Un cœur mi-homme, mi-singe ?

Au printemps 2019, un chercheur japonais a reçu l’aval du gouvernement nippon pour cultiver des cellules humaines dans des embryons de souris, de rat, de porc et de mouton.

Cultiver des cellules souches humaines dans un embryon d’une autre espèce, un singe, par exemple. Permettre à un organe fait de cellules humaines, disons un cœur, de grandir à l’intérieur de cette autre espèce. Et espérer que ce cœur — ou ce foie, ou ces reins — puisse sauver la vie d’un humain en attente d’une greffe. Un mirage ? Non, décrie la communauté scientifique, qui craint les dérives éthiques.

Au printemps 2019, un chercheur japonais, qui dirige des équipes de chercheurs à l’Université de Tokyo et à Stanford, en Californie, a reçu l’aval du gouvernement nippon pour cultiver des cellules humaines dans des embryons de souris, de rat, de porc et de mouton. Puis, en juillet, le journal espagnol El País a annoncé que l’équipe de l’Espagnol Juan Carlos Izpisua Belmonte avait injecté des cellules humaines dans l’ADN d’embryons de singe.

Cette équipe, qui compte des chercheurs du Salk Institute for Biological Studies, aussi en Californie, travaille en Chine « pour éviter des problèmes judiciaires », selon le journal. Pour l’instant, ces embryons homme-singe ne sont autorisés à se développer que pendant une semaine ou deux en laboratoire, le temps d’être étudiés. En 2017, une équipe internationale avait créé un embryon homme-porc, qui a vécu quatre semaines.

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