Un BAPE express

L’automne s’annonce difficile pour les quatre commissaires du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement chargés, depuis septembre, d’étudier l’industrie du gaz de schiste au Québec. Car le mandat que leur a confié le ministre de l’Environnement, Pierre Arcand, est semé d’embûches.

Gaz de schiste : un BAPE express
Photo : Annik de Carufel/RueFrontenac.com

LE TEMPS FILE

Québec avait donné 12 mois au BAPE, en 2002, pour se prononcer sur la question des mégaporcheries. Il ne lui en donne que 5 pour remettre son rapport sur le gaz de schiste. « On lui accorde moins de temps pour examiner une industrie nouvelle, que l’on connaît bien moins que celle du porc », note Paule Halley, professeure de droit de l’environnement à l’Université Laval.

 

PEU DE DONNÉES EXISTANTES

La première étude scientifique sur les conséquences environnementales de l’exploitation du gaz de schiste a été lancée en mars dernier par les autorités américaines. Ses conclusions ne seront toutefois pas connues avant… 2012, soit bien après le dépôt du rapport du BAPE.

 

JEAN CHAREST POURRA N’EN FAIRE QU’À SA TÊTE

L’État n’a pas l’obligation de suivre les recommandations du BAPE. L’an dernier, celui-ci avait approuvé le projet d’aménagement hydroélectrique sur la rivière Romaine (Basse-Côte-Nord), en suggérant qu’un autre cours d’eau de taille équivalente de la région soit protégé de toute exploitation. Québec a fait fi de cette suggestion. Dans un dossier aussi médiatisé que le gaz de schiste, ne pas tenir compte du BAPE aura toutefois un coût politique.

 

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