Trois minutes de vie après la mort

On a beaucoup parlé, cette semaine, d’une étude du chercheur Sam Parnia, qui s’intéresse aux expériences de mort imminente. Mais il faut vraiment avoir l’imagination fertile pour croire que son étude appuie l’hypothèse hasardeuse de la «vie après la mort» — et ce, pour une foule de raisons, dit le docteur Alain Vadeboncœur.

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Photo : Getty Images

«Il y a bien une vie après la mort !» La nouvelle de la semaine est tout simplement formidable. Une anthropologue a même confié à Mario Dumont, à TVA, que cela «confirmait ses expériences personnelles» et que nous avions maintenant «des évidences médicales» de cette réalité. Enfin.
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«Il y a véritablement quelque chose qui se passe». La prochaine étape serait de trouver l’explication, qui pourrait être liée à «l’existence d’une âme». Ah bon.

En fait, c’est quasiment scandaleux du point de vue de la rigueur scientifique. Mais restons aimables, puisque cela témoigne surtout du désir intense qui nous anime de nier la mort, à laquelle nous serons confrontés un jour ou l’autre — le plus tard possible, bien entendu.

Une étude controversée

L’étude en question, réalisée par le chercheur Sam Parnia (qui s’intéresse aux expériences de mort imminente depuis longtemps), a été très largement publicisée cette semaine. Ce qui n’est pas surprenant, puisque ce chercheur quelque peu controversé est souvent considéré comme un militant de la «cause» de la vie après la mort — ce qui oblige à rester sur ses gardes quand on parcourt ses travaux.

Il faut vraiment avoir l’imagination fertile pour penser que son étude appuie l’hypothèse hasardeuse de la «vie après la mort». Et ce, pour une foule de raisons.

D’abord, parce que la question principale posée aux patients réanimés était elle-même suggestive : «Vous souvenez-vous de quelque chose qui soit arrivé pendant que vous étiez inconscient ?» C’est une question susceptible de conduire à une idée préconçue.

Ensuite, parce qu’il ne s’agissait pas de «morts», mais de patients en arrêt cardiaque chez qui on pratiquait une réanimation cardiorespiratoire sous forme de massage cardiaque et ventilation.

Cela n’avait donc rien à voir avec la mort du cerveau : non seulement y a-t-il toujours un flot cérébral chez les patients qui survivent à un arrêt cardiaque — justement grâce aux manœuvres de réanimation —, mais il y a une certaine activité.

J’ai même déjà vu des patients ouvrir les yeux et me saisir les mains parce que je leur faisais mal en enfonçant leurs côtes ! C’est assez impressionnant, mais cela témoigne surtout du fait que, justement, on ne parle pas du cerveau d’un «mort».

Les cerveaux n’étaient pas morts

Un cerveau, après trois minutes d’arrêt cardiaque durant lesquelles on pratique la réanimation, n’est donc pas «mort». Son fonctionnement est bien sûr compromis, et le patient est généralement inconscient.

C’est surtout l’activité du cortex cérébral (siège de la pensée, de la conscience et de l’interaction avec l’environnement) qui est gravement perturbée. Des mesures un peu grossières de l’activité cérébrale, comme un électroencéphalogramme de surface, ne montrent pas beaucoup d’influx nerveux.

Mais qu’en est-il des régions les plus profondes du cerveau — par exemple, le petit système limbique, gestionnaire des liens entre la mémoire et des émotions ? On n’en sait pas grand-chose. Pourtant, ces régions jouent un rôle clé dans la genèse et la fixation des souvenirs.

Oeuvre choisie par Ianik Marcil.
Œuvre choisie par Ianik Marcil.

Et justement, un cerveau dans un corps en arrêt cardiaque vit un stress majeur, consécutif à la diminution de l’apport oxygéné et glucosé, sources vitales de l’activité cérébrale. Mais ça ne veut pas dire qu’il s’éteint tout de suite. D’ailleurs, chez des rats (pour ce que ça vaut), on a observé, au contraire, une augmentation paradoxale de l’activité cérébrale dans les 30 secondes suivant un arrêt cardiaque.

Cette hausse paradoxale pourrait être le résultat (ce n’est qu’une hypothèse) du stress extrême vécu par l’organe physiologiquement menacé. Mais le lien avec une quelconque perception n’est évidemment pas démontré non plus, puisque les rats ne peuvent pas nous raconter si la lumière était blanche au bout du tunnel.

Le chercheur raconte aussi que ce patient aurait, durant trois minutes, des perceptions représentant sa propre réanimation vue d’en haut. Ce qui impliquerait, bien entendu, qu’il aurait survolé son corps et l’équipe de réanimation, un des thèmes favoris du chercheur.

Ce même patient rapporte également les «bruits» de sa réanimation, mais il faut savoir que l’audition est généralement le dernier sens à disparaître au moment d’une anesthésie générale.

Mais le protocole comporte un a priori majeur : le seul patient ayant eu de tels souvenirs durant la réanimation a fait l’objet d’une entrevue en profondeur — dont la structure n’est pas documentée — par l’auteur principal de l’étude ! Imaginez le risque de parti pris… Pourquoi ne pas avoir complété l’entrevue avec un assistant de recherche neutre ?

D’autres explications possibles

On fait donc vraiment dire n’importe quoi à cette étude, qui ne manque pourtant pas d’intérêt. Plusieurs hypothèses beaucoup plus simples qu’une «vie après la mort» peuvent en expliquer les résultats.

Peut-être que le cerveau demeure suffisamment actif durant une réanimation pour conserver une certaine perception — ou du moins fixer certains souvenirs de cette perception. Ce qui n’a rien à voir avec la vie après la mort.

Et si les souvenirs rapportés étaient simplement encodés durant les premières secondes de la réanimation, quand le cerveau est encore très actif, une fixation persistant ensuite sous forme de souvenirs et surgissant après le réveil du patient ? La temporalité réelle des perceptions du cerveau peut être déformée : c’est le cas quand on dort, par exemple.

Il est aussi fort possible que les changements physiologiques intenses et la montée d’adrénaline qui accompagnent l’arrêt cardiaque puissent causer de profondes distorsions perceptuelles, temporelles et spatiales, qui peuvent donner le change pour à peu près n’importe quel «phénomène» étrange.

Ou à rien : je n’ai d’ailleurs jamais rencontré de patient me racontant immédiatement ses aventures d’outre-tombe à la suite d’une réanimation réussie. Est-il possible qu’une partie de ces «souvenirs» se reconstruisent plus tard, par d’autres phénomènes — par exemple, la suggestion des proches ?

On peut quand même se poser la question suivante : d’où viennent ces images décrites par un certain nombre de réanimés ? La réponse est probablement bien simple et liée à des perceptions réelles provenant d’un cerveau soumis à un stress démesuré.

Quand de simples molécules, comme le LSD ou le THC, peuvent causer des distorsions spatio-temporelles profondes et des hallucinations, imaginez l’effet d’un arrêt subit de la perfusion sanguine, d’une montée d’adrénaline, d’une hypoxie et d’un arrêt de la livraison de glucose !

S’observer mourir puis revenir à la vie

Afin de prouver que l’âme pouvait survoler un corps en réanimation, le chercheur a aussi fait placer des formes géométriques dans les salles de réanimation, afin de voir si les patients réanimés pouvaient les avoir reconnues — un résultat qui aurait évidemment été spectaculaire.

Mais cette partie — attendue depuis longtemps — s’est aussi soldée par un échec : aucun des réanimés n’a vu les formes géométriques sur des tablettes collées au plafond des salles de réanimation, mais l’auteur s’en vante assez peu. Peut-être que les âmes ont boudé son protocole de recherche ou ont plutôt décidé d’aller prendre un thé avec un nuage de lait dans la salle de repos.

Lorsqu’on étudie scientifiquement un phénomène paranormal (pour aller au-delà des anecdotes), on ne trouve habituellement pas grand-chose d’intéressant. Ce n’est pas pour rien que la bourse de plusieurs millions de dollars offerte à New York pour tout phénomène paranormal démontrable n’a jamais été réclamée.

Et il faut savoir que l’expérience dissociative de survoler son corps n’est pas si rare, le cerveau étant souvent sujet à d’étonnantes distorsions perceptuelles. On l’observe non seulement de temps en temps chez des gens en parfaite santé, mais elle a aussi pu être reproduite en laboratoire, en utilisant diverses technologies visuelles et sensitives très peu ésotériques.

J’ai même un ami, un athlète, qui m’a rapporté que durant sa meilleure compétition à vie, il percevait qu’il flottait au-dessus de son corps qui s’activait efficacement sous lui. Des pratiques simples comme la méditation peuvent entraîner de telles perceptions.

