Transport électrique : les petits pas d’Hydro-Québec

Hydro-Québec a manqué sa cible pour 2011 pour diminuer les émissions générées par son parc de  véhicules, qui représentent la seconde source de gaz à effet de serre produits par la compagnie après ses centrales thermiques, peut-on lire dans le rapport de développement durable qu’elle publie ces jours-ci.

Les émissions de GES des véhicules d’Hydro-Québec se sont établies à 56 005 tonnes équivalent CO2, en baisse de 0,5% par rapport à l’an dernier.

La cible fixée pour 2011 était de 53 300 t eqCO2 et malgré l’achat de 10 Chevrolet Volt en cours d’année, elle n’a pas pu être atteinte. Hydro-Québec ne prévoit pas atteindre ses objectifs à ce chapitre pour 2012 et 2013.

Même si ce n’est pas facile, ce serait quand même bien qu’Hydro-Québec réussisse à ce chapitre, elle qui se positionne comme un acteur clé pour l’électrification des transports terrestres, avec notamment la mise en place d’un réseau de bornes de recharge…

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Petit rappel géopolitique. Le transport électrique peut très bien convenir à Israel, mais pas vraiment au Québec.

Israel est:

1) un pays de 8 millions d’habitants plus petit que la ville de La Tuque, le lac Erie et le parc des Adirondacks.

2) un pays dont les résidents ne se servent à peu près pas de leur voiture pour voyager hors Israel

Au contraire, le territoire québécois densément peuplé est 15 fois plus vaste pour la même population, et les propriétaires québécois se servent régulièrement de leurs véhicules pour aller en Ontario, aux USA ou au Nouveau-Brunswick.

Néanmoins, voici la pensée du jour:

“The real force in our time is no longer politics, but science” (Shimon Peres, président d’Israel, 8 mai 2012 à Ottawa)

Nous avons lu avec attention votre billet publié le 9 mai dernier et portant le titre «Transport électrique : les petits pas d’Hydro-Québec» et nous souhaiterions apporter des informations de mise en contexte.

Le parc de véhicules d’Hydro-Québec compte 5 344 véhicules dont la répartition est la suivante : 3 780 véhicules légers et 1 564 véhicules lourds.

La cible de réduction de 10 % du Plan d’action de développement durable 2009-2013 est par rapport à l’année de référence 2005.

Pour les véhicules légers, par exemple, les automobiles et les petites camionnettes), sur la période 2006-2011, la réduction est de 11,5% (3 387 t. éq. CO2). L’objectif est dépassé pour les véhicules légers malgré une augmentation de 251 (3 529 en 2005 à 3 780 en 2011).

Au niveau des véhicules légers, depuis 2006 nous avons mis en place un programme environnemental visant la modification des habitudes de conduite et l’acquisition de véhicules moins énergivores. En 2011, nous avons remplacé 212 véhicules légers par des véhicules moins énergivores, soit 47 % des véhicules remplacés.

Plusieurs campagnes de sensibilisation ont été réalisées auprès du personnel depuis 2006, notamment sur la conduite écoresponsable.

Pour tout véhicule, il y a interdiction d’installer des démarreurs à distance.

Pour les véhicules lourds, (par exemple, véhicules-nacelles et camions pour la thermographie) pour la période 2006-2011, il y a eu une augmentation de 5 % (1 415 t. éq. CO2). Le nombre de véhicules lourds a augmenté de 2 % (1 537 en 2005 à 1 564 en 2011). Par ailleurs, le marché pour ces produits est très limité.

Pour les véhicules lourds, nous avons procédé en 2011 à la mise à l’essai de cinq élévateurs à nacelles hybrides sur les camions, utilisant l’énergie d’un groupe de batteries plutôt que celle du moteur du camion.

En 2007, l’entreprise a été la première entreprise au Canada à participer à l’essai d’un camion-nacelle hybride, un projet du Hybrid Truck Users Forum.

Nous avons procédé à la sensibilisation des employés pour réduire la marche au ralenti (affiches dans les stationnements, vignettes dans les véhicules, etc.).

Nous avons procédé à l’installation de chaufferettes dans les cabines des véhicules lourds pour éviter la marche au ralenti.

Nous avons commencé l’installation de télécommandes dans les nacelles pour diminuer la marche au ralenti.

La limitation de la vitesse des véhicules lourds a été fixée à 90 km/h.

Soulignons par ailleurs qu’Hydro-Québec doit répondre à une demande qui évolue constamment en raison de la vigueur du secteur de la construction résidentielle et du changement des habitudes de consommation. Le nombre de nouveaux branchements résidentiels augmente : il est passé de 22 000 par année pendant la période 1995-2001 à 50 000 en moyenne depuis 2003. Aussi, pour répondre à la demande croissante d’électricité, Hydro-Québec construit des centrales, des postes et des lignes, et maximise la puissance des installations existantes. C’est ainsi que dans les dernières années, certaines centrales ont été mises en service, dont par exemple deux groupes de turbines-alternateurs à la centrale de l’Eastmain-1-A en 2011, suivis d’un dernier groupe en 2012. Ces activités requièrent l’utilisation de davantage de véhicules.

Enfin, bien que l’efficacité énergétique ne puisse à elle seule répondre aux besoins croissants des Québécois, tous les efforts à ce chapitre sont encouragés.
Isabelle Thellen, porte-parole d’Hydro-Québec

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