Energy font certes chacun la taille d’un autobus, mais ils ne sont pas en eux-mêmes radioactifs.

Au cours de leur durée de vie dans la centrale, certains de leurs composants internes ont cependant été en contact avec des substances radioactives et sont faiblement contaminés. Avant de transporter ces générateurs, on scelle leurs orifices pour confiner la radioactivité à l’intérieur.

Au final, affirment les experts de la CCSN, il n’y a aucun danger, puisque l’enceinte d’acier de 5 cm d’épaisseur des générateurs agit comme un blindage et bloque le rayonnement.

Le NPD, le Bloc Québécois et des groupes environnementalistes s’opposent au transport des générateurs de vapeur, parce qu’il créerait un précédent. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’on transporterait sur le fleuve des matériaux potentiellement dangereux !

En 2009 , 1,3 million de tonnes de produits pétroliers et 371 000 tonnes de produits chimiques, entre autres, ont emprunté la Voie maritime du Saint-Laurent, tout comme des milliers de tonnes d’autres matières dangereuses.

C’est comme ça tous les ans et personne ne s’en émeut ou presque, parce que les accidents sont très rares et parce qu’il faut bien transporter ces produits d’une manière ou d’une autre.

Mais lâchez les mots «nucléaire» ou «radioactivité», et tout le monde court aux abris ! Pourtant, le naufrage d’un navire transportant ces générateurs de vapeur feraient certainement beaucoup moins de mal à l’environnement que celui d’un pétrolier ou même d’un transporteur de sel…

De deux choses l’une: soit le transport de ces équipements représente un danger inacceptable, soit il est au moins aussi sécuritaire que tout ce qui transite actuellement.

Après avoir analysé la demande de Bruce Energy, les experts de la CCSN ont tranché.

Pourquoi gaspiller de l’énergie à essayer de leur faire prendre une décision qui ne serait pas techniquement fondée, alors qu’il y a tant d’autres combats plus importants à mener ?

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Voilà bien le problème de l’environnementalisme au Québec : au nom de l’environnement, une opposition absolue, qui ne daigne même pas approfondir la recherche ou qui n’offre aucune solution. Le nucléaire est une victime évidente du manque d’ouverture des environnementalistes.

Cela me fait également penser à la résistance que rencontre l’exploitation des ressources naturelles de la province… Malgré que dans ce dernier cas, je protesterais tout de même, pas pour l’environnement, mais pour les redevances risibles payées par les industries… buffet à volonté. Que ce soit les mines ou encore les Aquafina…

@nocte
euh je veux pas péter votre bulle Québec-bashing mais je crois que l’opposition est principalement en Ontario présentement. Pas que les Québécois seront plus sage mais remettre ça sur le dos du Québec …… faut vraiment être de mauvaise foi

Une opposition absolue (si tel est le cas) vient souvent en réaction à une attitude de promotion absolue faite par d’autres groupes d’intérêt. L’exemple le plus frappant (et actuel) est celui du gaz de schiste. Et, dans ce cas spécifique, ce ne sont pas les environnementalistes «qui ne daigne même pas approfondir la recherche». Tout au contraire.

C’est aussi souvent une réaction à la façon dont un dossier est mené (précipitation, manque de connaissances, négation ou minimisation des problèmes, etc.) que réellement sur le fond.

Et, l’attitude critique par rapport aux projets pouvant avoir un impact sur l’environnement (et par conséquent sur l’humain) est loin d’être exclusive aux environnementalistes (on le voit dans le dossier du gaz de schiste) et, encore moins, au Québec.

Faire des « audiences publiques » aura au moins un avantage: montrer que ce que vous dites (moins dangereux qu’un déversement de pétrole, par exemple) est vrai. Les sceptiques pourraient être confondus et se rallier. Les autres sont perdus d’avance: innutile de perdre plus de temps avec eux!

soyons cohérents ????????????????????
soyons cohérents ????????????????????
soyons cohérents ????????????????????

La cohérence serait de ne pas utiliser de technologie dont nous ne savons pas comment en éliminer les residus.

Ça c’est de la cohérence !!!!

@ Nocte

Les sources d’eau d’Aquafina pour le Québec :

PepsiCo (compagnie mère d’Aquafina) remplit ses bouteilles de marque Aquafina vendues au Québec avec de l’eau provenant de l’aqueduc de la Ville de Montréal ce, depuis près d’un an.

Pour le reste du Canada, l’Aquafina est plutôt tirée des robinets de Peel, en Ontario, ou de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Voici un résumé d’un article du devoir sur ce sujet (07 sept. 2010)

Facture fiscale totale d’aquafina pour son usine de St-Laurent :526 816 $, pour 540 Millions de litres d’eau. ou 0,1 cent le litre.
L’eau d’Aquafina, issue des robinets de la ville de Montréal, se vend entre 3 et 6 $ le litre.

Québec se prépare à imposer en janvier prochain une redevance de sept millièmes de cent —, par litre d’eau souterraine puisée à des fins commerciales et revendue par la suite environ 2 $. Les eaux d’aqueduc ne sont pas visées par ce cadre législatif en formation.

Source : http://www.insidethebottle.org/une-guerre-de-leau-montr-al

Donc, à ce que je vois, vous n’êtes pas en faveur de donner à prix dérisoires non seulement nos ressources naturelles et nos ressources traitées avec l’argent des contribuables. Mais vous êtes contre ceux qui nous en informent et surtout les moyens qu’ils utilisent.

Sachez Monsieur ou Madame, que si ces opposants (à tout) ne sonnaient pas l’alarme, l’industrie aurait beau jeu car il n’y aurait pas d’opposition initiale qui permet d’engendrer (après la confrontation et même parfois durant)un dialogue et une recherche de solution.

Croyez-vous sincèrement que sans les groupes environnementaux, que les diverses industries fortement polluantes auraient d’elles-mêmes établi des normes et des procédés pour protéger l’environnement. Non. À preuve, regarder ces mêmes compagnies œuvrer en Afriques ou en Amérique du Sud et regarder la différence au niveau des rejets polluants, le respect des conditions de travail, la pollution qu’ils engendrent dans ces Pays. Les groupes environnementalistes et de défense des droits des travailleurs n’y sont pas très présent et bienvenue gracieuseté du ‘’pouvoir’’ que plusieurs de ces industries exercent sur els gouvernements des ces Pays.

Maintenant, pour ce qui est de l’opposition au transport des déchets nucléaires :

Je vous suggère de taper la phrase suivante : nuclear waste transport great lakes sur google ou tout autre moteur de recherche et vous verrez que l’opposition n’en est pas une localisée au Québec mais qu’en Ontario aussi divers groupes s’y opposent dont plusieurs maires de villes riveraines des Grands lacs en plus de d’officiels locaux (ville, comtés, États riverains des Grands Lacs) Américains.

Comme vous le voyez, l’opposition n’est pas seulement le fait comme vous dites : de l’environnementalisme au Québec

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