Un toit et sa membrane

Ce matin, sur le toit du triplex Le Soleil, des ouvriers, torche en main et cigarette au bec, étaient occupés à poser la membrane isolante. Comme les torches jetaient leurs longues flammes dans toutes les directions, je ne me suis pas attardé…

Aucune odeur d’asphalte chauffé n’empestait le quartier: le toit n’était pas couvert du traditionnel mariage goudron et pierre concassée, mais bien d’une membrane de polymère étanche collée directement sur le contreplaqué. Cette membrane arrive par rouleaux d’environ un mètre de largeur, que les ouvrier déroulent et collent sur toute la surface du toit en les chauffant pour les assouplir.

Le procédé n’est pas nécessairement plus écologique. La membrane est faite à partir de pétrole. Par contre, comme il n’y a pas de gravier, on a évité les émissions de gaz à effet de serre causées par la machinerie dans la carrière de pierre et par le transport du gravier entre la carrière et le chantier.

La membrane posée sur le triplex est gris pâle. Elle a comme avantage de moins absorber les rayons du soleil qu’un toit noir. Elle contribue donc moins au réchauffement de la ville. Il existe aussi des membranes de toit en propylène blanc qui non seulement n’absorbent pas les rayons du soleil, mais les réfléchissent. C’est la dernière tendance en toiture écolo. Je vous en reparlerai bientôt.

Dans le cas du triplex Le Soleil, il est vrai que la couleur de la membrane a peu d’importance, puisqu’il sera presque entièrement couvert d’une terrasse de bois, elle-même cachée du soleil par les panneaux photovoltaïques. Par contre, le fait de ne pas utiliser de gravier a l’avantage d’alléger la toiture de quelques tonnes. Un aspect à ne pas négliger, lorsqu’on installe sur un toit des panneaux solaires qui pèsent déjà plusieurs tonnes…

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