Pourquoi croire à la vie après la mort ?

Mais une question fort intéressante demeure : pourquoi une majorité d’humains croient tout de même, depuis toujours, à une forme de vie après la mort ? Je soupçonne que c’est parce que ce genre de croyance est apaisante et que, par ailleurs — vous me direz que j’ai un a priori évolutionniste —, elle favorise la survie de l’espèce.

La croyance — en particulier religieuse — ne pourrait-elle pas être simplement une fonction biologique utile à la survie personnelle et collective, ce qui expliquerait pourquoi elle est si répandue ?

Comme j’en discutais l’autre jour avec mon ami Dominic Larose, urgentologue et ancien président des Sceptiques du Québec, il est quand même utile de croire en l’au-delà. D’une part, pour atténuer un peu l’angoisse trop forte de la mort. D’autre part, l’idée que la mort met tout simplement un terme à l’existence est tout de même un concept un peu déprimant, suffisamment pour empêcher de créer, de bâtir des maisons, de faire des enfants, de récolter les champs et d’organiser la société ; bref, d’effectuer un certain nombre de tâches importantes qui, indéniablement, ont aussi favorisé notre survie.

Ces croyances, organisées sous forme de religions cohérentes, permettent aussi de consolider le corps social, de soumettre les plus têtus, de mobiliser les foules, de calmer les inquiets et même de renflouer les coffres — toutes choses utiles pour que la société fonctionne bien. Mais dans le pire des cas, elles sont aussi utilisées par des politiciens habiles pour pousser à commettre les pires atrocités imaginables — brûler des sorcières, exterminer des peuples ou trancher des gorges, par exemple.

Comme nous avons tendance à percevoir ce qui confirme nos croyances — on appelle cela le biais de confirmation —, la nouvelle d’une étude montrant que le cerveau a des souvenirs de sa propre réanimation devient tout naturellement l’idée que la vie après la mort existe.

Trois minutes de vie éternelle

Que des patients aient eu peur, qu’ils aient eu des visions d’animaux ou de plantes, qu’ils aient vu de la lumière brillante, qu’ils aient ressenti de la violence ou des persécutions, qu’ils aient éprouvé un sentiment de déjà-vu, qu’ils aient été en contact avec leur famille ou qu’ils se soient souvenus de leur arrêt cardiaque, cela me dit simplement qu’il était temps de les ramener parmi nous et qu’il ne s’agissait pas de morts, mais bien de patients très malades.

Qu’un seul parmi tous ces patients ait perçu — selon le chercheur, qui l’a lui-même interviewé — quelque chose qui ressemblait à la réalité durant son arrêt cardiaque me dit que le hasard a pu jouer, qu’il n’était pas si comateux que les médecins le croyaient ou que son cerveau a simplement été affecté par un stress intense.

Enfin, qu’un cerveau ait vu et entendu des trucs bizarres durant trois minutes après l’arrêt cardiaque, cela ne nous dit pas grand-chose sur ce qu’il percevra durant les trois millénaires suivants. Ce qui est fâcheux, parce que l’éternité, c’est long — surtout vers la fin, comme disait Woody Allen.

Fondamentalement, vous savez ce que j’en pense ? Que ce qui donne justement de la valeur à la vie, c’est sa fragilité. Nul besoin d’une deuxième demie de jeu pour célébrer la première (1).

*

(1) Voici ce que je dis à mes enfants dans mon plus récent livre, Les acteurs ne savent pas mourirqui vous intéressera peut-être si vous vous posez des questions sur la mort réelle, telle que vécue tous les jours dans toutes les urgences du Québec :

«Continuez de grandir, de mûrir et d’espérer ; ne cessez jamais de lutter pour ce qui est juste ; donnez un sens à votre vie ; rendez-la digne d’être vécue ; réapprenez chaque jour ce que vous croyez déjà savoir. Et surtout, n’oubliez jamais de poser un regard ému sur ceux que vous aimez. Parce que demain, ils ne seront plus avec vous. Comme des poussières accrochées à une roue, ils s’en détacheront sans bruit. Il faut apprécier la vie dans cette fragilité, plus précieuse que toutes nos certitudes.»

Excusez l’auto-promo.

Les acteurs ne savent pas mourir. Récits d'un urgentologue. Préface de Guylaine Tremblay. Lux Éditeur. Maintenant en librairie.
Les acteurs ne savent pas mourir – Récits d’un urgentologue. Préface de Guylaine Tremblay. Lux Éditeur. Maintenant en librairie.

* * *

Pour écouter mon entrevue avec Paul Arcand (jeudi le 9 octobre) à propos de l’étude Parnia.

À propos d’Alain Vadeboncœur

Le docteur Alain Vadeboncœur est urgentologue et chef du service de médecine d’urgence de l’Institut de cardiologie de Montréal. Professeur agrégé de clinique à l’Université de Montréal, où il enseigne, il participe aussi à des recherches sur le système de santé. Auteur, il a publié Privé de soins en 2012 et Les acteurs ne savent pas mourir en 2014. On peut le suivre sur Facebook et sur Twitter :@Vadeboncoeur_Al.

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102 commentaires
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Enfin, un article sérieux mais accessible à tous sur ce sujet. Le Dr. Vadeboncoeur (nom prédestiné?) utilise toute sa façon candide d’aborder un sujet populaire mais ô tellement mal compris. Enfin, un article qui fera taire, je l’espère, tous ces supposés gourous de l’inconnu et du supra-naturel qui ont un attrait populaire mais qui baignent dans la supposition et utilisent la fragilité (et l’ignorance) humaine pour avancer leurs thèses aussi farfelues qu’indéfendables. Merci Dr. Vadeboncoeur de remettre les pendules à l’heure et de vous baser sur des faits scientifiquement prouvés (ou pour certains sur le point de l’être) pour rendre la discussion intelligente et cohérente.

Merci. C’est un sujet important qu’il faut bien traiter. Il n’y a pas de réponses à tout mais il ne faut pas non plus s’engager dans des raisonnements qui ne tiennent pas la route.

C’est dérangeant mais tout à fait logique cette chronique.

Merci du commentaire. Mais je serais curieux de savoir comment cette chronique est dérangeante pour vous, ce qu’elle remet en cause.

l’auteur a lui aussi un parti pris sur une absence de vie après la mort. La science ne peut pas prouver que la vie n’existe pas sous une autre forme après la mort, comme elle ne peut pas prouver qu’elle existe. Mais la réflexion à la fin de l’article est semblable à l’approche spirituelle qu’apporte les religions: vivre de croyances dans les réalités les plus fondamentales de l’existence, non de certitudes scientifiques.

Cette parabole de la théière je l’ai déjà lu. C’est prendre pour acquis que les religions sont une conspiration pour cacher quelque chose. C’est souvent la conception de ceux qui confondent les manoeuvres très humaines des autorités religieuses et les personnes croyantes, membres des ces religions qui on une histoire, des expériences de vie, des rencontres, des engagements sur lesquelles leur foi s’appuie.

Quel bon article, et quelle belle conclusion. Mais combien resteront accrochés à l’étude pseudo-scientifique pour dire, vous voyez, c’est maintenant prouvé qu’il y a une vie après la mort. Mais si ça peut leur faire du bien…

Tout ceux qui souhaite que cela soit prouvé. Un des phénomènes les plus intéressants, c’est que la personne (ou le cerveau, ce qui est la même chose) cherche continuellement à confirmer ses propres convictions, choisissant parmi les faits ceux qui vont dans le sens de ses croyances. C’est à mon avis un des fondements de l’organisation sociale et de la construction individuelle. Merci du commentaire.

Monsieur Vadeboncoeur, j’endosse entièrement la vision que vous exposez dans ce billet. Mais pour moi, elle s’applique à un contexte rationnel et scientifique de la vie, où l’imaginaire est évacué en grande partie. On ne le connaît pas beaucoup, il est difficile d’approche, mais il fait aussi partie de la vie. Je ferai un parrallèle avec les connaissances que nous avons de la matière fondamentale. Nous savons très bien expliquer par exemple les structures macroscopiques, mais dès que nous pénétrons dans l’infiniment petit, la réalité se transforme radicalement, jusqu’à devenir complètement illogique. Illogique sous le regard scientifique de notre dimension. Moi, personnellement, en athée, j’attends tout simplement cet événement majeur de ma vie, de notre vie et enfin je pourrai me rendre compte de ou plutôt vivre la nature de cette transformation. Et en athée, je n’ai pas besoin de croire en une vie après la mort pour m’apaiser avec la vie, avec sa fin. Juste vivre, c’est en grande partie bâtir, c’est être le vecteur d’une énergie répandue partout dans l’univers, selon Hubert Reeves, mais que l’on ne saisit pas entièrement.

