Un triplex étanche comme un sous-marin

Les tests d’infiltrométrie sont sans équivoque : l’attention portée à l’étanchéité du triplex Le Soleil, lors de la construction de la structure, a porté ses fruits.

Les données recueillies jeudi dernier ont même déjoué le logiciel des ingénieurs de la firme montréalaise Patenaude-Trempe. Les mesures des fuites et des infiltrations d’air étaient si faibles que le logiciel a refusé de les traiter, indiquant qu’il y avait erreur. Les ingénieurs ont dû reprendre les tests, après avoir recalibré leur équipement.

Résultat final :  0,5 changement d’air à l’heure. Ce qui fait de ce triplex l’un des immeubles les mieux isolés que Gilles Couture, l’ingénieur responsable de l’application de ces tests, ait vus jusqu’à maintenant.

À titre comparatif, pour un bungalow construit pendant les années 1960, on peut normalement compter entre 4,5 et 6 changements d’air à l’heure. Dans le cadre de son programme Novoclimat, qui vise à augmenter l’efficacité énergétique des résidences, Hydro-Québec vise un maximum de 2,5 changements d’air à l’heure.

«À 0,5, c’est encore mieux que ce qu’on espérait», lance le constructeur Robert Deschamps. Cet adepte de la construction écolo est soulagé par ce résultat pour deux raisons. D’abord, le triplex Le Soleil produira sa propre énergie, il est donc impératif qu’il soit isolé de façon exceptionnelle. Puis, comme on a promis aux futurs propriétaires qu’il n’auraient aucuns frais de chauffage (et de climatisation), la seule façon d’y arriver était de réduire au minimum les pertes de chaleur.

L’infiltrométrie mesure le nombre de changements d’air à l’heure, c’est à dire le nombre de fois que la totalité de l’air à l’intérieur d’un édifice est regénéré, par les fuites et les infiltrations d’air causées par les fissures, les défauts dans les joints d’étanchéité des fenêtres et l’isolation en général. Plus la donnée obtenue est faible, mieux c’est.

Le test d’infiltrométrie se fait en deux étapes. La première consiste à augmenter la pression d’air à l’intérieur d’un édifice – à l’aide d’un ventilateur – et à mesurer la vitesse à laquelle cette pression se rééquilibre avec celle de l’extérieur. On mesure alors les fuites d’air. Pour le second, on fait plutôt le vide à l’intérieur de la structure, afin de mesurer, cette fois, les infiltrations d’air.

Bref, personne ne va geler des pieds, l’hiver, dans ces condos !

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