2018 : l’année tannée

Oubliez la droite et la gauche ! Être tanné semble être le seul projet qui transcende les lignes de partis et les orientations politiques de nos jours. Et l’année qui se termine n’échappe pas à la règle : 2018, c’était en fait « l’année tannée ».

Photo : La Presse canadienne

Officiellement, 2018 était l’Année internationale pour les récifs coralliens. Aussi bien leur donner une année pendant qu’ils sont encore là, s’est dit l’ONU. Mais soyons réaliste : 2018, c’était en fait « l’année tannée ».

Tannée sur la scène planétaire. Tannée sur la scène locale. Tannée sur la scène personnelle.

La moitié de mon fil Facebook est une suite de dépressions et de burnout. L’autre moitié ? Une série de colères et d’indignations qui expliquent en partie l’épuisement de la première moitié.

Soit la vie nous pèse plus qu’avant, soit on a maintenant les moyens de constater que tout le monde autour de nous est dans le même état de fatigue. Pour beaucoup de gens, la vie semble à la fois lourde et longue comme un film de Bernard Émond, tout en étant vide comme un épisode de XOXO.

« L’échec du matériel », que chantait Daniel Bélanger il y a 10 ans, on y est.

Tannés, et ça a paru dans l’élection, où on nous promettait de nous réduire le niveau de tanné à grands coups de nationalisation des sandwichs au baloney dans les boîtes à lunch et de stationnements d’hôpitaux moins chers.

Le troisième lien et la fixation de la CAQ sur les autoroutes, c’est la promesse de diminuer le temps où on est tanné d’être pris dans notre voiture tout de suite, sans avoir à changer nos habitudes. Parce que c’est lourd, changer, quand on est tanné. Alors on pensera au long terme… plus tard.

Le résultat de l’élection, c’est que 2018, c’est l’année où on s’est tanné des libéraux. Pourquoi maintenant et pas durant la commission Charbonneau ?

Parce qu’être tanné de se faire avoir, c’est moins viscéral que d’être épuisé de sa matinée à faire une chaîne humaine autour de l’école de son enfant. La corruption libérale restait sur l’asphalte devant la maison. L’austérité libérale est entrée dans nos maisons.

Résultat : les Québécois se sont tournés vers les partis desquels ils n’étaient pas encore tannés. (Ça viendra bien assez vite.)

***

Dans un Québec qui a voté pour le changement, on se fâche quand même beaucoup quand on voit des politiciens ne pas faire comme les autres.

Je prédis que d’ici la fin de l’année, un grand média va publier un article dont le titre sera simplement « Catherine Dorion ». Il n’y aura aucun texte, juste une photo de Catherine Dorion. Le Québec va se déchirer autour de cet article pendant des jours. « Non, mais ça a-tu du bon sens, Catherine Dorion qui Catherine Dorion dans du Catherine Dorion ? », dira le commentateur sur Internet.

Cette polarisation extrême autour de petites niaiseries comme des souliers de députés, une chanson de Noël qui vieillit mal ou un chanteur habillé bizarre dans un gala, c’est une manière d’exprimer notre tanné, parce qu’on ne sait pas où le lancer.

Et tout ça nous mène à cette fin de 2018, alors qu’on regarde des Français exaspérés s’habiller en brigadiers scolaires et faire trembler le gouvernement. Là où ça devient fascinant, c’est que tout le monde et son frangin se reconnaissent dans les gilets jaunes.

Les coqs français déguisés en poussins sont un des symboles de la tannitude qui s’est tannée d’être tannée. Enfin.

Le mouvement a des demandes dignes du programme de Québec solidaire, tout en recevant beaucoup de sympathie des gens de droite, qui sont bien prêts à appuyer la hausse du salaire minimum et plus de taxes pour les riches si ça leur permet de voir « l’élite » se faire brasser.

Être tanné semble être le seul projet qui transcende les lignes de partis et les orientations politiques de nos jours. À gauche, on est tanné de la droite qui n’avance pas assez vite. À droite, on est tanné des niaiseries de la gauche.

Oubliez la droite et la gauche : le Québec est de position centre tanné.

