Voiture électrique: des ambitions irréalistes

Le gouvernement du Québec a dévoilé cet après-midi son plan d’action 2011-2020 sur les véhicules électriques.

Québec vise 118 000 voitures électriques ou hybrides branchables vendues en 2020, ce qui représenterait 5% du parc automobile total.

Un excellente idée… qui me semble malheureusement totalement irréaliste!

Aux États-Unis, le président Obama a lui aussi annoncé, en janvier dernier, des cibles pour l’implantation de ces véhicules.

Objectif : un million de voitures électriques ou hybrides branchables  sur les routes américaines en 2015 (document pdf en anglais)… soit environ 0,4% de la flotte automobile actuelle, selon mes calculs.

Je ne vois pas comment avec seulement cinq ans de plus Québec pourrait faire plus que dix fois mieux que les États-Unis, qui comptent d’innombrables centres de recherche sur ces véhicules, plusieurs fabricants et  des projets déjà bien implantés dans certaines régions de la Californie et du Texas.

Sans compter que plusieurs spécialistes comme Marc Tapenning, président de la compagnie pionnière Tesla Motors jugent déjà l’objectif américain beaucoup trop optimiste!

En 2009, le Département de l’énergie américain a accordé 2,4 milliards de dollars à 48 projets de recherche sur la voiture électrique (liste en pdf en anglais).

Dans son plan, Québec prévoit consacrer 40 millions à la recherche et à l’innovation… soit 600 fois moins que l’administration américaine! Ça va être difficile d’ariver à faire 10 fois mieux…

Qui plus est, jusqu’à présent, on ne peut pas dire que les initiatives québécoises en la matière soient très glorieuses.

L’abandon du développement du moteur roue par Hydro-Québec dans les années 1990 était une erreur monumentale que la société d’État n’a pas compensé par des projets ultérieurs vigoureux.

Le «tournant déterminant dans la mobilité durable», annoncé en grande pompe par le gouvernement en 2008 est aussi un flop complet, alors que les deux compagnies qui devaient développer des véhicules électriques à basse vitesse dans le cadre d’un projet pilote n’ont pas survécu.

Pourtant, je vous promets que j’aimerais bien y croire…

Laisser un commentaire

Ça Mme borde c’est une petite bière chaude pour endormir le petit peuple.

Quant à l’abandon du moteur roue c’est certainement une fraude.

Ce n’est pas au gouvernement à se mêler de voitures! Quand ce sera avantageux de se promener en voiture électrique au Québec plutôt qu’en voiture conventionnelle, le système s’implantera de lui-même avec des gens qui y verront un profit à faire et des utilisateurs qui le demanderont. En attendant, c’est simplement un autre gaspillage d’argent pour qu’ils puissent se dire « verts ».

Bonjour Madame Borde,

Là, je vous suis pas, vous faites une corrélation entre le niveau d’investissement en RD et l’Achat de véhicule par les Québécois? Mais, il n’y a pas de lien. Les investissements en RD visent à positionner le Québec dans l’éventuelle économie mondiale de la voiture électrique.

Je suis d’accord avec vous pour dire qu’il est très peu réaliste que le Québec atteigne des objectifs plus élevés que les USA, mais cela n’a rien à voir avec le niveau d’investissement en RD du Québec.

Ce qui pourrait influencer, c’est des subventions massives aux consommateurs, et ça, c’est un autre débat!

Il y a 3 problèmes avec les véhicules électriques :

1 – le coût, ça va prendre un prix de l’essence très élevé pour compenser l’achat du véhicule.
2 – Les batteries : ça prend des batteries qui peuvent contenir plus d’énergie dans moins de poids.

3 – LE temps de recharge, en ce moment le temps de recharge se compte en heures, il faudra des installations performantes pour permetre aux genre de recharger le véhicule dans un temps raisonnable.

Slaquez un peu avec le moteur-roue, les moteurs électriques actuels d’autres compagnies sont aussi très performants. Et ce n’est pas à cause du moteur-roue que la capacité des batteries est insuffisante. Si vous ne connaissez rien à la technologie, il serait préférable de ne rien dire.

Au début des années 1990, alors que j’accompagnais Jacques Parizeau lors d’une visite du centre de recherche d’Hydro-Québec, j’ai eu le plaisir de rencontrer les inventeurs et concepteurs du fameux moteur-roue qui devait révolutionner le marché des voitures électriques. Il y avait là aussi pour nous recevoir des chercheurs forts enthousiastes qui s’affairaient à mettre au point des batteries légères et très performantes pour alimenter le tout. Je me souviens avec quelle fierté tout ce beau monde parlait de leurs trouvailles et de l’avenir faramineux de leurs inventions. Jacques Parizeau jubilait, les visiteurs s’intéressaient, gloussaient et s’imaginaient déjà au volant d’une voiture électrique rutilante et ultra-silencieuse munie de moteurs-roue. Quelques années plus tard, malheureusement ou curieusement, Hydro-Québec a vendu la technologie qu’elle avait développée à grands frais et on n’en a plus jamais entendue parler. Alors quand j’entends cette promesse de Jean Charest qui voit déjà des bornes de chargement électrique dans toutes les stations de service, je ne peux m’empêcher de ricaner, sinon de m’esclaffer. Le marché de l’automobile dans le monde n’a rien à cirer des projets grandioses sortis de l’imaginaire du Québec. On a suffisamment rêver.