Bonjour. Je ne suis pas tout à fait d’accord. Ce que j’attaque dans ce texte, c’est l’utilisation de la pseudo-science pour tenter de démontrer un point. C’est un mélange de genre douteux, et particulièrement évident dans cet exemple. Pour le reste… vous lirez mon bouquin 🙂

L’an passé je suis passé près de la mort suite à une chute d’un ravin et aboutit au fond d’une rivière.
J’était seul, dès les premières millièmes de seconde j’ai eu automatiquement recourt à l’instinct de survie pour premièrement sortir de l’eau très profonde et ensuite reprendre mon souffle. Je ne me souvient presque de rien, sauf peut-être d’un semblant d’état euphorique quelques secondes après
ma sorti de l’eau état que je donne au surplus d’adrénaline. Très vite j’ai du contrôler la situation
afin de survivre étant sérieusement blessé et seul.

J’aime ce texte et il me rappelle la réponse que mon père m’a faite alors qu’il était mourant. Je n’acceptais pas sa maladie ,sa mort, je déprimais et le sens de la vie m’échappait. Pourquoi faire tant d’effort, tant de travail pour s’installer dans la vie, de toute façon tout est temporaire et finit sur rien. Il m’a regardée et m’a dit » Mais ma fille que ferais-tu de tout ce temps qui t’a été donné ? Sa réponse m’a fait du bien, la vie ne vaudrait pas grand-chose si on ne la remplissait pas, chacun à sa façon selon ses valeurs,ses goûts et ses croyances.

Il y a plusieurs perspectives qui dépassent radicalement l’expérience individuelle. La première est la continuité de la vie elle-même. Nous faisons tous partie d’un ensemble biologique avec lequel nous avons des liens directs par notre génétique. La seconde est la continuité dans toutes les traces que nous inscrivons autour de nous, qui sont multiples. La troisième est l’impression que nous laissons dans la mémoire des autres. Bref, il y a déjà beaucoup de perspectives transcendantes à explorer.

Merce Monsieur Vadeboncoeur pour cette réflexion plus que pertinente sur la réalité de la mort comme expérience physique, psychologique et philosophique. Souhaitons qu’elle contribue au débat sur la mort dans la dignité!

Merci. Je pense qu’il faut effectivement en discuter largement, que c’est un sujet très important, à murir, qui fonde une bonne partie de l’Expérience humaine.

Ce sujet a été déjà exploité par Allan Kardec, Léon Denis, autres penseurs et recherchistes en 1857 quand il a apparu « Le Livre Des Esprits ». Il est intéressant que la France d’aujourd’hui soit plus matérialiste que dans le siècle XVIII même ayant à son disponibilité des œuvres originales en français que parlaient de l’existence de l’âme après la mort. On a déjà prouvé cela et nous insistons en continuer avec les questionnements.

En Soins Palliatifs, la vision d’une vie après la mort s’apparenterait, dans certains cas, au phénomène d’agitation pré-terminale, dont le diagnostic est souvent posé a posteriori. La personne, comateuse, extrêment faible et manifestement « au bout de sa corde », s’agite, semble vouloir émerger, émet des sons (et plusieurs accompagnants jurent l’avoir vue sourire…). D’aucuns ont l’impression qu’elle va brusquement s’assoir dans son lit « pour une dernière bénédiction ». La mort survient dans les 24 heures. Comme si l’organisme ramassait tout ce qui lui reste comme énergie pour un dernier feu d’artifice, pour un ultime refus de cet Inéluctable angoissant.

Je partage votre idée que la croyance d’une vie après la mort est d’abord une croyance dans la vie comme telle, et une croyance en Dieu. C’est aussi une angoisse devant la mort. Historiquement, les angoisses existentielles sont apparues avec l’intelligence, laquelle a été mise à contribution pour inventer des réponses : Dieu (donc créé par l’Homme et non pas le contraire), la Religion (une des premières manifestations de la capacité. de l’Homo sapiens à inventer histoires et drames). Et le mythe d’une vie après la mort. Ce faisant, on se distingue encore une fois de nos ancêtres les animaux. On se refuse à n’être, au fond, que de simples mammifères, cherchant à oublier les conséquences de cet état de fait.

Merci de faire servir votre immense talent et votre expérience à nous forcer à penser, ou à repenser, tout cela. Notre société nous a déconnectés de la Mort. Elle nous l’a rendue inacceptable. Nous sommes si peu outillés pour la gérer.

Voilà une analyse très pertinente. Biologiquement, il y a surement un lien entre le stress final, une montée des hormones de défense, une accélération de certains processus biologiques, un quasi retour à l’éveil, l’activation du cerveau des rats après l’arrêt cardiaque, etc.

Depuis un certain j’écoute et je me donne le luxe de lire les différents articles du Dr Alain. J’apprécie l’intelligence qu’il a et je me dis oui, il y a des hommes intelligents sur terre. J’imagine qu’il ne peut pas accepter est que par moment l’intelligence n’arrive pas à tout expliquer ni résoudre et devant cette réalité, l’intelligence s’arrête comme un cœur et la vie continue dans le bon ou mauvais sens. Hasard ou chance c’est la moindre chose que l’intelligence peut dire devant une réalité. Oui il y a la vie après la mort.

Bonjour. Ce que vous exprimez est une croyance et comme beaucoup de croyances, elle est à la fois indémontrable et irréductible. Si elle vous fait du bien (et c’est souvent son rôle), tant mieux.

Bravo! Parmi les meilleurs articles que j’aie lus depuis fort longtemps pour le traitement du sujet et l’adresse de l’écriture. C’est en propageant les messages de cette facon que l’on pourrait (peut-être) parvenir à débarasser les sociétés de l’aberration des religions tel que nous les connaissons aujourd’hui.

Bonjour, merci à vous. Mais vous savez, j’en doute fort. Je suis de plus en plus persuadé que la croyance religieuse est une fonction ancrée en nous (dans le cerveau), ayant eu un rôle fondamentale et ne pouvant être réduit par une argumentation « rationnelle ».

J’ai une tante aujourd’hui décédé qui a eu cette expérience de mortalité et ressuscitation (sic) après 5 minutes. Cet événement survint, il y a 45 ans alors que ce sujet ne faisait pas les médias et avons trouvé ses explications très bizarres au point où nous nous demandions si ce n’est pas cet accident qui avant fait des ravages mais pour tout le reste elle était tout à fait normal. Ce n’est que plusieurs années que le sujet est apparu dans divers médias. Après plusieurs décades de jugement sur le sujet, ayant entendu des centaines de témoignages, tout me fait penser à quelqu’un qui naît. Il s’agit toujours d’une période de noirceur qui finit par un tunnel dont la lumière au bout est excessivement forte mais que l’image est floue mais dont la personne se réveille avant d’y parvenir. Hors nous savons que les bébés peuvent entendre et voir quelque temps avant leur naissance, ce tunnel à la lumière excessive forte pourrait être la sortie du vagin d’où sort un enfant. Serais-ce une vie qui prends forme suite au décès d’une personne ? La question demeure encore à venir.

Bonjour. Oui, les bébés peuvent entendre et auraient même une certaine mémoire. Quand à l’analogie avec le canal vaginal, elle est poétique, mais je doute qu’elle corresponde à une réalité.

Dr Vadebocoeur,

N’ayant pas encore lu votre livre, -Le Salon du livre s’en vient, heureusement- je vais donc commenter seulement votre texte dont je partage le point de vue avec quand même la réserve que voici et qui a trait à cette affirmation de votre part: «….il est quand même utile de croire en l’au-delà. D’une part, pour atténuer un peu l’angoisse trop forte de la mort…»

Au contraire, je ne crois pas que cela soit utile. N’est-ce pas cette «certitude » d’un au-delà qui procure à trop de religions un terrible moyen de chantage via les diverses punitions ÉTERNELLES, assorties, dans certains cas, de fumeuses promesses de récompense. Cela n’a-t-il pas entraîné et entraîne toujours, dans certaines religions, les pires excès voire la barbarie?

