Un gène du meurtre

« Ce n’est pas moi, monsieur le juge, ce sont mes gènes. »

Photo : iStockphoto

C’est à peu près l’argument qu’a invoqué pour sa défense Abdelmalek Bayout, qui a admis avoir poignardé un homme à mort en
2007, lors d’une bagarre à Udine, en Italie. Le meurtrier avait déjà été condamné à neuf ans de prison par un tribunal de première instance. Le juge Pier Valerio Reinotti, de la Cour d’appel, vient toutefois de réduire sa peine d’un an. Raison : Bayout aurait une «vulnérabilité génétique» le prédisposant à des comportements violents lorsqu’on le provoque. Or, sa victime l’avait traité de «pédé» avant que la bagarre éclate.

La communauté scientifique a vertement critiqué la décision, rappelant qu’il n’y avait aucun consensus sur l’existence de gènes de la criminalité. La décision a été portée devant la Cour de cassation, l’équivalent de la Cour suprême en Italie.

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