Une truite record… génétiquement modifiée?

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Depuis quelques jours, les mordus de pêche argumentent pour savoir si le pêcheur qui a capturé une truite de 48 livres dans le lac Diefenbaker, en Saskatchewan, a le droit de revendiquer le record mondial de la plus grosse truite jamais pêchée. C’est que la bête fait probablement partie du demi-million de poissons triploïdes échappés de la pisciculture Cangro Fish Farm (aujourd’hui Wild West Steelhead) en avril 2000. Le record est pour l’instant détenu par une truite pêchée en 2007… dans le même lac.

La plupart des poissons sauvages sont, comme les humains, diploïdes, ce qui signifie que leur patrimoine génétique est formé de paires de chromosomes, l’un venant de leur père, l’autre de leur mère. Les individus triploïdes, eux, ont trois exemplaires de chaque chromosome.

En soumettant les oeufs de truite à un choc thermique ou à une pression élevée, on peut engendrer des truites exclusivement triploïdes et femelles, qui présentent deux avantages pour les éleveurs: d’abord, elles grossissent plus et plus vite, ensuite, elles sont stériles (d’où un moindre risque de contamination des espèces naturelles quand il y a des fuites…).

Dans la nature, la triploïdie est rare, mais elle existe, et c’est pour cette raison que les poissons triploïdes ne sont pas considérés comme des OGM. Alors, record ou tricherie génétique?

En 2007, les aquaculteurs du Canada ont produit près de 5 000 tonnes de truites, une quantité qui diminue régulièrement depuis plusieurs années.

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Depuis quelque temps des fédérations de pêche du sud de la france,préparent psychologiquement les pêcheurs a accepter l’introduction de truites triploides dans les rivières pyreneennes pour faire revenir les pêcheurs qui se font de + en + rares,vu l’état de nos rivières!
Cette introduction ne fait-elle pas prendre de sérieux risques aux 40% de truites autochtones qui sont encore présentes dans ces eaux ?

Si elles sont incapables de se reproduire alors il n’y a pas trop de problême…
À moins biensûr qu’à cette grosseur elle se mettent à consommer les ressources alimentaires des autres, ou à pondre des oeufs stériles qui leureront les mâles en période de fraye…