Et n’est-ce pas cette possibilité – voire la certitude pour certains- d’un au-delà qui est justement à la racine même de cette angoisse? En effet, et comme l’a un jour écrit Cioran: «Pourquoi craindre le néant qui nous suit alors qu’il ne diffère en rien de celui qui nous a précédé?» Pour ma part, ma logique personnelle et des propos comme les vôtres me convainquent qu’il n’y a rien. Bien entendu, je n’en suis pas sûr à 100% mais je serais déçu s’il y avait quoi que ce soit. Je n’ai pas besoin de cette vague possibilité pour naviguer sereinement entre mes deux certitudes: Je suis arrivé et un jour je vais partir. Entre-temps, je m’applique à ne pas nuire et à créer du bon et du bien et pas pour plaire à un hypothétique extra terrestre mais simplement à ceux et celles qui partagent cet espace où, un peu par hasard, je suis arrivé et d’où, un autre jour, peut-être aussi par hasard, je partirai.

Utile? Peut-être pas pour chacun d’entre nous, mais certainement réconfortant pour la majorité des humains – on peut croire à la perpétuité de la personnalité et à retrouver les êtres aimés après la mort car c’est très réconfortant. Mais les religions détournent cette croyance réconfortante pour faire ce que vous dîtes: les pires excès voire la barbarie. Pourquoi? En général pour supplanter d’autres croyances ou tout simplement pour acquérir plus de pouvoirs et de territoires.

Les religions misent donc sur le réconfort que peut apporter cette croyance pour l’utiliser à leurs fins et pour acquérir et conserver le pouvoir sur les autres; peur eux cette croyance est non seulement utile mais nécessaire.

«…acquérir et conserver le pouvoir sur les autres;…» C’est bien là le problème. Encore et toujours le «pouvoir» et son usage sans réel discernement. Quant au rôle de la religion dans «la survie de l’espèce» dont parle le Dr Vadeboncoeur à 12h51, puis-je exprimer ici un petit doute? Avant les religions monothéistes, j’ai peine à trouver les croyances qui auraient mis l’accent sur ladite «survie» en transformant la procréation en obligation religieuse annuelle comme le fit une religion que nous connaissons bien. J’Imagine mal nos lointains ancêtres Néandertaliens avoir ces préoccupations philosophico-religieuses.

La perspective de la certitude d’un «après» qui sera meilleur ou pire selon que nous aurons respecté ou non certains préceptes fait partie de l’usage de ce pouvoir. Si l’on supprime la perspective d’un «après» qui serait soit récompense ou punition, que reste-t-il à ceux qui prétendent à un pouvoir qui découlerait de leur aptitude à identifier les méritants?

Merci pour votre point. Quand je dis « utile », c’est à la fois une hypothèse et un constat. Je présume que si la croyance (notamment religieuse), c’est qu’elle « sert » quelque chose, probablement la survie de l’espèce. De la même manière, l’existence des « mains » est passablement utile, et c’est effectivement très utile pour construire la civilisation. Par ailleurs, la plupart des gens « croyants » constatent que leur croyance leur donne un sentiment personnel de bien être, ce qui peut être aussi « utile » et est peut-être en lien avec le point précédent. Pour le reste, je suis bien conscient que les pires déferlements de haine proviennent des religions et surtout de dirigeants qui utilisent le phénomène de la croyance à des fins politiques. Je ne fais donc que commenter un phénomène très largement répandu et qui n’est certainement pas près de s’éteindre, peu importe le rationalisme qui cherche à la contenir.

Merci pour un texte réfléchi et plein de bonnes questions. Vous vous demandez pourquoi l’être humain évoluerait (sèmerait et construirait) s’il savait qu’il n’y a que le néant après la mort. À cela je répondrais que l’on construit une société pour nos enfants, petits-enfants et descendants car c’est dans la fibre profonde de l’humain de se reproduire et de se perpétuer – pas nécessaire de penser à une « récompense » (le paradis ou la vie après la vie) après la mort. D’ailleurs dans certaines religions, la vie après la mort peut ne pas être très jojo! On appelle cela l’enfer pour l’éternité dans certaines religions et comme vous le dites, l’éternité c’est long, surtout vers la fin… Il est évident que cette croyance au paradis et à l’enfer (et le purgatoire entre les deux pour les indécis) a été créée par l’homme ayant soif de puissance pour contrôler ses semblables et pour les dominer.

Mais il reste une question qui demeure sans réponse: si dans l’univers « rien ne se perd, rien ne se crée » – tout est le produit de son environnement cosmique – de quoi est composée la pensée, la mémoire? Sont-ce des atomes ou autres « particules » qui les forment? Si c’est une forme d’énergie qui existe dans l’environnement cosmique, où va cette énergie (la pensée, la mémoire) après la mort, si elle ne se perd pas?

Sans être un spécialiste, je pense que l’intelligence, la mémoire et tout ce qui tourne autour sont des mécanismes biologiques dont nous commençons à peine à entrevoir la complexité: interconnections nerveuses, médiateurs chimiques, territoires spécialisés du cerveau. C’est un autre résultat de l’évolution. Bien sûr, c,est tellement grandiose, l’intelligence, qu’on se dit qu’il n’est pas possible que ce ne soit que « naturel ». Voyez autour de vous: tout le vivant provient d’un amalgame de quelques molécules qui se sont assemblées lors de circonstances environnementales favorables et, ayant acquis aussi la capacité de se reproduire, ont constitué les premières cellules etc. Pas besoin de supposer une « énergie cosmique ». Mais nous aimerions tant, problablement, qu’il y ait quelque chose de DIFFÉRENT des autres animaux…

Vous aimerez probablement mon chapitre: « La fibrose de monsieur Robichaud », qui traite de ces questions fort intéressantes.

Si j’avais une propension à la croyance, je suis persuadé que je mettrais sur un même pied notre espèce et les animaux, du point de vue du divin.

Merci du commentaire. Vous soulevez de bons points. Il est fort probable que la pensée et la mémoire soient un produit du cerveau, donc de l’arrangement fabuleusement complexe des systèmes neuronaux, auxquels nous ne comprenons encore pas grand chose. Une preuve indirecte assez facile à comprendre est qu’il est très facile d’anéantir la pensée ou la mémoire par une simple lésion cérébrale. Par ailleurs, je n’ai jamais constaté que la pensée puisse exister sous une autre forme que comme le produit d’un cerveau. Nous avons par ailleurs pu placer de la « mémoire » sur des disques durs, mais si vous lisez mon livre, vous verrez que la « mémoire » humaine, par exemple la mémoire génétique, est infiniment plus complexe et performante que n’importe quel système informatique.

Je me rappelle avoir lu, dans la revue scientifique « Science et vies » que les pilotes de chasse de l’armée, pendant leurs entraînements en simulateur de vol, voient la lumière blanche et le tunnel. Ça se produit à des moments où la force centrifuge pousse tout le sang d’un seul côté du cerveau. Le manque d’oxygène causerait donc des hallucinations. C’est un point commun avec tous les gens qui souffrent d’un arrêt cardio-respiratoire et pour moi, ça a réglé le cas des expériences de mort imminente.

Le cerveau est tout de même un organe étonnant qui, chaque nuit, peut nous faire vivre des aventures incroyables et nous transporter sans problème dans l’Égypte ancienne. Même en état d’éveil, les expériences dissociatives variées sont étonnantes.

Je vous soumets une simple petite question:

Le cube de glace aui fond au soleil et se transforme en eau … a-t-il cessé d’être?

et la petite flaque d’eau qui s’évapore au soleil, devenant vapeur … a-t-elle cessé d’être??

Certe, le cube de glace a perdu sa forme et certaines de ses propriétés tout comme la flaque d’eau.

Mais pourquoi voudrais-je absolument argumenter que le cube de glace est mort alors que de toute évidence il ne s’est que transformé. Il existe autrement. Son essence demeure mais sa forme change. Pourquoi en serait-il différemment pour les humains? Et surtout d’où vient cette insistance qu’il n’y a plus rien lorsque le corps se désintègre?

Je doute fort que le cube de glace soit « vivant », au départ. Donc je ne crois pas qu’il meurt non plus. Par ailleurs, il est peu probable qu’un cube de glace puisse témoigner de son existence ou de son angoisse de se voir transformé en eau. Mais une analogie intéressante qu’on peut faire (je développe beaucoup ce point dans mon bouquin) est que le niveau de désordre de l’eau liquide est plus élevée que celui de la glace. Son niveau d’entropie a donc augmenté, ce qui va dans la direction temporelle (irréversible) de l’univers. A cet égard, la vie est un paradoxe, puisqu’elle évolue temporairement dans une direction contraire à celle de l’univers.

Par ailleurs, il faut faire attention à l’utilisation du mot: « être », qui peut à la fois référer à une réalité perçue par soi et à un existence objective. Le cube de glace existe fort probablement, mais je doute fort qu’il soit assez complexe pour se percevoir en train d’exister, si on peut dire.

