Société

Plumes amérindiennes et inuites

Cris, Attikameks, Hurons… Bien des auteurs amérindiens et inuits ont choisi le français comme langue principale d’écriture. (Document réalisé en collaboration avec Daniel Chartier, directeur d’Imaginaire du Nord, le laboratoire international d’étude multidisciplinaire comparée des représentations du Nord de l’UQAM.)

Ils sont peu connus, mais cet état des choses est appelé à changer, pour autant qu’une place grandissante soit accordée à la diffusion de la littérature amérindienne francophone. Voici quelques ouvrages à découvrir.

Mots de neige, de sable et d’océan : littératures autochtones

Sous la direction de Maurizio Gatti, Éditions du CDFM, 2008.

Ce recueil rassemble les textes d’auteurs autochtones de partout à travers le monde: Algérie, Maroc, Québec, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie. Le site Web de l’organisme Terres en Vues vous propose d’en lire ou d’en écouter des extraits :

À l’abri des échos et Je me souviens, écrits et lus par Jean-Louis Fontaine.

[Sans-titre] et Le gros monde, écrits par Louis-Karl Picard Sioui et lus par Sylvie-Anne Sioui-Trudel.

Mathiu Antene, en innu et Mathieu André, en français, écrits et lus par Geneviève McKenzie-Sioui.

Une et quelqu’un et Blues du 6.1, écrits par Maya Cousineau-Mollen et lus par Sylvie-Anne Sioui-Trudel.

Le compte aux enfants, Acte II, scène 2, écrit par Georges Sioui et lu par Sylvie-Anne Sioui-Trudel et Sylvain Rivard.

Aimititau ! Parlons-nous !

Collectif dirigé par la poète Laure Morali, éditions Mémoire d’encrier, 2008.

Réunis pour la première fois, 29 auteurs du Québec et des Premières Nations s’envoient des correspondances inédites. Des lettres, récits, courriels, poèmes et contes, pour rompre la solitude, ouvrir le dialogue et mieux se connaître.

Les auteurs qui ont participé à cet ouvrage sont : José Acquelin, Anne-Marie Saint-Onge André, Joséphine Bacon, Nahka Bertrand, Yves Boisvert, Denise Brassard, Domingo Cisneros, Alain Connolly, Jean Désy, Jean Duval, Violaine Forest, Jean-Pierre Girard, Louis Hamelin, Lison Mestokosho, Rita Mestokosho, Andrée A. Michaud, Isabelle Miron, N. Scott Momaday, Laure Morali, Jean Morisset, Joan Pawnee-Parent, Annie Perrault, Louis-Karl Picard-Sioui, Jean-Charles Piétacho, Roméo Saganash, Robert Seven-Crows, Jean Sioui, Guy Sioui Durand, Yves Sioui Durand.

 

Être écrivain amérindien au Québec. Indianité et création littéraire

Par Maurizio Gatti, Éditions Hurtubise HMH, 2006.

Lauréat 2007 du prix Jean-Éthier-Blais de la critique littéraire.

La littérature amérindienne francophone prend son envol au Québec , comme ailleurs dans le monde. Cet essai traite de l’identité autochtone et du passage de la tradition orale vers la fabrication et la consécration d’une littérature amérindienne en français.

Cliquez ici pour consulter la table des matières et la préface de l’essai.

 

Littérature amérindienne du Québec. Écrits de langue française

Par Maurizio Gatti, Éditions Hurtubise HMH, 2004.
Cette anthologie présente 73 textes écrits par une trentaine d’auteurs amérindiens du Québec. On y retrouve une panoplie de textes, souvent inconnus: contes, poèmes, récits, témoignages et extraits de romans et de pièces de théâtre. Le site Web de l’organisme Terres en Vues vous propose de lire ou d’écouter les textes suivants, extraits de l’anthologie.

Estime et Cérémonie de purification, écrits et lus par Charles Coocoo.

Tshakapesh et le brouillard, écrit et lu par André Dudemaine.

L’enlèvement et Le cri délicieux, écrits par Alice Jérôme.

Le Grand Marnier (extrait inédit de la version française de CRYOS), écrit et lu par Julian Mahikan.

Kamashikuakant kamantushitNikamu Numushum Damien Mestokosho / La lutte contre le magicien — Chanson de Damien Mestokosho, écrite et lue par Rita Mestokosho.

Tom s’en va, écrit et lu par Michel Noël.

[Inédit] 1 et [Inédit] 2, écrits par Jean Sioui et lus par Sylvie-Anne Sioui-Trudel.

Le temps des Grandes Mères, écrit et lu par Sylvie-Anne Sioui-Trudel.

Pictogrammes du 16ième !, écrit et lu par Christine Sioui Wawanoloath.

Cliquez ici pour consulter la table des matières et la préface de l’anthologie.

 

Sanaaq

Par Mitiarjuk Nappaaluk, translittéré et traduit de l’inuktitut par Bernard Saladin d’Anglure, Éditions Stanké, 2002.
L’auteure inuite Mitiarjuk Nappaaluk est née en 1931 à Kangirsujuaq, au Nunavik. Elle n’a jamais fréquenté l’école, mais elle a utilisé l’écriture syllabique pour achever le premier roman inuit, Sanaaq, dans les années 1950. Ce livre nous transporte dans l’univers des femmes inuites et de la vie de leur communauté, confrontée à la présence de plus en plus envahissante des Blancs sur leur territoire.

 

La Saga des Béothuks

Par Bernard Assiniwi, Leméac/Actes Sud, 1996.
Ce roman historique retrace les origines, la culture, le mode de vie et l’extinction de la nation béothuk, à la suite de l’arrivée des Européens. Ce livre, dernière oeuvre de l’auteur avant sa mort, reçoit le prix littéraire France-Québec Jean-Hamelin en 1997. Cet auteur à la formation multidisciplinaire est aussi le premier Amérindien à publier une oeuvre littéraire en français, largement distribuée au Québec ( Anish-nah-be. Contes adultes du pays algonkin , Leméac, 1971).

Cliquez ici pour en lire un extrait ou pour écouter la lecture du texte par Marc-André Assiniwi.

 

Corps à coeur éperdu

Par Éléonore Sioui, Éditions D’ici et d’ailleurs, coll. « Cygnes du ciel », 1992.

Andatha

Par Éléonore Sioui, Éditions Hyperborée, coll. « Bribes d’Univers », 1985.
Ces deux recueils de poèmes sont signés par Éléonore Sioui, une poétesse de la nation huronne-wendat.

 

 

 

À lire aussi…

Au nord de nos vies

Par Jean Désy, Éditions XYZ, coll. Étoiles variables, 2006.

Le Coureur de froid

Par Jean Désy, Éditions XYZ, coll. Romanichels, 2001.
L’auteur n’est pas autochtone, mais il est médecin et écrivain passioné par le Grand Nord québécois. Il a publié plusieurs romans, poèmes et récits de voyage, dont Au nord de nos vies, un recueil de huit nouvelles sur la vie des Inuits du Nunavik. Le roman Le Coureur de froid ressemble à sa propre vie, et raconte l’histoire d’un médecin qui travaille dans le Grand Nord. Un jour qu’il part à la recherche de sa fille en motoneige, il frappe un arbre et reste pris au milieu d’un désert blanc et froid.

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