Bonjour Mme Borde,

Il faut lire entre les lignes car le plan inclue les véhicules légers pour passagers (transport collectif) donc, les rames de métro, les autobus hybrides, et l’électrification des trains de banlieue sont incluses dans ce plan. À cela, il faut ajouter les véhicules de services des sociétés de transport. http://www.mrnf.gouv.qc.ca/presse/ve_annexe4.pdf

Je ne serais pas surpris que les différents paliers de gouvernements (fédéral, provincial et municipal) opérant à l’intérieur du Québec atteignent à l’horizon 2020 cet engagement. Pour ce qui est des automobiles électriques personnelles (privés) assurément que leur nombre ne sera pas de 5% du parc automobile privé Québécois mais il sera supérieur à 2-3% selon moi. Car il ne faut pas oublier la spécificité du Québec en ce qui concerne les véhicules compact et sous-compact. Le Québec étant la province où la proportion de ces véhicules est la plus élevée. Dernier point, l’augmentation du coût de l’essence fera en sorte que bien des utilisateurs se tourneront vers l’électrique car le coût plus élevé à l’achat sera compensé par un coût bien moindre d’utilisation.

Gilbert Duquette
Témiscouata sur le Lac.

Les inventions germent toutes d’un rêve ou d’une idée saugrenue, faut juste avoir le courage d’emprunter les chemins jamais explorés. Le problème est dans la batterie et les nouvelles de l’IREQ sont que des progrès importants ont été fait dans ce domaine. On n’a qu’à se rappeler la découverte de la « giant magneto resistance » qui permet aux disques durs des capacités toujours croissantes. Une décourverte est toujours possible qui pourrait décupler les capacités des batteries et l’IREQ semble être un des leaders dans le domaine.

L’auto électrique était une chimère en 1995 avec un baril de pétrole à $12 … Je comprend Hydro d’avoir abondonné le développement d’une auto électrique, avec les fermetures de GM Ste-Thérèse et de Hyundai, le Québec n’a aucun base manufacturière sur son territoire. Alors Hydro s’est concentré sur les composantes (moteur et la batterie), ce qui se justifiait pleinement car après 17 ans la technologie tout électrique est encore à l’étape des essais routiers.

Hydro doit agir prudemment car toute initiative de sa part engendre un tsunami dans l’opinion publique (barrage, thermique, ligne de transport,tout y passe). Alors le gouvernement se doit d’avancer à petits pas avec une opinion opposée à toute initiative et c’est ce qu’il fait pour ne pas froisser l’immobilisme québecois. A voir les réactions du PQ et des verts, j’en conclut que le gouvernement Charest va dans la bonne direction.

Les éoliennes, le gaz de schiste, Old Harry, autant de projets grandioses lancés dans l’improvisation et le tape-à-l’oeil typiques de l’administration Charest qui s’imagine que le bon peuple va tout gober sans poser de questions. La voiture électrique est dans la même veine. Que de temps et d’énergie gâchés! C’est à se demander si on pourra un jour s’en relever…

En ce qui me concerne, je ne suis pas d’accord que le gouvernement remettre des sommes d’argent en subvention à partir des impôts que je paie ou que l’on paie.

Lors de la conférence de presse à l’annonce de l’illusion de l’auto-électrique un journaliste a demander à Normandeau si elle s’en procurera une.
Elle a répondu puisqu’elle demeure en Gaspésie, les piles n’ont pas l’autonomie pour une grande distance (faites ce que je vous dis, pas ce que je fais) ….en plus par temps froid l’autonomie perd encore puisque les appareils de chaleur rense la pile encore plus vulnérable.

Donc n’achètons pas une auto laquelle on se déplacera pour aller à l’épicerie en été …pis en ville au cas de panne…..Si tu en veux une auto achètes-en une mais pas de subvention entre 40 et 50 milles à ce qu’on dit.

Nous avons un gouvernement qui lance des pétards mouillés à propos de tout et de rien pour compenser sa popularité, son refus d’une enquête sur le construction, ses scandales à répétition mais moi les subventions pour l’auto-électrique ça ne faisait pas parti de son programme alors les folies c’est assez…..surtout la même qui a dit que les pets de vaches étaient pire pour le co2 que les gazs de schiste….c’est assez les folies….3 fois qui revient avec le plan nord pis y’é même pas foutu de lever la première pelletée de terre et de faire un échéancier…..la route 30, le chum, le plan nord, la voiture électrique pis j’en passe….illusions!

Pour tous ceux qui,comme moi,habitent la banlieu et commencent leur journee de travail a 5-6h du matin au centre-ville(encore pire,de nuit)et qui de ce fait,ne peuvent dependre du transport en commun a 100% tout en etant contre les energies
fossiles…Vous me voyez venir? Nous sommes en droit d’exiger des voitures electriques et c’est
URGENT qu’elles soit ‘abordables’ et non un luxe
Qu’est ce que font nos gouvernements sur la question?Ils dorment au gaz!!

Le gouvernement a refusé de mettre de l’argent dans le moteur roue. Un investissement non rentable disait-il alors. Pourtant, cet investissement avait le potentiel de créer un nouvelle industrie au Québec. Les retombées auraient été toutes québécoises.

Cela rejoint la philosophie de la droite conservatrice: Cela ne relève pas du Gouvernement de développer l’économie. Cela relève du privé. Mais, où était le privé???

Aujourd’hui, le Gouvernement vient de trouver $250 millions pour encourager l’achat de véhicules électriques. Il s’agit carrément d’une subvention à l’industrie automobile (par l’intermédiaire des consommateurs).

Or, l’industrie automobile n’est pas très présente au Québec, n’est-ce pas. Les retombées de cet investissement seront quasiment nulles pour les québécois.

Serait-ce trop demander que le Gouvernement subventionne des projets qui produiront des retombées significatives au Québec?

Parfois, je me demande si notre Gouvernement n’a pas été victime de hijacking!

Les plus populaires