Il faudra bien, en 2019, trouver quoi faire avec notre tanné. On ne peut pas être éternellement tanné. Être tanné, c’est pas une fin, c’est un début.

La frustration, c’est supposé être l’essence dans le moteur. Alors, en 2019, je nous souhaite de monter dans une voiture, tout le monde ensemble, et d’enfin rouler vers quelque part.

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22 commentaires
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Tannés de quoi au juste? D’appartenir à l’un des pays les plus libres, admirés et convoités de la planète???

Je lis, regarde et entends tout ce qui se dit de public au Canada et au Québec dans les différents medias et je crois personnellement que nous avons des « problèmes » d’enfants gâtés et nos « crises » me font penser aux colères de caniches de salon.

Quand il n’y a pas de problème, nous en inventons pour nous donner de l’importance et les medias sont terriblement responsables de cet état de fait.

Peut-être faudrait-il commencer par apprécier ce que nous avons et qui fait l’ébahissement de 99% de la planète?

Exactement, on ne fait d’un caniche de salon, un bulldog de garage !

Le chialage perpétuel des « latins » (français, italiens, espagnols, roumains et portugais) je m’en suis lassé depuis des lunes mais il tranparaît que les britanniques avec leur Brexit commence à faire partie de la « gang » alors que chez les américains (les numéros uno) avec leur Strumphvader font la risée de la planète.

Je rentre d’un voyage de deux mois en Europe dont la moitié en Angleterre où j’ai fais face à une « chicane maison » mur à mur dont je n’ai jamais assisté. Les citoyens ne savent réellement pas ce que le Brexit impliquait lorsqu’ils ont voté en faveur à 51.9%.

Les britanniques exigent un second référendum. Il est clair que l’entente entre l’EU et la Grande Bretagne ne satisfait personne et se déplace en TGV vers un mur.

Nigel Farage, le rat qui a quitté le bateau un jour après le vote sur le Brexit doit se cacher parce qu’il a reçu plusieurs menaces (ainsi que le UK independence party dont il était à la tête) ne recoivent qu’un pourcent dans tous les sondages depuis près de deux ans pour l’élection de 2019

Well, joyeuses fêtes à toutes et tous.

Il y a, de fait, tellement de mots dits en l’un des grands médias, à propos de la nouvelle députée de Taschereau, que c’en est à se demander si elle n’y serait pas (considérée) le — (nouveau) — messie.

Ou, pour l’appréhender autrement, à se demander si la question (l’obsession) du fichu, au Québec, ne (dé)voilerait pas qqch d’indécrochable pour une multitude de Québécois-canadiens-français, comme le crucifix à l’Assemblée nationale.

LA Question en est si lancinante qu’elle viendrait obnubiler une lecture exacte du factuel même. Plus tôt, cette semaine, en effet, aura-t-on pu voir «mélanger» les débuts du christianisme avec ceux de l’islam, en situant ceux-ci au début de IVe siècle.

Quoi qu’il en soit, la célébrité de l’heure, sur qui d’aucuns «s’acharnent», semble avoir un nom prédestiné. À l’ANQ, lorsqu’un/e élu/e l’est dans une circonscription ayant un nom composé, son courriel est lui-même composé, la plupart du temps, entre autres, des deux premières lettres de chacun desdits composés. Or, en faisant la même chose avec le nom même de la célébrissime députée de l’heure, celle-ci pourrait être identifiée comme suit: CaDo. On pourrait la désigner aussi par CDdT. Le dT pour ‘de Taschereau’.

Enfin, n’en sera pas moins passé sous le radar l’essentiel la concernant. Soit son allocution lors de l’avant-dernier jour de la session. Où elle avait identifié la solitude comme problème central-principal. Ce qui s’avère (presque) exact. Presque, car il ne s’agit pas du bon concept; pas du bon mot pour désigner la ‘chose’. La solitude pouvant, en maints et maints cas, en maintes et maintes circonstances et d’une multitude de façons, s’avérer souhaitable, positive. Que ce soit pour la lecture, l’écriture, la réflexion, la méditation, l’évaluation, la planification, la relaxation, la création, etc., etc. Ce qu’évoquait la députée était donc plutôt l’isolement ou l’esseulement.