Ah ben oui, si la glace devient de l’eau lorsqu’elle fond, et que l’eau devient de la vapeur lorsqu’elle s’évapore… alors donc il est certain que la résurrection après la mort est un fait indubitable. Merci Madame Falardeau, vous venez de me convertir… Saviez vous, Madame Falardeau, que si l’on passe un courant électrique dans l’eau, elle se sépare en ses deux éléments pour former de l’oxygène et de l’hydrogène? Donc, est ce dire que si une personne meure électrocutée, elle ne pourra profiter de la vie éternelle? Pauvres électriciens, s’ils le savaient!

Vous continuerez bien sûr d’exister. Si vous êtes inhumé, vous nourrirez la terre et ses petits insectes. Si vous êtes incinéré, une partie de vous se dissipera en chaleur, le reste sera cendres. L’insistance n’est pas de dire qu’il n’y a rien après. L’insistance vient plutôt des religions qui disent qu’il y a quelque chose après. À ceux qui prétendent de le prouver. Jusqu’à maintenant, c’est l’échec total pour les croyants.

Bien sûr, nous retournons dans le grand tourbillon atomique. Je traite de la question dans mon bouquin aussi. D’ailleurs, nous sommes déjà, vivants, dans ce tourbillon: tous nos atomes sont régulièrement remplacés, sur le long terme.

Belle pensée…je me demande pourquoi les commentaires parlent de religions…oui les religions parlent de vie après la mort …mais elles ont été créées par l’homme. Jésus n’a pas voulu le Christianisme, pas plus que Bouddha n’a voulu le Bouddhisme !! Des textes bien plus anciens nous parlent de l’après vie , bref vous verrez bien mais votre âme pour peu que vous l’écoutiez vous aidera a y voir plus clair…nul besoin de preuve pour ça

la plus belle preuve qu’il y a un sérieux sérieux doute sur l’existence de l’au-delà c’est que personne ne veut mourir on se bat bec et ongle pour rester en vie, ça prouve que dans ton for intérieur le nirvana tu n’y crois pas.

Et ce désir farouche de rester en vie – certainement une des fonctions du cerveau les plus ancrées et les plus anciennes – est probablement beaucoup plus puissant que toute croyance, sauf de très rares exceptions historiques, où des croyants se sacrifient personnellement au nom de leur croyance – un phénomène très rare, on en convient.

Faux ! Les guerres sont aussi des formes sacrificielles qui relèvent de toutes formes de croyances.

Je parlais des sacrifices personnels. J’ai plutôt tendance à penser que les guerres sont des phénomènes sociaux où les politiques utilisent la religion pour atteindre des buts qui ont peu de choses à voir avec le religieux comme tel.

C’est la première fois que je commente un article ou quoi que ce soit sur le web mais là, je tenais à laisser un mot.
Je suis une femme dans la trentaine et il y a moins d’un an j’ai été cliniquement morte un moment puis je n’ai absolument rien vécu de ce genre d’expériences.
Je remercie les équipes qui m’ont sauvées.

Merci du témoignage. Vous faites donc partie de la majorité des gens qui reviennent d’un arrêt cardiaque: il n’y a plus rien. Puis, il y a de nouveau quelque chose. Je suis bien content de savoir que vous êtes toujours parmi nous.

On a 98% de gènes en commun avec les singes. Le Sam n’a pas pensé faire l’expérience avec des singes…

C’est que les singes ont généralement pas mal de difficulté à raconter leurs histoires, d’ici comme de l’au-delà d’ailleurs.

Et ce Québécois qui donna le numéro de série de la table d’opération sur laquelle il avait été opéré de même que le nom du fabricant gravé sur une plaque vissée en-dessous de la table ? Malheuresement, je ne me souviens plus du nom de l’individu blessé, je crois, durant la guerre. Il a écrit un livre et a passé chez ce même D. Levesque.

Dommage. Ici, il y a eu 140 patients sur 3000 arrêts cardiaques et aucun d’entre eux n’a vu la moindre cible. Si ça existe, ça doit donc être un phénomène exceptionnel.

Mon pauvre Alain il faut vous renseigner un peu mieux, on a laissé tomber cette technique ridicule…pensez vous vraiment que votre conscience (pas votre mental limité) va chercher ces pancartes débiles ??? votre ignorance du sujet est désespérante

Merci pour votre intéressante et nécessaire prise de position face à ce sujet combien propice aux divagations de la pensée magique.
Par ailleurs, il est important de rétablir un certain équilibre à cette belle unanimité (toujours à mettre en doute) des commentaires que vous avez reçu. Des études sérieuses existent et en particulier, tout près de nous, par un PhD en neuroscience de l`université de Montréal, Mr. Mario beauregard qui étudie la neurobiologie de la conscience et des expériences mystiques en particulier. Une bonne référence pour avoir accès à l`état des connaissances scientifiques à ce niveau.
Plus personnellement, mon expérience personnelle clinique, en tant que psychiatre, des 25 dernières années auprès d`individus ayant souffert ou souffrant d`états dissociatifs ou ayant présenté des expériences de NDE (Near Death Experience) me rend un peu plus prudent à ce sujet.
Que l`âme existe ou perdure ou non après la mort ce ne sont ni les arguments scientifiques, philosophiques, religieux ou cliniques qui y changeront quelque chose…À nous de profiter de cette « précieuse vie humaine » et on verra bien!

J’ai bien l’impression que l’étude du Dr Parnia, malgré les fausses conclusions qu’on en tire, est la première étude systématique et relativement bien faite, qui va bien au-delà des anecdotes. Malheureusement, c’est une étude entièrement négative, ou à peu près, de mon point de vue.

C’est incroyable qu’un scientifique puisse croire en la vie physique seulement. Je n’aimerais pas être et vivre comme cet homme qui croit
qu’il n’y a plus rien, plus de vie après la mort du corps. Donc, à quoi bon vivre toute cette misère sur la terre si c’est le néant après.

Avec respect, je ne vous écouterai plus jamais, je n’ai plus confiance en votre jugement, je suis sincèrement désolée.

Vous interprété mes propos en fonctions de vos propres croyances. Je n’ai jamais dit cela. Par contre, il est vrai que je n’ai pas l’évidence qu’il y ait autre chose. Par ailleurs, on ne peut pas faire dire n’importe quoi à la science, comme on l’a fait pour cette étude. Enfin, si vous jugez la crédibilité ou le professionnalisme de quelqu’un uniquement sur ses croyances, c’est plutôt décevant. Et méfiez-vous: beaucoup de médecins ne sont pas croyants. Vous pourriez vous faire un jour soignée par l’un d’entre eux.

Comme beaucoup d’ humains le disent , personne ne peut assurer qu’il y une vie après la mort et personne ne peut confirmer qu’ il n’y en a pas. Mais il est permis de se poser des questions non. Pourquoi l’ humain de toute race, depuis millénaires crois en regardant le ciel qu’il y a une entité supérieure qui nous regarde et ça bien avant que les religions existent, les religions, comme les partis politiques et toutes les autres organisations du même genre sont inventées par certains gens bien intentionnés pour dissipliner et contrôler les terriens. La loi naturelle de notre cerveaux même sans religion nous dit que ce n’est pas bien de faire du mal à nos semblables, qui a mis ça dans notre tete. L’évolution je pense va nous faire comprendre beaucoup de choses que nous ne comprenons pas aujourd’hui, comme nous comprenons de nos jours des choses qui était inimaginable il y a seulement 50ans, que ce soit en médecine en science etc…il est fort probable Dr Vadeboncoeur qui si vous êtes toujours présent sur notre molécule qui s’appelle la terre, dans un autre 50ans fort possible que vous ne reconnaîtrez plus la médecine, peut-être que dans ce temps, l’humain en saura beaucoup plus sur la vie après la mort.

Tout est possible. Mais on peut l’interpréter de bien des manières. Je crois par exemple que faire le bien et s’entraider a permis aux humains de survivre, ce qui aurait pu conduire à rendre notre espèce prompte à faire le bien sinon imprégnée de ce qu’il faut pour faire le bien. On pourrait dire la même chose de l’idée de Dieu. Je pense fondamentalement qu’il est utile de croire, au sens que cela favorise la survie. Nous sommes généralement « croyants » (en bien des choses, pas juste divines) parce que justement, les croyances font que nous sommes là.

La négation de la mort, la négation de toutes choses est un caractère propre à tout être humain après tout. Freud a plutôt bien documenté ce sujet.

Cela n’est pas exactement de même nature que l’hypothèse suivant laquelle il n’y aurait pas une autre ou d’autres dimensions. La question dans ce cas serait plutôt de savoir si ces éventuelles dimensions sont accessibles et si la mort constitue réellement cette « libération » qui donne accès à cette ou ces autres espaces.

