Un vaccin contre les dépendances

Après nous avoir protégés de la variole, de la grippe et d’autres infections virales, les vaccins pourront-ils nous prémunir contre la dépendance à l’alcool, aux drogues ou à la cigarette  ? Une toute nouvelle génération de vaccins fort attendus est en effet en voie de bouleverser les méthodes de désintoxication. L’idée, dans l’air depuis plusieurs décennies, semble maintenant réalisable.

Après nous avoir protégés de la variole, de la grippe et d’autres infections virales, les vaccins pourront-ils nous prémunir contre la dépendance à l’alcool, aux drogues ou à la cigarette  ? Une toute nouvelle génération de vaccins fort attendus est en effet en voie de bouleverser les méthodes de désintoxication. L’idée, dans l’air depuis plusieurs décennies, semble maintenant réalisable. En particulier grâce à une expérience phare menée à l’École de médecine de l’Université Yale, au Connecticut, où des chercheurs ont réussi à « immuniser » des cocaïnomanes contre… la cocaïne  !

Ce vaccin agit de la même manière que les vaccins traditionnels qui protègent les enfants de la varicelle ou de la polio. Il force la production d’anticorps destinés à se fixer sur des molécules spécifiques, dans ce cas-ci la cocaïne. Une fois liée aux anticorps, la molécule de cocaïne, devenue trop grosse, ne peut plus traverser la barrière hémato-encéphalique qui entoure le cerveau  ; elle ne peut donc plus s’y rendre et produire ses effets.

D’autres expériences sont en cours, notamment sur le tabac et la métamphétamine. Pour le moment, toutefois, on est encore loin de pouvoir traiter les dépendances au moyen d’une injection toute-puissante. Dans l’expérience menée à l’Université Yale, les scientifiques ont dû, sur une période de 12 semaines, faire cinq injections aux sujets. Après la vaccination, ceux-ci ne ressentaient plus les effets stupéfiants de la drogue et beaucoup ont été libérés de leur dépendance. Mais il faudra toujours une bonne dose de motivation aux accros qui veulent décrocher.

Conseil santé

Pour maintenir son poids, mieux vaut s’en tenir au bon vieux sucre blanc de canne ou de betterave. En effet, le fructose — naturellement contenu dans les fruits — pourrait avoir un effet pervers  : puisqu’il est moins cher que les autres sucres et deux fois plus sucrant, on le trouve en quantité importante dans la plupart des aliments préparés et des boissons sucrées. Or, les dernières études indiquent qu’il est aussi important de limiter la quantité de fructose ingérée chaque jour que la quantité de calories. C’est que le glucose — le bon sucre — est utilisé en tant que réserve énergétique pour nos muscles et notre organisme, alors que le fructose est métabolisé très rapidement pour être soit consommé directement par notre corps, soit stocké sous forme de graisse. En outre, d’autres études récentes révèlent que le fructose augmente le risque de souffrir de maladies cardiovasculaires et de diabète. Une règle d’or tient donc toujours  : bien lire les étiquettes, particulièrement celles des aliments préparés. Les sucres à haute teneur en fructose s’y cachent sous les noms d’inuline, d’isoglucose, de sirop de tapioca, de maïs ou d’agave.

Freiner l’alzheimer

Un nouveau traitement qui ralentit considérablement l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer pourrait être offert en pharmacie dès 2012. Rember, mis au point à l’Université d’Aberdeen, en Écosse, vient en effet de passer avec succès les essais cliniques de phase deux menés sur 320 personnes, étape critique pendant laquelle on détermine les doses optimales et évalue les effets secondaires du médicament. L’étude conclut que Rember, pris trois fois par jour pendant 50 semaines, réduit de 81 % la progression de la maladie. Le médicament passera en phase trois en 2009. Les scientifiques évalueront alors son efficacité sur des milliers de participants.

Cliquez santé

Vous projetez de vous envoler vers une destination exotique  ? Jetez un coup d’œil au nouvel outil de la famille Google, HealthMap, une carte mondiale des alertes épidémiques  : nouveaux virus, salmonelles, grippe aviaire, tout y est. Le programme passe au crible les textes de Google Actualité, de l’Organisation mondiale de la santé, des agences de santé publique, des forums de discussion, entre autres. Il affiche les nouveaux cas d’infection et les alertes sur une carte conviviale. Même s’il est assez facile à utiliser pour le grand public, le site s’adresse avant tout aux spécialistes de la santé publique qui traquent les épidémies.

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