5 innovations qui vont changer nos transports
SociétéLes 25 innovations qui vont changer nos vies

5 innovations qui vont changer nos transports

Sur terre comme dans les airs, la technologie des transports avance au rythme d’un TGV.

DE NOTRE PARTENAIRE

1. Une voiture qui carbure à l’oxygène

Dans la course à la batterie parfaite (compacte, légère et vite rechargeable), des laboratoires aux États-Unis, en Europe et au Québec expérimentent un nouveau type de batterie qui s’alimente à l’air ambiant. C’est l’oxygène de l’air qui active la réaction électrochimique produisant l’électricité. Cette batterie « lithium-air » réglerait deux problèmes : celui de la faible autonomie et celui du volume des batteries, qui encombrent les coffres. Sa conception tarde entre autres parce que la batterie lithium-air résiste encore mal à la corrosion.

2. La fin (enfin !) des embouteillages

Le cauchemar des embouteillages ne sera bientôt plus qu’un mauvais rêve. Grâce à la communication de véhicule à véhicule (V2V, adoptée pour l’instant par Cadillac et sous peu par Volkswagen), votre auto connectée sera en mesure de « parler » aux autres véhicules pour vous recommander un trajet optimal. Déjà, la technologie V2X permet à bien des modèles de « communiquer » avec les infrastructures, les feux de circulation, par exemple. Des régulateurs de vitesse adaptatifs (RVA) peuvent aussi déjà maintenir une distance constante, parfois très réduite, entre les voitures. Il suffit que seulement 25 % d’entre elles soient équipées d’un RVA pour diminuer les embouteillages et le temps de déplacement de 37%, rapporte le New York Times.

La technologie V2X permet aux véhicules de communiquer avec les infrastructures (Photo : iStockPhoto).

3. Le train autonome

Le Centre aérospatial allemand, à Cologne, élabore un concept de train de marchandises de prochaine génération, qui pourrait être sur les rails bientôt. Les wagons, équipés de batteries et de charriots électriques, seront en mesure de s’aiguiller tout seuls pour s’assembler derrière leur locomotive sans intervention humaine. Et ce train roulera à 400 km/h, à la vitesse d’un TGV. À l’arrivée, les wagons iront se placer dans la bonne zone de transbordement. L’idée est non seulement de rendre le transport de marchandises plus rapide entre le point A et le point B, mais de gagner du temps dans la gare de triage. Le simple fait de ne plus avoir à coupler et découpler les wagons un à un réduirait les frais de transport de 30 % à 40 %. Petit train va loin — et vite.

4. Les taxis volants

L’automatisation des transports aériens est déjà en marche. Bientôt, des taxis-drones, sans pilote, transporteront un passager directement depuis le toit d’un gratte-ciel jusqu’à l’aéroport. En tête de la course : l’entreprise chinoise Ehang, avec son modèle 184. Cela dit, le Volocopter de Daimler et le Vahana d’Airbus ne sont pas trop loin derrière. Audi, en partenariat avec Airbus, travaille sur un concept différent : une voiture qu’un drone peut saisir par la toiture. Une autre entreprise française, SeaBubbles, expérimente à Paris des bateaux-taxis volants. Équipée d’une petite aile sous la coque, l’embarcation électrique se soulève dès qu’elle se met en mouvement et plane au-dessus de l’eau. La Bubble peut ainsi se déplacer d’un bout à l’autre de la Seine en moins de temps qu’il en faut pour dire « métro ».

Le Volocopter de Daimler (Photo : Daimler)

5. On y va… en valise !

Après la valise à roulettes, voici qu’arrive la « valise à moteur », qui vous transporte, vous et vos effets personnels, d’un bout à l’autre de l’aéroport. Plus besoin de courir d’un terminal à l’autre pour attraper sa correspondance : on s’assoit sur la valise, et zou ! De la taille d’un bagage à main et pesant neuf kilos à vide, la valise Modobag est munie d’un petit volant repliable, d’un appuie-pieds, d’un moteur électrique et d’une batterie qui vous donne 10 km d’autonomie à 11 km/h. Et si l’avion est retardé, votre valise vous servira de chargeur pour l’ordinateur et le cellulaire. Le seul bémol, c’est le prix : 1 500 dollars américains.