Nous savons que la mort « dite » naturelle n’existe que très rarement. Elle a à l’origine une cause, elle survient en conséquence de la « dite » cause et nous n’y pouvons rien. La mort au sens clinique du terme est l’observation de cette perte irrévocable de diverses fonctions considérées comme vitales.

La question est de savoir s’il y aurait post-décès, un passage ou un seuil qui permet de gagner une autre dimension ou un autre état ou de retourner à notre état initial…. Mais sous une autre forme et dans une autre identité ou encore qu’un état de mort apparente permettrait quelquefois la réintégration de son enveloppe temporelle, pour fin d’apprendre encore de cette expérience.

Si le caractère de la mort d’un point de vu physique est inéluctable, l’interrogation de savoir s’il existe dans toute forme de vie (pas seulement la vie humaine) un sens qui transcende notre seule dimension temporelle. Ce questionnement est très sain selon moi, d’autant plus sain qu’il force les personnes qui se posent ce genre de questions à se monter plus respectueuses de la vie en général, plus tolérantes, plus respectueuses des autres ; ce qui donc fait de meilleures personnes dans la vie, ce qui ne nuit pas.

Ce genre questionnement est bon pour la santé. Qui pourrait le nier ? C’est peut-être le terme de « vie après la mort » qui dans ce cas n’est pas approprié. Puisque l’usage de vie et de mort sont des formes antagonistes. Rien n’indique en effet qu’il y ait après le décès d’une personne, une vie au sens biologique. Comme rien n’indique, à ma connaissance, qu’il ne soit pas d’autres états.

Hors, notre savoir précis de ces autres états sont encore mal connus ; si ce n’est que la philosophie, les sciences religieuses, les sciences naturelles, même la physique tendent à montrer que l’invisible existe ou à tout le moins que la vie existe ailleurs. — C’est donc sur la permission de l’accès ou non, à cet invisible que se fonde la vraie question. Peut-on décrire ce qui est invisible, dire ce qui est indicible, si ce n’est par quelques formes métaphoriques ?

Encore un mot sur la lévitation. Peut-on quitter son corps lorsqu’on est vivant et pas seulement lorsqu’on est en réanimation (suite à un traumatisme) ? Pour moi la réponse est affirmative. Quand j’étais plus jeune, je pratiquais régulièrement le yoga. Quand vous êtes capable de parvenir à un état de relaxation quasi-parfait, vous pouvez quitter vôtre corps physique. Vous déplacer dans le vide jusqu’à une certaine limite. Puis regagner ce corps. Ce ne sont pas de simples perceptions du cerveau. Ce qui devient intéressant justement, c’est cette limite et pourquoi cette limite. Si vous ne pouvez pas aller au-devant de certaines entités, c’est parce que ces entités ont le pouvoir d’aller vers vous et de vous visiter.

Certaines personnes qui ont connu une mort violente, se mettent à errer, car elles n’ont justement pas eu conscience de leur mort physiologique. Dans un premier temps naturellement elles recherchent leur corps. Il y a donc tout lieu d’estimer que la dimension qualifiée de spirituelle fait bien partie de tous les stades de la vie. Celles et ceux qui renient ces faits sont des esprits souffrants dans des corps souffrants. Toute forme de pouvoir peut ainsi les manipuler plus facilement.

Plutôt que de parler de la vie après la mort. On pourrait plutôt se poser la question et les raisons de notre propre viabilité. Pourquoi et comment sommes-nous devenus viables sur cette planète qui n’était pas vraiment faite pour nous ?

Dans ce cas, tous les mots comptent, lorsqu’on cherche à classifier des phénomènes difficiles à comprendre sous le terme de « paranormal », nous sommes confrontés une fois de plus à une formule inappropriées. Ou plus précisément c’est la conception empirique de qu’on croit être la « normalité » qui en ce sens pourrait se trouver être par certains aspects encore quelques peu dépassée. L’incompréhension de toutes choses ou son inverse la compréhension viennent encore une fois de notre propre nature. Nous sommes nés à proprement parler : limités.

On ne peut pas demander à un rat de penser comme un humain et vice-versa. On peut en revanche apprendre d’un rat qu’il nous montre en toute objectivité de quoi nous somme fait. Bref, ce que nous sommes vraiment.

Pour ce qui est de quitter son corps, cela semble être assez facile à reproduire en laboratoire. Par ailleurs, il y a depuis des décennies une bourse de quelques millions de $ à New-York (j’oublie la fondation) pour la première personne qui démontrera l’existence d’un phénomène paranormal. Le cas échéant, si le « paranormal » existe, il ne semble pas se manifester souvent. Je ne suis pas sûr, contrairement à vous, que tout cela soit très intéressant, en soi, mais comme phénomènes humains, oui, c’est fascinant.

Une seule fois dans ma vie, j’ai perdu connaissance. Ce dont je me souviens de mon ètat d’inconscience, c’est une lumière, jaune, ainsi qu’un sentiment de bien-être total. Tellement que je résistais à »revenir à moi ».
C’était il y a fort longtemps, avant que nr soit promu ces visions associées à une mort imminente. C’est pourquoi toutes les èlucubrations à ce sujet m’ont toujours fait sourire …

« Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. — Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d’inventer ? La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d’eux ? » Nietzsche

Et dans ce sens, votre citation finale est une réponse, une solution, une proposition au Nihilisme qui pourrait s’en suivre. Bravo, je suis très impressionné par le sujet de votre article ainsi que par l’approche que vous en avez fait.

La vie après la mort, voilà une réflexion bien intéressante.
Je pense cependant qu’il est primordial que la majorité des humains croient en cette hypothèse.
Nous nous sommes un jour tous interrogé sur le sens de notre propre existence. Pourquoi toutes ces joies et peines, cette capacité d’analyse sur notre existence, notre environnement et même cette faculté de savoir que notre passage sur terre n’est qu’un passage. Il n’est pas facile d’accepter que l’on puisse un jour disparaître à jamais. Sans plus. Cela ne parait pas avoir de sens. Il faut seulement savoir que chacun de nous n’est qu’un infime élément d’un ensemble bien complexe qui dépasse les frontières de notre propre planète et que notre propre existence à sa raison d’être. Mais cela est un autre sujet.
Quant à la vie après la mort, nul n’est jamais revenu de L’au-delà pour le commenter ou alors c’est qu’il n’y est jamais entré. On ne peut à mon avis parler de mort tant que le cerveau n’est pas complètement hors circuit et que la moindre impulsion y subsiste. L’argumentation du docteur Vadeboncoeur est à mon sens bien raisonnable.
On peut tout imaginer et tout dire sur le sujet de la vie après la mort mais attendons d’entendre un revenant de plus de trois minutes (qui a été déclaré en mort totale avec certitude avant son retour) pour affirmer quoi que ce soit.
A quand celui qui voudra nous faire croire au Zombi décomposé d’outre-tombe?
Je voudrai dire aux bricoleurs de l’au-delà de laisser les gens croire en paix en ce qu’ils veulent croire et de garder leurs études sois disant scientifiques pour eux tant qu’ils n’ont rien de sérieux à apporter.
Merci Docteur Vadeboncoeur pour cette vie qui est la vôtre et que vous vouez pour aider les gens à rester les pieds sur terre.

Je suis d’accord avec vous: la vie a beaucoup plus de sens que la mort. Je pense même qu’une partie de son sens vient justement du fait que la mort n’en a pas.

Votre réflexion scientifique est claire et comme « spécialiste » des questions religieuses (si cela existe), je trouve important qu’on distingue les types de questions. S’il existe, comme j’ose le croire, une forme de survie de la personne (certains utilise le mot « âme ») au delà de la mort, il est inutile de questionner une personne qui n’est manifestement pas encore morte. C’est comme interroger un fœtus sur la réalité du monde d’après la naissance, alors que ce fœtus n’est pas manifestement pas encore né.

Mais la question à savoir si l’esprit, la personne, une « âme », peut survivre à la dé-structuration du corps humain reste légitime. Même un bon sceptique peut s’intéresser à cette question. Dans l’étude de l’évolution, par exemple, seules les sciences peuvent nous en expliquer la mécanique. Mais la question qui échappe à l’observation scientifique est de savoir s’il existe une « intention », une direction, un but à ce processus. C’est important parce que dans nos propres vies, ce sont nos intentions, nos projets, notre liberté et notre capacité d’aimer qui donne sens à nos vies. Vous le dites vous-même à vos enfants. On ne peut tout de même pas considérer comme inutile la recherche du sens à la vie. Mais il faut respecter les champs propres de la philosophie et des science exactes. Monsieur Parnia mélange les deux et dessert à la fois la religion et la science.

