Une marée noire… en Alberta ?

Le premier ministre Steven Harper pourrait profiter de sa visite en Europe ces jours-ci pour s’acheter le dernier numéro du Monde diplomatique, qui dresse un sombre portrait des impacts de l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta : un massacre écologique qui, dit-on, revient à échapper dans l’environnement l’équivalent d’une marée noire par an !

Vrai ou faux ?

>> ATTENTION : LISEZ LA MISE À JOUR DE CE BILLET <<

Pour avancer cette idée, le journaliste du Monde diplomatique s’est basé sur une étude publiée en décembre 2009 dans les réputés Proceedings of the National Academy of Sciences par l’équipe de David Schindler, professeur à l’université de l’Alberta à Edmonton et spécialiste reconnu de l’écologie de cette région.

Selon cette étude, en 2008, les installations d’extraction des sables bitumineux ont envoyé dans l’atmosphère pas moins de 34 000 tonnes de particules contenant essentiellement du bitume, qui sont retombées dans un rayon de 50 km autour de ces usines.

34 000 tonnes par an, c’est beaucoup. Cinq fois plus que ce que dit l’industrie des sables bitumineux, et largement assez pour justifier une réglementation nettement plus sévère.

Mais ce n’est quand même pas comparable aux 800 000 litres de pétrole qui s’échappent chaque jour dans le golfe du Mexique ! Ni aux 41 millions de tonnes déversés en Alaska par l’Exxon Valdez !

Gageons cependant qu’un tel rapprochement n’aidera pas Stephen Harper à convaincre ses partenaires européens des bienfaits du pétrole albertain, ni de la justesse de ses opinions au sujet des changements climatiques

Laisser un commentaire

Comment comptez-vous ? Une fuite de 800 000 l de pétrole, avec une densité de 0.8, ça ne fait « que » 640 tonnes, par jour. 34 000 tonnes, à ce compte-là, c’est 53 fois 800 000 litres. La marée noire dans le Golfe du Mexique ayant produit ses effets dévastateurs en beaucoup moins de 53 jours, il semble donc parfaitement pertinent d’établir cette comparaison. De fait, même en partant des chiffres (minorés) avoués par l’industrie, on atteindrait cette conclusion : chaque année, selon ces chiffres, c’est l’équivalent de 11 jours de la fuite actuelle au large de New Orleans qui pleut sur un rayon de 50km.

Harper n’est pas au pouvoir pour les citoyens, pour l’écologie ou quelque chose de bien pour l’harmonie.
Non Harper est au pouvoir pour servir les corporations, les banques et les pétrolières.

Et de tenir la population dans l’esclavage.

Bonjour,
étant l’auteur de l’article en question, je vous renvoie à la source que vous citez dans l’article, où l’on peut lire:
« If deposition rates are constant throughout the year, the estimated
annual release of PAC is now 1,200 kg associated with 1,800 T
of bitumen particulates, and another 500 kg of dissolved PAC. This
amount of bitumen released in a pulse would be equivalent to a
major oil spill, repeated annually. »

Mme Borde,

40 ou 41 mille tonnes et non pas 41 millions.

Il n’y avait que 180 milles tonnes à bord. L’Exxon Valdez avait un déplacement de 214 862 t.

Bon soir!

@Yvon Fleurent

Elle voulait dire 42 millions de litres de brut qui furent déversés par l’Exxon Valdez. Cela vous paraît-il plus acceptable ? Plus joli ? Moins dégueulasse ?