Trop de sport = Alzheimer ?

«Trop d’exercice mènerait les femmes à l’Alzheimer», peut-on lire ces jours-ci un peu partout sur le web et dans les médias. Grandes sportives, rassurez-vous: voilà encore un cas où l’on fait peur au monde en extrapolant indûment les résultats d’une étude scientifique.

L’auteure de l’étude à l’origine de cette nouvelle est la psychologue torontoise spécialiste de l’Alzheimer, Mary Tierney, du Sunnybrooke Research Institute.

La chercheure, qui s’intéresse depuis longtemps aux liens entre l’activité physique et l’Alzheimer, a questionné 90 femmes ménopausées sur leur pratique du sport depuis leurs années de collège jusqu’à la ménopause.

Puis elle leur a fait passé des tests couramment utilisés en psychologie pour évaluer la démence de manière précoce.

Les résultats de sa recherche sont présentés dans le Journal of Alzheimer Disease.

Pour ces femmes, la chercheure a trouvé une association statistique entre le résultat à certains de ces tests et la pratique d’une activité physique intense.

Voilà sa conclusion:

The associations found in the present study raise the speculation that while moderate activity may be protective, long-term strenuous activity before menopause may lower cognitive performance later in life. These results support further investigation of the effects of life-long exercise intensity on cognition in later life.

Même si vous ne lisez pas l’anglais, vous aurez certainement remarqué le mot «speculation» et l’absence du mot Alzheimer. Ce que conclut Mary Tierney de son étude, c’est qu’il est possible que sur le long terme, l’activité physique intensive avant la ménopause fasse diminuer la performance cognitive plus tard dans la vie.

Pour l’instant, on en est donc encore à de la spéculation.

On ne sait pas s’il existe autre chose que ce lien statistique établi chez cet échantillon de femmes, à partir de leurs souvenirs de pratique sportive.

Il se peut que les femmes qui font du sport intense aient des points communs, comme une vie stressante, qui fassent diminuer leurs scores à certains tests cognitifs.

Il se peut que l’étude reproduite à grande échelle ne conduise pas aux mêmes résultats.

Et jusqu’à preuve du contraire, il se peut aussi que les grandes sportives aient des résultats inférieurs à ceux des autres femmes à certains tests de mémoire… sans pour autant développer d’Alzheimer.

Le sujet mérite d’être creusé, mais pas de faire peur.

À ce stade, Mesdames, il n’y a donc pas lieu de faire une croix sur le jogging ou la natation par peur de l’Alzheimer.  Je m’en tiendrais pour l’instant au bon vieil adage populaire qui veut que les excès soient rarement bons…

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Très intéressant… tout ça… mais j’ai une question pour l’auteur? De quelle façon l’étude contrôle la fiabilité des souvenirs de ces femmes qui, selon les résultats de l’études, ont des habilités cognitives réduites (relié a leur souvenir d’avoir fait beaucoup d’exercice dans le passé)?

Comme il est reconnu (du moins socialement) que l’exercice est favorable. Il n’est donc pas complètement farfelu de croire qu’une personne, a défaut de se souvenir exactement de la quantité de sport qu’elle a pratiqué dans le passe, « exagère » un peu ces souvenirs parce que bien vu socialement, surtout durant une entrevue avec un médecin…

Voila seulement une hypothèse… il aussi possible que ces femmes « très actives » aient subit plus souvent que les autres des choques violent a la tête ou des commotions cérébrales. Un lien a déjà été établi entre les blessure a la tête et le risque plus élevé de developer une maladie dégénérative du cerveau.

Encore une fois, spéculation de ma part…!

De toute façon, si on écoute et applique à la lettre toutes les études, nous ne pourrions rien manger ni rien faire, car selon eux, tout semble nocif pour la santé!

Ce que je serais curieux de savoir est comment on en est arrivé à faire une recherche sur ce sujet.

Le croyance populaire est que la pratique du sport est positive à tout point de vue. Qu’ont vu les promoteurs de cette recherche qui leur a mis la puce à l’oreille?

Cela devait être suffisamment convaincant pour que quelqu’un accepte de financer cette recherche.

Ironiquement, la conclusion de cette recherche est qu’il faut faire plus de recherche. Voyons voir si le financement va se matérialiser.

Peut-être bien que les grandes sportives n’avaient plus assez de temps ou pas assez d’intérêt pour les activités intellectuelles qui semblerait-il stimuleraient les fonctions cérébrales comme la mémoire entre autres. Mais non, ça a été démenti, ce n’est plus le cas…Ouf! On commence à avoir peur d’avoir peur!

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