Vente de Potash Corp: quel avenir pour la potasse ?

Le gouvernement Harper devrait annoncer aujourd’hui s’il autorise la vente de Potash Corp au groupe anglo-australien BHP Billiton.

Le Canada a-t-il gros à perdre en cédant cette compagnie à des intérêts étrangers ?

La réponse se trouve dans ce rapport (pdf en anglais)  de 2008 de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), qui tente d’établir quels seront les besoins en fertilisants dans le monde d’ici 2030.

Selon ses auteurs, la demande en engrais va continuer d’augmenter, notamment parce que les sols sont de plus en plus affaiblis en nutriments par l’agriculture intensive. Les cultures destinées à la fabrication de biocarburants sont aussi très gourmandes, ce qui pousse la demande à la hausse.

Pour pousser, les plantes ont essentiellement besoin de trois éléments chimiques: de l’azote (N), du potassium (K) et du phosphore (P).

En étudiant la demande dans 182 pays, les spécialistes de la FAO estiment que, de 153,8 millions de tonnes en 2005, la demande mondiale en ces trois nutriments va passer à 187,7 Mt en 2015 puis 223,1 Mt en 2030.

Pour le potassium, la demande va passer de 26,6 Mt en 2005 à 28,5 Mt en 2015 puis 32,8 Mt en 2030.

La potasse est le principal minerai source de potassium. Environ 93 % de la potasse sert à fabriquer des engrais.

Même si le potassium est un éléments abondant sur Terre, l’industrie de la potasse est concentrée en une douzaine d’endroits dans le monde.

La Saskatchewan possède d’énormes réserves de chlorure de potassium, exploitée principalement par la compagnie Potash Corp, créée par le gouvernement de la province en 1975 puis privatisée en 1989.

Potash Corp produit aujourd’hui le cinquième de la potasse mondiale, ainsi que de grandes quantités de phosphate, d’ammoniac et d’urée (sources des éléments P et N).

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