Être tannée c’est un constat mais c’est dans l’action qu’il y aura des changements et non pas rester assis et croire au miracle du 3e lien.

Moi je suis tannée d’entendre parler de transport en commun car chaque fois que je me trouve à Montréal je constate que ça n’intéresse personne. Les Montréalais sont en amour avec leur char. Comment je le sais? Eh bien, lorsque je visite ma ville j’habite toujours dans un quartier près d’une ou plusieurs stations de métro. En arrivant, j’explore le quartier et savez-vous ce qui me frappe le plus en hiver? Le nombre incroyable d’abris pour autos, ces monstres blancs qui sont si moches qu’ils devraient être interdits, et qui s’ajoutent aux autres laideurs typiquement montréalaises – j’ai nommé les petits et grands bacs qui s’entassent pêle-mêle dans les parterres, et dont je suis tellement tannée que j’ai envie de payer un billet d’avion à la mairesse pour qu’elle aille voir ce qui se fait ailleurs – notamment en Espagne.

Le transport en commun « n’intéresse personne à Montréal » (hum…) sauf que le métro et les autobus sont bondés soir et matin Madame et que les institutions sont forcés d’ajouter des services régulièrement. On parle même d’allonger la ligne bleue et d’en construire une nouvelle (rose).

Les abris d’auto sont effectivement une calamité esthétique qui ont été interdits à Montréal pendant longtemps mais l’administration a finalement cédé il y a plusieurs années devant la pression des citoyens qui en avaient marre de devoir pelleter leur entrée de garage. C’est pareil partout au Québec et dans les autres provinces canadiennes et pas seulement à Montréal.

Les bacs me qui traînent désespèrent également et il devrait y avoir plus de sensibilisation auprès des citoyens qui les laissent traîner un peu partout dans nos rues et sur nos trottoirs. cependant, le recyclage des matières est important et il faut bien les mettre quelque part pour qu’elles soient ramassées.

cela va faire de la place pour de la politique autrement avec des projets différents que construire une autoroute ou rénover un centre médical.

Que dire de plus. Mais l’expression est fort juste « tanné ». J’entends déjà des réponses à votre article: JSUS TANNÉ DES CHIALEUX. etc etc.
Bonne journée.
Au fait je suis tanné du froid….HAHA!!

Le troisième lien et la fixation de la CAQ pour les autoroutes » Eh oui! Les québecois de Québec sont aussi accroc aux autoroutes que les Montréalais ! Je suis allé à Montréal dernièrement et ce que j, ai vu est essentiellement le contraire de ce que condamne les environnementalistes ( Pont Samuel de Champlain ) et les autres centaines de ponts dans le Montréal métropolitain, les milliers de cônes oranges sur les autoroutes et rues, les travaux sur l’échangeur etc…) Sans compter la rénovation du tunnel Louis Hypolhite-Lafontaine, l’ autoroute 10 et autres ! Donc je suis tanné d’ entendre les mourialais chialés contre le troisième lien; alors qu’ on a dans la grande région métropolitaine de Québec 2 ponts dont l’ un est en déssuétude physique avancé et est situé côte à côte avec l’ autre !!!! On pourrait parler d’ un deuxième lien et ça serait plus juste!

Bref les citoyens à l’ est, au nord et les habitants de Québec n’ exagèrent pas du tout que de demander un autre lien ‘ deuxième » pour arrimer toute cette circulation n’est-ce pas? Les pro -environnements ne sont pas crédible et surtout pas réalistes de vouloir interdire les routes quand la plupart d’ entre eux en ont à profusion dans leur patelins! Si c’ est bon pour pitou ; c’ est bon pour minou !

PITOU (région métropolitaine de Montréal) compte plus de 4 millions de citoyens alors que MINOU (région métropolitaine de Québec) n’en compte que 800,000. La seule façon de construire un troisième lien (ou deuxième et demi) est de le faire à l’Est de l’agglomération en passant en dessous de la sacro-sainte Ile d’Orléans.

Les deux problèmes qui se posent sont la distance et profondeur du tunnel est 6 fois plus long par l’Ile d’Orléans sans compter la partie souterraine de l’Ile ainsi que le type de rock (en stratte) qui compose le sous terrain de la région de Québec qui exigera qu’il soit beaucoup plus profond.