Inversement, réduire la recherche religieuse à ce que peut en trouver la sociologie ou la biologie relève peut-être de la même confusion qui embrouille monsieur Parnia.

Je suis bien d’accord, sauf avec le fait que s’il n’y a pas de vie après la mort, la vie n’a pas de sens. La vie m’apparaît au contraire pleine de sens et même de « bon sens ».

Dr. Vadeboncoeur. Si ceci peux aider, je vais vous partager mon expérience d’arrêt cardiaque. Il
paraît que l’on m’a réanimée 2 fois ce qui explique peut-être ce que j’ai ressenti ou plutôt vu. Pendant qu’on me réanimait, j’ai vu une lumière bleutée très forte et très claire dans laquelle j’avais l’impression de flotter, d’être en apesanteur. Cela m’a apaisée. Je me suis sentie libérée de toutes mes angoisses, mes peurs, mes douleurs…enfin! Quel soulagement, quel bien-être! Je me suis dit que j’étais en train de mourir, cela ne pouvait qu’être la seule raison d’une telle paix Je n’ai pas ressentie dans cette lumière la présence d’une vie ou d’un être suprême, non, seulement que je mourais et que j’étais dans une paix profonde.
Il faut dire que je ne suis pas croyante même si j’ai été élevée très religieusement et que cela m’a pris des années pour me délivrer de ces croyances et affreuses peurs liées à la religion. La seule chose
qui m’a déçue dans cette expérience, c’est de perdre cette paix, cette béatitude lorsque on m’a
ramenée à la vie. Par contre je dois dire que j’ai été profondément troublée par cette expérience: Qu’est-ce que je pouvais retirer de la vie maintenant que j’avais connu cette paix? Avais-je envie de continuer? Ma place n’était-elle pas dans la mort puisque j’y étais allée et revenue? La mort m’avais appelée dans toute sa paix, son absence d’angoisse existentielle. Je m’ennuyais de ce sentiment, ne me sentais plus à ma place sur cette terre. Je crois que j’ai vécu un espèce de deuil suite à tout cela. J’étais en deuil de ma propre mort en quelque sorte.
Alors en définitive, quelque soit la signification qu’on accorde à ce phénomène, je crois que le cerveau nous entraîne dans un dédale d’expérience quand confronté à sa propre mort! Ensuite, il faut vivre avec et faire avec cette expérience et les changement quelle entraîne en nous. Je ne crois pas à la vie après la mort quelle qu’ait pu être cette expérience.
Merci à vous. Je ne sais pas quel prix est votre livre, mes moyens sont extrêmement limités du au fait que la maladie m’a mise sur l’aide sociale à cause de mes incapacités physique, j’adore vous lire. Au plaisir.

Merci pour avoir partagé votre expérience, qui ressemble en effet à celle qui est décrite de temps en temps. Elle est certainement véridique, en ce sens que vous l’avez vécue. Quant à son interprétation, on peut y projeter ce qu’on veut, mais bien évidemment aussi des idées religieuses.

En effet on peut l’interpréter de bien des façon mais je n’y vois rien de religieux, je parle du deuil que cette expérience m’a laissé. Je pense que le fait que je ne soit pas religieuse justement fait que je n’arrive pas à trouver un sens à tout cela. Le fait de vivre ceci m’a donné l’envie d’y retourner. Je ne trouve pas de raison à rester en vie puisque le fait de mourir m’a apporter tellement de paix! Je sais que c’est le cerveau en train de mourir qui m’a fait ressentir tout ceci. Je pense que pour quelques personnes dont moi, l’expérience nous laisse dans un état de deuil. C’est ce que j’explique à la fin.
Y a-t-il d’autres personnes à votre connaissance qui ont ressenti un deuil suite à une expérience pareille? Ce deuil est-il du au fait que je ne suis pas religieuse et donc je n’ai pu donner aucune signification à cette expérience?
Qu’en pensez vous?

C’est une question intéressante. Vous avez visiblement vécu quelque chose qui s’approche de l’expérience extatique, religieuse ou pas. J’imagine qu’entre cet état et notre vie de tous les jours, il y a une marge.

Dites-moi, il n’y a pas de chercheur, je veux dire quelqu’un avec toute la rigueur scientifique qui ait envie de vraiment faire une recherche sérieuse sur le sujet? Que l’on sache ce qui se passe dans le cerveau au moment de la mort? Ce serait une exploration du cerveau et de ce qui le fait paniquer?

Ces recherches se font, mais ce n’est pas si facile: le cerveau s’éteint assez rapidement, et des scanners pour l’âme, on n’a pas encore trouvé comment en fabriquer.

Madame Corriveau, pour vous aider à la compréhension de ce que vous avez vécu, je vous donne un site internet d’un médecin
Dr Jean-Jacques Charbonier, faisant partie d’une équipe de médecins spécialistes qui font des études scientifiques depuis plusieurs années sur les EMI (expériences de mort imminente). De plus en plus des médecins s’intéressent et voient en la crédibilité dans ces études. Donc, voici le site en question: http://www.larevuedelaudela.com/nos-collaborateurs/dr-jean-jacques-charbonier.htm Dan.

M. Dan,
Merci pour la référence mais ce médecin part d’un point de vue totalement religieux. Il parle de l’influence de la prière. Or, comme mentionné plus haut, je suis non croyante. Pour moi, ceci n’est pas une recherche scientifique puisqu’elle est biaisée par la croyance religieuse. Merci.

Des millions de témoignages d’expérience de tunnel, de lumière céleste et de retrouvailles de chers disparus lors de crises cardiaques ne prouveront jamais rien. Les seules preuves convaincantes sont les descriptions de personnes et de détails physiques précis que le patient ne peut normalement pas connaître : par exemple, le docteur Vadeboncoeur nous dit que les formes géométriques disposées dans les salles de réanimation, invisibles pour le patient étendu sur son lit, et que seule pourait apercevoir l’âme flottante dans la pièce, n’ont jamais été mentionnées par les patients lors de leur réveil, après leur expérience de mort imminente.

Il me semble pourtant avoir lu, dans les livres de Moody ou ailleurs, quelques témoignages de ce genre : «je flottais au-dessus de mon corps, je me suis déplacé dans la pièce voisine où se trouvaient une femme en robe verte et un homme à chapeau de cow-boy.» Seule une accumulation de témoignages semblables, où toute possibilité de supercherie serait écartée, pourrait me convaincre de la réalité de la vie après la mort.

C’était justement le but principal de cette étude, dans un protocole acceptable scientifiquement. C’est toute la différence entre l’anecdote et la science. Du point de vue scientifique, l’étude de Parnia est un échec total. 140 réanimés n’ont vu aucune cible. Je doute qu’on puisse faire une étude plus puissante. Autrement dit, d’après ces résultats, il est très très improbable que les futurs réanimés se promènent VRAIMENT au-dessus de la pièce, même s’ils en ont la sensation. Sans doute aussi improbable que moi qui conduit vraiment un avion, la nuit, lorsque j’en rêve – ce qui n’enlève rien à l’impression véridique de cette expérience, même si de toute évidence, je sors bien rarement de ma chambre la nuit pour aller conduire des avions.

Cher Docteur Vadeboncoeur ,
Je lis toujours vos écrits avec grand intérêt , car vous êtes quelqu’un d’honnête , plein de compassion et de rigueur …mais je pense que vous devriez lire des livres comme : « La preuve du Paradis » Voyage d’un neurochirurgien dans l’après-vie … Par le Dr Eben Alexander ou «Les 7 bonnes raisons de croire à l’au-delà Le livre à offrir aux sceptiques et aux détracteurs » du DR Jean-Jacques Charbonnier …et
surtout aller voir les recherches de L ‘INREES à Paris, une association à but non lucratif, parrainé ( non par des charlatans ) …mais par le psychiatre Stanislav Grof, le psychologue Kenneth Ring, le spationaute Jean-François Clervoy, l’asrtronaute américain Edgar Mitchell ( Apollo 14 ) et de nombreuses autres personnes éminentes dont des médecins comme vous , des chirurgiens et des anesthésistes …Leurs constatations et découvertes sont passionnantes !!
Je pense que vous devriez être plus ouvert à tout cela …Quand on est fermé , on ne peut rien voir .
Je vous redis ici, toute la confiance que j’ai en vous et mon admiration pour votre désir d’aider les autres ,
Cordialement,
Françoise Giresse-Boucher

Ce n’est pas tellement que je sois fermé, mais j’ai de la difficulté à voir en quoi le sujet est vraiment intéressant. Résumons: soit il n’y a rien, soit il y a quelque chose. S’il n’y a rien, aussi bien nous occuper de notre vie présente. S’il y a quelques chose, on y arrivera bien assez tôt, alors en attendant, aussi nous occuper de notre vie présente.

