Un espoir pour les trisomiques

Jusqu’ici, la médecine n’avait aucun traitement à offrir aux personnes atteintes de trisomie 21, anomalie génétique qui frappe un bébé sur 700 au Canada. Mais dans les laboratoires de l’Université Stanford, en Californie, l’équipe du Dr Craig Garner pense avoir réussi l’impossible pour ceux qui sont condamnés à être marginalisés par des troubles permanents du langage, de l’apprentissage, de la mémoire et de la perception de l’abstraction.

Jusqu’ici, la médecine n’avait aucun traitement à offrir aux personnes atteintes de trisomie 21, anomalie génétique qui frappe un bébé sur 700 au Canada. Mais dans les laboratoires de l’Université Stanford, en Californie, l’équipe du Dr Craig Garner pense avoir réussi l’impossible pour ceux qui sont condamnés à être marginalisés par des troubles permanents du langage, de l’apprentissage, de la mémoire et de la perception de l’abstraction. Elle a découvert qu’une simple molécule, le pentylénététrazol (PTZ), pouvait réduire certains de ces symptômes.

Les chercheurs ont fait boire quotidiennement à des souris trisomiques du lait dans lequel ils avaient introduit le fameux PTZ. Après deux semaines à peine, les souris ont commencé à reconnaître de nouveaux objets, à mieux réussir les tests d’apprentissage et à retrouver plus rapidement leur chemin dans un labyrinthe.

Le PTZ bloque l’action d’une substance produite en quantité excessive par l’organisme des personnes trisomiques, le GABA, qui atténue l’activité des neurones intervenant dans le processus d’apprentissage. Le PTZ était prescrit aux États-Unis jusque dans les années 1950 afin de stimuler le système nerveux de patients souffrant de dépression ou de psychose. Le médicament provoquait toutefois des crises d’épilepsie. Il s’agit donc, pour l’équipe du Dr Garner, de mieux comprendre le mécanisme d’action et les effets indésirables du PTZ ainsi que de trouver le dosage approprié.

La découverte a fait sensation dans la communauté médicale, même si la route est encore longue avant que les chercheurs puissent prouver que le PTZ fonctionne aussi bien chez les humains que chez les souris. Au moins sait-on à présent qu’il existe des pistes pour améliorer les conditions de vie des trisomiques.

Du tabac dans les gènes

Voici un nouvel avertissement qu’on devrait imprimer sur les paquets de cigarettes : le tabagisme peut altérer le fonctionnement de vos gènes de façon irréversible. Les chercheurs du Centre de recherche sur le cancer de Colombie-Britannique ont observé que, même chez d’anciens fumeurs, des gènes jouant un rôle dans la réparation des voies respiratoires et dans la lutte contre le cancer du poumon restaient désactivés de façon permanente. Ce phénomène pourrait expliquer pourquoi les ex-fumeurs courent un plus grand risque d’être touchés par un cancer du poumon que le reste de la population.

Mauvaise nouvelle

Regarder trop souvent la télévision pendant l’enfance nuit à la capacité de concentration à l’adolescence. Des chercheurs néo-zélandais ont suivi plus d’un millier d’enfants sur une période de 13 ans. Ceux qui avaient passé plus de temps devant le petit écran entre l’âge de 5 et 11 ans présentaient davantage de problèmes de concentration à l’adolescence et étaient plus facilement distraits. L’explication des scientifiques : à côté de l’action incessante et des changements de scène rapides des émissions de télé, la vie ordinaire et la lecture sont peu stimulantes et captent difficilement l’attention des enfants.

Techno

La bonne vieille seringue risque d’avoir de la concurrence : un timbre transdermique électronique qui administre les médicaments sans douleur. Cette technologie s’inspire de la tête d’impression des imprimantes à jet d’encre. Hewlett-Packard, spécialiste dans le domaine, travaille à ce nouvel instrument d’injection, fait de 400 petits réservoirs reliés à 150 micro-aiguilles et mesurant 2,5 cm de côté sur 3 mm d’épaisseur. Les réservoirs pourraient contenir des médicaments aujourd’hui injectés par seringue. Leur contenu serait diffusé à travers la peau de la même manière que l’encre est projetée sur le papier. Une puce électronique contrôlerait les dosages afin de gérer l’administration de plusieurs médicaments à différents moments du jour ou à des intervalles réguliers. L’entreprise prévoit les premières applications vers 2010. On entend déjà les soupirs de soulagement des patients…

MOT D’ACTUALITÉ

Stimulation magnétique transcrânienne

La stimulation magnétique transcrânienne (SMT) éveille de grands espoirs chez les neurobiologistes, qui espèrent grâce à elle pouvoir un jour traiter sans médicament la dépression, la migraine ou même le stress post-traumatique. On sait que le cerveau fonctionne à l’électricité et que les neurones communiquent entre eux au moyen de petites décharges. La SMT permet d’interférer avec ces communications. Il suffit d’exposer certaines zones bien choisies du cerveau à des champs magnétiques pour arrêter, intensifier, bref, modifier l’activité cérébrale. Des scientifiques rêvent même de donner du bonheur sur demande ou de provoquer de super-siestes extraordinairement efficaces !

Cliquez santé

Ponctualité, compétence et gentillesse. C’est à partir de ces trois critères que le site Web www.ratemds.com invite les internautes à évaluer les médecins et les spécialistes de la santé. On peut aussi y consulter les commentaires de patients sur l’un ou l’autre des 10 200 professionnels de la santé répertoriés au Québec. Malheureusement, pour le moment, le site est seulement consultable en anglais…

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