Au surplus « j’veux traverser avec mon « char » ne fait qu’empoisonner la circulation déjà invivable à Québec depuis près de deux décennies. Puisque un troisième lien implique nécessairement un étalement urbain hors mesure causé par une surface en « tourbière » que compose plusieurs kilomètres carrés à Lévis, les citoyens devront demeurer hors Lévis à des distances qui augmenteront la consommation d’essence.

Un projet de cet envergure impliquera un « payage » pour en réduire les coûts de construction et d’entretien.

Si les citoyens du Québec n’ont toujours pas compris qu’en 2018, « mon char, mon c.. pi la partie d’OK d’hier souére » c’est terminé

Durant la prochaine décennie nous verrons de plus en plus de ponts payants puisque le Québec est au bout du rouleau avec une dette frolant le suicide économique.

Le projet actuel du tranway vient compliquer les choses puisqu’il ne devrait pas remplacer des autobus qui arrêtent à chaque borne fontaine. Vous imaginez un tramway au beau milieu du boulevard René Lévesque avec deux bandes de six pieds de largeur de gazon ainsi que deux voies dédiés au tramway.

Y a t’il quelqu’un qui peux m’expliquer où les automobiles pourront circuler si ne n’est que sur une travée dans un sens et un autre dans l’autre sens. Vous imaginez maintenant le parcours sur le tracé de la première avenue (artère principale vers le nord de la ville). Allo, la terre à Labaume, la terre à Labaume… il n’y a pas de réponse, bref …!

@ Wentworth, eh oui! Québec est rendu là ou Montréal était au début des années 60 ! La nouvelle construction du pont de l’ Île d’ Orléans , l’ enfouissement de la ligne d’ hydro de 750K et le transport d’une rive à l’ autre font parti du défi envisagé pour le futur ! Pour ce qui est de l’étalement urbain, on n’ a qu’ à prendre exemple sur la région de Montréal avec Laval, Terrebonne, Mascouche,Boisbriand, Rosemère, Blainville, Longueuil, Brossard ect,ect… Repentigny, Lanaudière ect… Ouf ! Je sais que j’ en oublie beaucoup mais que voulez-vous comme disait Chrétien c’ est le développement économique qui amène de nouveaux habitants !!!! Donc la solution a été une ligne de métro qui ne suffit plus mais avant ça été les ponts , les autoroutes les tunnels ect….

Nous à Québec pour faire plaisir aux environnementaleux , il faudrait se promener non pas en « char » mais en autobus ou en tramway parce que c’ est l’ hystérie dans la métropole des chars!! Les automobiles sont encore là pour très longtemps et ce n’ est pas demain la vieille qu’ on va cesser de construire et d’ améliorer les routes ! Les paysans hors de la métropole sont cartésien et pour eux le trans port en voiture est encore le plus efficace à moins qu’ on nous démontre le contraire!!

Comme la question qui a été posée par QS en chambre à Bonardel récemment, « Nommez-moi un seul (UN!!!) spécialiste qui s’est officiellement prononcé pour le troisième lien. UN SEUL!!! »

On attend toujours la réponse du ministre en question…

En passant, le pont Samuel de Champlain n’est pas un nouveau pont à Montréal mais il remplace un pont existant. Il n’y a ici aucun ajout.

Pour le reste, Montréal, la MÉTROPOLE du Québec où vit 50% de la population a été négligée par les différents paliers de gouvernements dans le passé (il n’y en avait que pour Québec!) et ces incuries ont fait en sorte qu’il y a un grand rattrapage à faire et que oui, il y a des cônes oranges mais une fois ces travaux terminés, cette métropole aura des allures de modèle pour toutes les villes nord-américaines dont tous les Québécois seront fiers.

Entretemps, elle attire de plus en plus de citoyens du monde qui viennent s’y établir avec leur famille.

Il faut croire que la société de consommation n’a pas remplie ses promesses de bonheur. Il est peut-être temps d’essayer autre chose.

Le bonheur est une question très individuelle et change selon l’expérience et l’âge des gens.

