Un mouchard à l’hôpital

 

Photo : iStockphoto

L’hôpital est parfois un très bon endroit pour attraper une infection. Un des vecteurs de transmission : les infirmiers ou médecins qui, trop pressés ou un peu distraits, passent d’un patient à l’autre sans se nettoyer les mains. Malgré l’omniprésence des distributeurs de gel antiseptique.

Pour diminuer les risques d’infections nosocomiales, certains hôpitaux s’étaient résignés à recourir à des « policiers de la main propre », qui surveillaient de visu l’hygiène du personnel soignant. Ruineux. Et très efficace… aussi longtemps que le surveillant était en vue.

Des épidémiologistes et informaticiens de l’Université de l’Iowa viennent de trouver mieux. Ils ont équipé chaque distributeur de désinfectant d’un dispositif capable de communiquer avec un insigne fixé au vêtement du médecin ou de l’infirmier. Le distributeur envoie un signal à l’insigne chaque fois que la personne l’utilise. L’insigne comptabilise et chronomètre chaque lavage de mains, puis envoie les données à un système central ! Selon des spécialistes, le système, peu coûteux et très fiable (il reconnaît la personne qui entre dans une chambre dans près de 100 % des cas…), aurait aussi le pouvoir miraculeux de rafraîchir la mémoire du personnel soignant.

 

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