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Ottawa : tant pis pour la paix !

Les temps sont durs pour les organismes canadiens qui travaillent dans la recherche et la formation destinées aux opérations de maintien de la paix.

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Photo : Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix

Les temps sont durs pour les organismes canadiens qui travaillent dans la recherche et la formation destinées aux opérations de maintien de la paix.

Le Canada a inventé le concept des Casques bleus à la fin des années 50, mais il n’investit presque plus dans la recherche et la formation destinée aux opérations de maintient de la paix.

Au cours des derniers mois, le gouvernement Harper — peu porté sur les missions de paix — a sabré les subventions accordées à plusieurs de ces organismes, dont le Centre Pearson, à Ottawa, qui perd son financement annuel de quatre millions de dollars. Ce centre, créé en 1994, formait des militaires et des civils avant leur départ en mission de paix, et menait des recherches sur les meilleures pratiques à adopter en zone de conflit.

Autre victime : le Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix, affilié à l’Université de Montréal. Cet organisme voit aussi disparaître son financement, qui était de 350 000 à 700 000 dollars par année. Les neuf employés ont été licenciés, et Jocelyn Coulon, le directeur, travaille désormais sans salaire.

Ces deux centres avaient récemment soumis plusieurs projets de recherche au gouvernement, concernant des missions dans des pays francophones comme Haïti, le Mali ou le Liban. Ottawa n’a rien financé.

Le ministère des Affaires étrangères refuse de révéler quels sont les autres organismes ou centres de recherche touchés par les compressions. Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères a simplement affirmé que «le Canada finance des résultats, pas des organisations», a dit Amy L. Mills.