Ce qui vous rendait heureux à 15 ans ne vous rendra pas nécessairement heureux à 60 ans et ce qui ME rend heureux ne VOUS rendra pas nécessairement heureux personnellement.

Il est temps que la société comprenne que la colère gronde dans la population. Tous les revenus échappant aux taxes et impôts par le biais des abris fiscaux doivent être payés par cette population. Le documentaire « L’enfer des paradis fiscaux « a pour effet de démonter que la société s’en va en droite ligne vers la révolte au m¨me titre que la France.

De fait, comme vous dites, « un grand média » pourrait bien un jour y aller d’une une n’ayant en tout et pour tout en ‘titre’ que « Catherine Dorion ». Tout y étant, tout y serait. Et pour cause…

C’est qu’il arrive, de fait (bis), que la madame solidaire fasse de fait (re-bis) tout rentrer = tout inclure dans la culture. Incluant, donc, l’économie même, i.e. la philosophie présidant à la ou à une conception de celle-ci, qui ressortirait ultimement à la culture. Pas bête. On sait que Paparizeau, économiste et homme de culture, attribuait l’outstandingness étatsunienne à leur culture.

Comme ça tombe bien! Quoi? Que CDdT, al. CaDo, voie tant de culture en l’être, en société, en économie, en politique, en tout, partout. Pourquoi? Bien, n’étions-nous pas jusqu’à l’ère Dorion un peuple, une nation, une population «sans culture»? Et de un.

Reste à savoir, maintenant, si ç’aurait évolué d’l’aut’ côté. C’est-à-dire? C’est-à-dire, côté «opinion». Car, paraît-il, il n’y a pas si longtemps encore, les Canadiens-français étant dépourvus d’opinions, n’auraient (eu/manifesté) que des émotions. Faudrait, donc, que soient épluchées soigneusement la trâlée d’«opinions» (?) s’étant succédé à cadence aussi fulgurante qu’olympique au sujet de CaDo (al. CDdT) dans « un grand média », pour discerner s’il s’agissait bien là d’opinions véritables ou seulement d’émotions; s’il s’agissait d’analyses ou d’un matériel pour lequel leurs auteurs requerraient (psych)analyse – (on n’a plus doc Laurin).

Ben, c’est que, voyez-vous, il semble que certaines de ces «productions» (d’opinion, d’analyse ou autre) nous feraient ou nous auraient fait faire un immensissime grand pas en avant. Au point qu’on pourrait considérer avoir vaincu, déjà, avoir jugulé la menace climatique, en se propulsant au XXIVe siècle. D’un coup! Comme ça. Merveilleux, c’est pas rien, n’est-ce pas?

Comment? Bien, paraît qu’on serait maintenant, déjà, « 1700 ans » après l’avènement du Coran, d’après une sommité en la matière de cette large cohorte de grands connaisseurs en matières religieuses d’«un grand média» s’étant exprimés sur la chose. Voilà comment se retrouve-t-on, aujourd’hui, comme par magie, déjà au XXIVe siècle (ap. le p’tit Jésus va sans dire).

CaDo, al. CDdT, dit que se taire, pour elle, serait lâche. Et si c’était le contraire? Qu’a fait, en effet, le p’tit Jésus devenu grand? Il se l’est fermée. Jusqu’à en mourir. Et, paraît que c’est ainsi qu’on aurait — (toutes/tous) — été «sauvés». Fallait l’faire, hein? Qui l’eût cru? T K, on en parle encore. On ne veut pas en décrocher; on fête encore (à) Noël; et on ne veut pas l’décrocher non plus à l’ANQ. Il tient parce qu’on y tient. P’t’être est-ce ça être chrétien? Quoi qu’il en soit, nonobstant la madame de Rimouski appréhendant qu’«ils» nous «effacent», arrive parfois dans la vie que ce soit le mieux qu’on ait à faire – s’effacer, se taire, s’abstraire, se soustraire; mieux valant qu’on se terre parfois, qu’on s’enterre presque, de manière à ne pas (risquer de) tout foutre par terre. A fortiori en cette ère de rézoososo, de médiasoso ou autres zérososo, où surabonde la cacophonie; ne rien faire, faire silence, se retirer s’avèrent probablement ce qu’il y a de mieux à faire.