J.ai déjà fait part de mon attachement sur le sujet dans un commentaire précédent mais je voudrai préciser quelques réflexions.
Les joies n’ont de sens que si l’on a connu les peines. La clarté n’a de sens que si les ténèbres existent. Etc. etc. etc. Ainsi, la vie n’a de sens que si la mort y fait suite. En reprenant ce raisonnement en inverse, tout se tient. Que serait le sens et la valeur de la vie si elle était éternelle? Il faut savoir accepter que la mort y fait suite et vivre cette vie au mieux de ce qui nous est permis en se disant que notre vie à eue sa raison d’être. Maintenant, et si cela peu soulager de croire en une autre existence après la mort, tout est permis. Ce qui est à mon sens réprimandable est d’essayer de prouver que la mort physique n’est qu’un état transitoire. Qui sait quoi et qui peut le prouver!

Bonsoir

Dernièrement,j’ai vu un documentaire,au sujet du Dr Pim van Lommel qui parle des NDE

https://www.youtube.com/watch?v=ySazXCnE05c

Dans mon cas,j’ai croisé une dame,en 1994,qui m’a raconté qu’elle avait eu un grave accident d’auto,elle avait vu son corps inerte sur la route,ensuite,elle avait vu les ambulanciers l’amener à l’hôpital,et elle a vu les médecins tentés de lui sauver la vie.
Ensuite,elle m’a raconté qu’elle avait pensé a ses parents,elle s’était retrouvé dans la salle d’attente,elle essayait de toucher à sa mère,sans succès,elle s’était rendu compte qu’elle pouvait voir ses parents,mais qu’eux ne semblaient pas ni l’a voir,ni l’entendre.

Finalement,elle était revenue dans son corps,elle a raconté ce qu’elle avait vécu à une infirmière,mais,elle se sentait incomprise,et n’avait plus parler de sa NDE,même pas a ses parents,car elle ne voulait pas qu’ils pensent qu,elle avait perdu la raison.

Plusieurs années plus tard,après la lecture de certains livres,elle a commencé à se confier à certaines personnes.

Chère Linda ,
L’expérience qu’a vécu votre amie est assez courante et a été décrite dans de nombreux livres où les gens ont raconté cette expérience vécue de la même façon dans des pays très différents … J’ai bien aimé le livre : « La mort n’est pas une terre étrangère » de Stéphane Allix , Éditions Albin Michel , qui décrit parfaitement cette expérience. Vous devriez le lire ainsi que votre amie car cela vous réconforterait beaucoup . Ces lectures d’expérience vécues sont très passionnantes et nous aident à y voir plus clair dans notre cheminement et notre compréhension de la vie…et de la mort…
Cordialement,
Françoise Giresse-Boucher

Bonsoir Mme Giresse-Boucher

Hier,j’ai regardé,à la télé,le film…Le ciel existe vraiment…un petit garçon qui aurait vécu une NDE,,on voit que c’est un sujet qui reste encore difficile,le père du petit,est un pasteur,il a vécu des moments très difficiles quand il a commencé à raconter ce que son fils a vécu.

Bonjour. Ce que vous racontez est justement l’objet de l’étude du chercheur Parnia. Or, parmi les 141 survivants, aucun n’a vécu cela. Pour le seul qui a raconté « quelque chose » de compatible avec une sortie de son corps, c’est le chercheur lui-même qui a recueilli l’information, ce qui peut faire douter. Libre à chacun de croire ce qu’il veut, mais comme c’est la plus vaste étude objective menée à ce jour et qu’elle est négative, il est fort peu probable que de telles situations soient réelles. C’est tout la différence entre l’anecdote et l’analyse objective des faits. Merci de votre témoignage.

Voila une rencontre très instructive! Ce docteur Pim Van Lommel nous ramène à Carl Jung et son concept de conscience universelle. Je trouve ces propos très intéressants car il parle de conscience et non de religion. D’ailleurs, il ne se réfère à aucune religion si ce n’est que pour dire que le concept de conscience non localisée dans le cerveau existe depuis longtemps. La physique quantique peut peut-être apporter une nouvelle équation dans ce qui a trait aux expériences de mort imminente puisque le temps et l’espace se trouvent ici interconnectés mais hors du cerveau et dans un concept de conscience telle que vue par Jung. Voilà que la physique quantique et la philosophie se rejoignent en quelle que sorte. Vraiment très instructif. Merci pour ce lien Mme. Linda.

C’est une très belle expérience personnelle, mais si de tels phénomènes étaient fréquents ou même rare, ils seraient sûrement survenus à quelques patients en l’étude en question. Ce ne fut pas le cas.

Je peux vous dire que moi je suis morte cliniquement d’apres mon medecin apres un accouchement : emoragie aucun contrôle, administre un medicament pour ……Je suis alle dans un long couloir la, ou la lumiere brillait a une vitesse folle je voyais les médecins travailler sur moi Je n’avais aucun contrôle de tout ce qui se passait Quand je suis revenu a moi je ne pouvais meme pas me lever le petit doigt tellement j’etais epuise Mais je me souviens tres bien de ce couloir et je me vois . J’etais comme une fleche qu’on lance a toute vitesse. Je ne sais pas ce que vous en penserai mais je crois qu’il faut vivre ca pour savoir que c’est or normal A vous de ??????

Merci de votre témoignage. Cela correspond à ce qui est rapporté. Mais nul besoin d’évoquer une vie après la mort pour expliquer cela.

Bonsoir Louiselle

Je lis actuellement…Les tournants de la vie…de Louise L. Hay,dans un extrait de ce livre,j’ai lu le témoignage d’une dame,qui tout comme vous,a vécu une NDE.

Pour cette dame,elle disait que c’était son âme qui s’élevait,pendait que les médecins tentaient de la sauver,elle a ressentit une grande paix,elle n’avait plus peur. Dans son cas,elle n’a pas vu de tunnel,mais elle se souvenait d’avoir vu des entités.

Et finalement,elle a survécu a son accouchement.

En 1978,quelques jours avant de mourir,ma mère avait vécu une NDE,elle m’avait dit que cette expérience l’avait rassuré,elle disait qu’elle ne ressentait plus l’angoisse de la mort.

Merci pour votre témoignage Louiselle

La vie apres la vie existe qu on le veuille ou non .
Après sa restera toujours la croyance ou le ressentis de chaque personne différente face au nom qui d ailleurs n es qu un mot créer : la mort. Moi je dis la mort i: infini E éternel et ceux qui y pratique ou qui ont le dons saurons ce que je veux dire ..ldela

Personnellement je crois à Einstein qui, je crois, a dit que »rien ne se crée et rien ne se perd » C’est un principe de physique mondialement accepté. A mon avis, mon corps se mêlera aux différents atomes qui forment la vie quelle qu’elle soit. Voilà ce que je crois que mon corps sera après la mort, des atomes libres de se mélanger à d’autres atomes. Mais pas dans un nouveau corps ou un
supposé paradis. Juste des atomes.

Votre commentaire montre la science comme incontournable devant le problème posé par les EFM. Pas étonnant, vous faites partie de la communauté des sceptiques. Le problème parait plus subtil. Nous avons des témoignages, des ouvrages sur les EFM écrit par des chirurgiens, des psychiatres qui confirment ce phénomène et vous continuez à expliquer les EFM par la sécrétion spontanée d’endorphine, ou phantasmes du cerveau alors que des chercheurs compétents ont éliminé le phénomène.

Je pense que ce chercheur visait simplement à mettre en évidence l’aspect subjectif de l’expérience d’EFM. Or, ce fut un échec. Il ne s’est rien passé, ou presque rien, hormis quelques émotions qu’on peut sans doute expliquer par plein de phénomènes sans rapport avec l’existence d’une vie après la mort. Voilà tout.

En octobre 1975 j’étais enceinte de 8 mois. Me sentant un peu fatiguée je me suis allongée.J’ai du m’as soupir car je me suis réveillée en regardant de haut mon corps étendu et une partie de moi se dirigeait vers un faisceau blanc. J’ai eu peur je me suis secouée et je suis revenue (ou mon esprit) dans le lit.En 1975 on ne parlait pas de ca comme aujourd’hui. J’ai raconté cela a mon mari en lui faisant jurer de ne jamais dire à quoique ce soit ce qui m’était arrive. Ca ne s’est jamais plus produit et heureusement car j’etais plus attirée vers le faisceau lumineux que le lit. C’est la peur qui a été la plus forte.