Un second vaccin pour éviter le pire

Faudrait-il mieux vacciner les personnes à risque contre le pneumocoque, pour leur éviter les complications mortelles de la grippe A (H1N1) ?

Photo : Jacques Boissinot/PC
Photo : Jacques Boissinot/PC

Des experts des Centers for Disease Control américains posent la question après avoir examiné le tissu des poumons de 77 personnes décédées de cette grippe pandémique aux États-Unis de mai à août 2009. Dans le tiers des cas, ils y ont trouvé les traces d’une infection bactérienne potentiellement fatale, due la moitié du temps à des pneumocoques.

Jusqu’à présent, on pensait que les pneumonies provoquées par des pneumocoques étaient plutôt rares avec le virus A (H1N1), alors qu’on sait qu’elles ont probablement causé une part importante des décès lors de la pandémie de grippe de 1918. La plupart des personnes décédées de ces pneumonies après avoir attrapé la grippe A (H1N1) étaient considérées comme des personnes à risque de contracter de telles infections, alors qu’il existe un vaccin pour les en protéger.

Au Québec, le vaccin contre le pneumocoque est conseillé (et gratuit) pour les groupes à risque : les moins de 4 ans ou les plus de 65 ans, et les gens de tous âges qui ont une rate absente ou déficiente, un implant cochléaire, le diabète, un cancer, une maladie chronique du cœur, des poumons ou des reins, ou encore un système immunitaire affaibli. Bien des Québécois à risque font pourtant l’impasse, par peur ou par négligence, sur ce vaccin très sûr : seuls 44 % des plus de 65 ans, par exemple, sont vaccinés. C’est le moment de se mettre à jour !

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